Blackberry Smoke: « Holding All The Roses »

Dans le rock and roll américain, il est des styles qui ne meurent pas réellement. Ils restent en filigrane dans cet imaginaire lié à l’étendue du pays et ils ressurgissent parfois de manière plus appuyée ou locale. Le « classic rock » et une de ses manifestations, le « southern rock », en font partie et dans le cas des Géorgiens de Blackberry Smoke, il est plus qu’un effet de mode transitoire.

Holding All The Roses est leur quatrième album et, en cette occasion, il présente un panorama assez complet des nuances qu’on peut apporter audit style. Brendan O’ Brien (Aerosmith, Neil Young, Bruce Springsteen) est aux manettes et il semble le parfait interlocuteur pour mettre en valeur cette alternance de climats.

« Let Me Help You (Find The Door ») est un mélange habile de percussions et de guitares créant une atmosphère festive et texturée tout comme « Too High » un titre country old-school attractif dans sa manière de créer de la bonne humeur. « Rock and Roll Again » parle de lui-même mais c’est surtout dans ses variantes plus mesurées que le disque prendra une autre saveur, plus délicate, bienvenue.

Un court instrumental acoustiquue , «  Randolph County Farewell », laissera la place à « Payback’s A Bitch » et « Living in the Song » ou « Woman in the Moon » montreront que le combo est capable de faire preuve de finesse.

Blackberry Smoke sont capables d’écrire de vraies chansons, ce qui est déjà une façon de se distinguer, et de faire preuve d’humour tout sudiste qu’il soit. «  Wish In One Hand » en est l’exemple parfait par sa mélodie et ses textes pleins d’esprit et remplis d’expressions du cru (« wish in one hand, shit in the other and see which one fills up first ». Il saura nous faire réfléchir tout en nous amusant par ses commentaires astucieuxsur le fait de ne pas regarder en arrière et d’avoir des souhaits qu’on sait irréalisables ; quitte à s’encombrer de clichés autant que ceux-ci soient sur un registre flagorneur, c’est un excellent moyen de remettre au goût du jour un genre qui ne l’était plus.

***1/2

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