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Erase Errata: « Lost Weekend »

Ce trio féminin punk originaire de San Francisco est de retour après un hiatus de 10 ans. Le changement ? Oui, pour le meilleur comme pout le pire. Débuter Lost Weekend par un titre comme « The History of Hanclaps » est assez osé dans la mesure il n’est pas instantané et qu’il ne suscite pas attention instantanément.

En effet si assaut il y a, il est mené à la batterie et si mélodie de guitare se fait entendre elle ne cesse de multiplier les grooves. Les vocaux se mêlent comme pour ajouter un instrument de plus et les textes ne semblent pas non plus chose à laquelle se raccrocher. Habilement le groupe glisse quelques claquements de mains et l’effet voulu n’est certainement pas de vous chatouiller à la surface de la peau mais de vous engloutir.

Cet « opener » place la barre très haut et la titre suivant, par contraste, semble se traîner. De « In Death I Suffer » on retiendra donc la notion de souffrance pour embrayer sur « My Life In Sgadows » et « Scattered Dreams » qui, chacun à sa manière, reprend la dynamique du morceau intial, le premier par un climat onirique et répétitif et le deuxième en cultivant le choc que peut apporter une guitare punk acérée.

Après une absence de dix ans, Erase Errata nous montre une facette plus mature ce qui est presque logique. La frénésie de Nightlife et l’étrangeté de Other Animals ont été supplantées par deux efforts presque opposés : le premier a trait à une volonté de se montrer plus nuancé, l’autre à un désir de se frotter à de l’expérimentation. Comme dit plus haut, cette transformation donne droit à du bon et du moins bon ; reste à savoir sui cette direction post-punk sera suivie, d’effet déjà, et par des fans qui seront vraisemblablement déroutés parce qu’ils entendront.

**1/2

23 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Amen Dunes: « Cowboy Worship »

À la suite d’un excellent Love, Damon McMahon, Amen Dunes de son pseudo, sort aujourd’hui spn « companion, Cowboy Worship. Il s’agit de morceaux qui n’ont pu figurer sur Love car ils sont d’une nature plus introspective que les effets cinématographiques de ses chansons sœurs.

C’est un disque plutôt court mais assez intéressant car il montre un peu mieux le côté lo-fi de McMahon mais qu’il jette aussi une lueur intrigante sur la manière dont un disque peut être créé. Chaque composition est, en effet, indépendante de ce qui issu de son album frère mais fait preuve également d’un véritable empressement à réaliser une œuvre dont le flot serait étale.

Aussi, bien que rien ici ne pourrait figuer dans Love, Cowboy Worship mérite d’être inclus dans le canon qui préside à ce que fait McMahon. « I Know Myself – Montreal » est presque squelettique dans la façon dont il se construit jusqu’à ce qu’un long cor renverse le morceau. « Song to the Siren », une reprise de la reprise qu’a fait This Mortal Coil du classique de Tim Buckley, est tout simplement explosive dans la façon dont elle déploie sa chaleur et ce sentiment qu’elle nous convie à entrer en elle et d’y être bienvenus. Nous avons ici une très belle démonstration du processus qui nous mène à la créativité à partir d’une titre archi connu.

« I Can Dig It – China Street Blues » doit une large dette à la bubblegum pop des années 60, mais une pop qui serait dépouillée de toute impétuosité dans la façon dont elle est délivrée en se construisant autour d’une sorte de drone semblable à un wall of sound façon Spector, mais un mur qui srait sérieusement clame et étouffé.

C’est ce sens de l’expérimentation qui rend la musique de Amen Dunes si captivante. Elle ne s’élève jamais à un volume trop fort mais génère un malaise qui n’a pas besoin de décibels pour vous faire plonger dans son univers. Il suffira d’écouter l’ouverture terrifiante de « Green Eyes » pour vouloir approcher son oreille des hauts-parleurs ; comme la plupart des morceaux ic c’est un titre hypnotique et il sert de rappel opportun pour nous faire prendre conscience que rien n’est jamais certain dans le monde de McMahon.

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23 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

The Sidekicks: « Runners in the Nerved World »

Voilà un groupe qui, bien qu’originaire de Cleveland aux États-Unis, devrait plaire aux Britanniques qui sont toujours à la recherche d’un bon petit combo indie pop-rock. Runners in the Nerved World est le parfait exemple de ce type d’albums (keur quatrième et le premier chez Epitaph)avec le scintillement qu’il dessine sous sa vibe rude et insousciante qui semble être l’apanage de milliers d’ensembles outre-Manche. Cette particularité loin d’être un atout est plutôt un handicap car qu’est-ce qui permettrait aux Sidekicks d’être remarqués si ce n’est un petit pionnier et aventureux qu’ils ne possèdent pas ?

La première écoute délivre en effet une impression solide, celle du déjà vu et celle-ci sera en grande artie correcte. Le groupe manque d’individualités et sonne comme un amalgame mal agencé de plusieurs autres combos indie. On ne sera donc pas étonné de la monotonie de l’album hormis quelques plages qui rattrapent le tout ; « Deer » par exemple, une très belle composition où sensibilté se fait jour autant dans les textes que dans la mélodie ou « Hell Is Warm » un autre de ces morceaux qui pourrait, avec le bon étalage, passer en boucle sur les radios pop-rock.

Il est évident que The Sidekicks possèdent tous les ingrédients pour bien faire, mais Runners in the Nerved World a sans doute été conçu à partir d’une recette inaltérable pour eux sans qu’ils éprouvent le besoin d’y apporter une once d’autre arôme. Si on écoute le disque pour ce qu’il est, on passera sans doute un moment agréable, servi qu’il sera par une bonne petite musique de fond.

**

23 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Night Terrors of 1927: « Everything’s Coming Up Roses »

Bien des choses se sont faites avant Everything’s Coming Up Roses le premier album de Night Terrors of 1927, groupe composé d’anciens de Rilo Kiley et de The Honorary Title. Deux EPs et des tournées constantes ce qui leur a permis de se bâtir une audience et de pas se sentir pressés d’en faire trop trop vite.

La moitié des titres du disques figuraient déjà sur les EPs ce qui est une dernière manière de nous les rendre familiers. Ouvrant avec « Dust And Bones », la plage principale du Guitty Pleas de 2013, ce hoix donne la température de ce qui vous être proposé ainsi que tout ce qu’il faut pour satisfaire les fans. Si on s’attendait à de la chamber pop façon Blake Sennett de The Elected ou de touches alt-country à la Honorary Title, on ne pourra qu’être surpris car, au lieu de s’appuyer sur leurs forces, Sennett et Gorbels nous offrent des chansons d’amour épiques et de la pop dansante conçue pour remplir les grands stades ou pour organiser une « party ».

La qualité des compositions est assez étale ce qui ne permet pas réellement d’en choisir une au dépend des autres. « Shine » est peut-être moins alambiquée que certaines et « When You Were Mine » avec Tegan & Sara suscitera aussi un intérêt distinct.

On notera également l’influence que semblent avoir eue The Killers avec leurs grosses percussions, leurs synthés et leur harmonies et l’ensemble est réussi tant que le tempo reste contrôlé et permet à Gorbel de nous faire savourer son chant. Les « back up singers » vont également contribuer à ce son plein apportant texture et profondeur et permettant aux vocaux de passer du doux-amer à la béatitude sucrée.

Vu le pedigree de ses auteurs, Everything’s Coming Up Roses n’est pas un album essentiel ; il permet néanmoins d’imaginer le potentiel qu’a Night Terrors of 1927.

**1/2

23 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

« Les Murs de l’Atlantique »: Interview de The Great Divide.

The Great Divide est le nouvel opus de Twin Atlantic. On retrouve le combo écossais toujours aussi investi dans une musique parfois emphatique, parfois plus tamisée. Celle-ci sert de support à des textes articulés et parfois engagés. On retiendra son côté épique et déclamatoire mais aussi des passages qui mettent en avant sa sensibilité. Craig Kneale, leur batteur, revient sur ce qui a présidé à la conception du disque que ce soit musicalement et au niveau des problématiques abordées.

Beaucoup d’années se sont écoulées pour Twin Atlantic avant cet opus, quels en ont été les moments forts ?

C’est difficile à dire car, quand vous faites partie d’un groupe, tout est excitant. Avoir du succès après avoir composé un morceau l’est tout autant que jouer en public. Je crois que le moment le plus fort s’est produit quand on a braiment commencé à percer au Royaune-Uni et qu’on a pu jouer devant des audiences de plus de 2000 personnes partout où nous allions. On a toujours eu des hautes aspirations à nos débuts et le fairt qu’elle se réalisent est un ou miracle.

Comment votre son et votre approche ont-ils changé depuis ces débuts précisément ?

Je crois que, ensemble, on se sent plus à l’aise quant à l’écriture au fil des années et surtout beaucoup moins préoccupés par nos propres parties musicales. On est toujours un groupe de rock mais on essaie de composer des titres auxquels les gens peuvent se rattacher de manière plus profonde que le fait de simplement jouer fort et de multiplier les climats dans une seule chanson. On a noté qu’il était plus difficile de composer un titre simple capable de capturer votre attention pendant trois minutes.

Vous avez tourné pour l’album Free pendant plus de 3 ans. Qu’avez-vous tiré de cette expérience ?

Je crois que ça a fait de nous des meilleurs musiciens et nous a permis d’être plus en confiance sur scène. Aujourd’hui nous savons comment préparer un show qui restera dans la mémoire du public quand il en sortira. Je crois que ça nous a beaucoup plus soudés car il y avait des périodes où nous étions en Amérique pendant 3 mois et jouions dans des endroits plutôt durs. Le fait d’y être parvenus en tant qu’équipe nous a fait nous dire que rien ne pouvait nous freiner.

Un remix de votre chanson « Free » a été reprise pour la saut dans l’espace de Felix Baumgartner ; comment l’avez-vous apprécié ?

C‘était vraiment cool. On nous a demandé si il pouvait être utilisé pour une expérience de saut en chute libre 6 mois avant. On n’avait pas réalisé que ça allait être un évènement culturel de cette ampleur. Quelque part on est fier d’avoir participé à quelque chose qui a permis de pousser les limites humaines plus loin.

Le disque démarre sur une profession de foi assez audacieuse : « La jeunesse d’aujourd’hui a perdu sa voix ». Que vouliez-vous signifier ?

Je ne sais pas exactement ce que Sam (McTrusty, guitares et vocaux) souhaitait dire mais je pense que pour lui, de nos jours, plus personne ne dit quelque chose qui soit important. Ça ne concerne pas uniquement la musique, c’est pareil en matière de rébellion, de passion. Tout cela a disparu de notre société ; tout le monde se soucie de ne pas avoir l’air trop différent aussi je pense que ceux qui disposent d’une plateforme pour s’exprimer devraient le faire et ne pas jouer la sécurité et ne rien remettre en cause.

Ce pourrait-être une déclaration d’intention sous-entendant que, peut-être, vous détenez certaines réponses et qu’elle figurent dans l’album.

Je ne sais vraiment pas. On essaie toujours de mettre de la passion dans notre musique ; il y en a tellement autour de nous qui est terne et ne signifie rien pour nous. Notre but est qu’on ait une opinion forte de ce que nous faisons. Il y a des tas de gens qui n’aimerons pas mais je préfère cela à n’enregistrer aucune réaction de la part de quelqu’un. Au moins on leur aura fait ressentir quelque chose

Vous avez enregistré Great Divide avec Gil Norton au Pays de Galles avant de réaliser que le disque avait besoin d’un petit plus. Aussi vous vous êtes rendu à Los Angeles pour travailler avec Jacknife Lee. Qu’est-ce qui n’allait pas dans les sessions avec Gil et quel a été l’apport de Lee ?

Il n’y avait rien qui clochait avec Gil. On a enregistré dans une ferme au milieu de nulle part pendant trois mois. Je crois que ça été une trop longue période à l’écart de toute civilisation si vous voulez réaliser quelque chose qui parle aux gens. Une fois terminé, on a décidé de travailler avec quelqu’un de complètement différent sur quelques titres de manière à être absolument sûrs qu’on était au point. Ce que Jacknife a ajouté est une façon de travailler complètement différente de celle de Gil. Il est venu nous a remis les idfes en place quant à ce qu’on voulait faire pour que l’album soit une œuvre à part entière.

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Quand on regarde la pochette, le mot « moderne » vient instantanément à l’esprit. Quelle est la signification des drapeaux ?

Ils peuvent avoir des tas de significations. Il y en a un pour chacun des membres du groupe et qui montre nos propres personnalités. On a écrti le disque en Écosse et au Canada et il a été enregistré au Pays de Galles et aux USA aussi il y a une autre référence au fait que ce processus nous a menés dans pas mal d’endroits avant d’être achevé. Les drapeaux représentent une grande partie de l’identité d’un pays aussi ils donnent ici une identité solide à Great Divide.

N’y-a-t-il quelque chose de martial dans votre musique et diriez-vous également un côté militant ?

Je ne pense pas. Il y a beaucoup de passion, certes mais nous avons toujours tenu à ne pas faire part de nos opinions aux autres. Certains artistes le font très bien mais, pour l’instant, ça ne nous semble pas une zone de confort. On a des idées très fortes sur des tas de problèmes mais on les garde pour nous et laissons ceux qui nous écoute se déterminer par eux-mêmes.

1Cherchez-vous à établir une cohérence entre vos visuels, votre projet dans son ensemble, en particulier les « singles » 

Je le crois, oui. On essaie d’utiliser les drapeaux autant que possible pour souligner l’importance que nous leur donnons. On les utilise durant nos concerts depuis l’année dernière, des drapeaux individuels ont fait la couverture de nos « singles » et ils ont tous été utilisés pour nos vidéos. UN srapeau véhicule une image très forte, il aurait été idiot de ne pas l’utiliser.

Vos vidéos sont très impactantes ; jusqu’à quel point intervenez-vous dans leurs élaborations ?i

Pas beaucoup en fait. En général on reçoit les réalisateurs nous envoient les scénarios et nous choisissons celui que nous préférons. On a eu la chance de pouvoir travailler avec des types très doués qui faisaient un travail en une seule prise.

Vous considérez-vous encore comme un groupe local ?

Oui et non. Au début on a bâti une base de fans en Écosse beaucoup plus vite que dans le reste du Royaune-Uni. L’accent de Sam lui a permis d’établir une connexion directe avec les gens. Aujourd’hu, même si cela a pris plus de temps, on s’est aperçu qu’on générait la même passion en Angleterre, en Irlande et au Pays de Galles. On a même désormais une base de fan solide en Europe continentale.

L’accent écossais est mis en évidence dans vos compositions à l’inverse d’autres groupes qui en viennent. Avez-vous subi des pressions pour le cacher ?

Il est certain que beaucoup de gens nous ont conseillés de nous en débarrasser et d’adopetr un accent plus neutre quand il s’agissait de signer pour un label. Ça nous semblait ridicule, même si cela signifiait un obstacle pour avoir du succès. On aurait eu l’impression d’être des menteurs. Si on avait échoué en raison de l’accent écossais de notre chanteur, on l’aurait accepté mais au moins on serait restés en accord avec nous-mêmes.

À propos dune interprétation, n’y a-t-il pas le thème de dualité dans cet album avec « twin » associé à « divide » et n’est-ce pas en relation avec le référendum pour l’indépendance en Écosse ?

Je ne l’avais pas remarqué jusqu’à cette question mais c’est très vrai ! Il y a eu des tas de choses, plus ou moins segmentées, qui se sont produites quand il a fallu réaliser cet album. La façon parcellaire dont on composait suivant les pays, les doutes que nous avions et bien d’autres points qu’il a fallu extirper de nous. The Great Divide est un titre qui se réfère aussi à cela. Quant à l’Indépendance, je crois que c’est une pure coïncidence mais on s’est aperçu diu lien au moment de sa sortie très proche du jour où on devait voter.

Vous avez souvent été comparés à Biffy Clyro : est-ce un compliment pour vous ?

Tout à fait. Pendant un moment c’était un peu ennuyeux car on nous en parlait tout le temps et on avait l’impression que c’était la seule chose qui intéressait ceux qui nous interviewaient. On ne voulait pas rester dans leur ombre mais on doit admettre que ce qu’ils ont fait pour la musique écossaise est exceptionnel ; après tout c’est un des tout premiers groupes au Royaume-Uni.

 Il paraît que vous choisissez vous-même vos « support acts »…

Oui, on a de la chance quand on a l’occasion de le faire. Notre agent et notre manager nous y aide en nous suggérant d’écouter quelques groupes qu’on ne connaît pas ou qui seraient bons pour ouvrir pour nous. Quand on a débuté on avait peur de prendre des trop bons groupes car notre show aurait pu en souffrir. Mais on a remarqué que si on choisit des groupes qu’on aime et dont on pense qu’ils passeront bien avec l’audience, cela rendra le concert encore meilleur. Et en plus ça nous pousse à nous surpasser.

Est-ce cette approche qui vous a amené à signer pour Red Bull ?

C’est difficile à dire car on a toujours été chez des labels indépendants. Red Bull nous donne toute la liberté qu’on demande et j’imagine que ça nous a doté d’une point de vue plus vaste sur la musique.

23 janvier 2015 Posted by | Conversations | Laisser un commentaire

Alex Calder: « Strange Dreams »

Alex Calder est souvent présenté comme un ancien collaborateur de Mac DeMarco c’est une façon douteuse d’introduire ce singer-sonwriter avec qui DeMarco fit ses armes sure Makeout Videotape/

Cela place Calder, injustement, dans l’ombre de DeMarco et, en outre, il serait difficile d’établir un parallèle entre la nature extravertie et farceuse de ce dernier et la présence feutrée mais intense de Calder.

Ce dernier a passé beaucoup de temps à developper un matériel lo-fi et psyche-pop, une sorte de guitar rock fait de collages et d’expérimentations rock-pop. Strange Dreams est un album d’un autre monde, un endroit où Calder tripote minutieusement les sons d’une manière qui fait penser à celle d’un microscope dont le point se dérèglerait dès que l’image est nette.

Les riffs de guitare foisonnent de pédales wah wah, les synthés passent d’une modulation à l’autre et les vocaux détendus se coalise à des mélodies étranges mais avenantes interrompus par des tonalités aiguës de six cordes.

Derrière ces vocaux distants et désinvoltes on trouve pourtant une certaine virulence qui se révèle plus plus souvent par un songwriting sardonique et un phrasé qui prend des tons qui seraient autant d’annonces de mauvais augures. « Out of My Head » en est un exemple avec sa diction plate et déroutante dans laquelle le chanteur s’exclame : « Je veux sortir de la tête » et le « closer » « Someone » sera emprunt de désir et de regret mélancoliques illustrés par des sons de surf sous-marins comme noyés.

L’imagination de Calder est riche et il y apporte des textures qui brillent doucement et vibrent avec une intensité qui dément parfois les climats moroses. On sent un artiste encore suffisamment optimiste qui attend d’être apprécié ; que cela puisse revêtir une certaine importance pour lui fait de Starnge Dreams une plateforme idéale pour qu’il y parvienne.

***1/2

 

23 janvier 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire