Diana Krall: « Wallpaper »

Diana Krall fait partie de cette génération de chanteuses pianistes jazz/pop à la voix chaude, oeuvrant dans un registre sophistiqué et stylé qu’on considère de bon ton et « adult oriented ». Son jeu instrumental est classieux et feutré et ce nouvel opus, composé d’une réinterprétations de ballades pop des années 60 et 70, ne fera qu’accentuer ce goût pour un certain répertoire d’autant qu’elle s’est adjoint la production de David Foster connu pour ses arrangements surchargées et kitsch.

Hormis un inédit de Paul McCartney, il sera facile de reconnaître la plupart des reprises qui restent des standards. The Eagles (« Desperado », « I Can’t Tell You Why ») sont de la partie tout comme Elton John (« Sorry Seems To Be The Hardest Word »), 10cc et leur « I’m Not in Love ») ou « Don’t Dream it’s Over » de Crowded House.

Il serait difficile de gâcher ces ballades et Krall a le mérite de dénicher une valse country obscure de Dylan et de reprendre Randy Newman (ou plutôt la version que fait Linda Rondstadt de « Feels Like Home »). Les deux s’insèrent parfaitement dans cette opulence à l’inverse de « California Dreaming » des Mamas & Papas et du « Superstar » de Leon Russell qui pêchent par la pauvreté évocatrice dans la voix de Krall.

Wallpaper porte bien son nom ; il fera office d’arrière fond sonore à la cible qui est celle de Krall. On regrettera une non prise de risque qui se serait traduite par une occasion de faire connaître des trésors enfouis ou de donner aux classique repris une nouvelle signification.

**1/2

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