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BC Camplight: « How To Die In The North »

Qu’arriverait-il à quelqu’un à qui on aurait offert l’opportunité du siècle et si il était passé à côté ? C’est un peu ce qui s’est passé avec BC Camplight : près de huit ans après son dernier album ce chanteur américain basé à Manchester tente de tirer les leçons de ses erreurs et revient avec un nouvel opus : How To Die In The North.

Le disque démarre sur un mode « funky » avec un « You Should Have Gone To School » aux tonalités galactiques et aux « beats » accrocheurs dont on pourrait penser qu’ils allaient indiquer le climat de tout l’album, mais, au contraire, celui-ci va opérer un virage à 360° avec un « Love Isn’t Anybody’s Fault » qui nous offre un titre aux relents 60’s avec des mélodies orchestrées et des vocaux doucereux et angéliques visant à attirer l’attention de tout le monde et à légèrement introduire un des thèmes du disque.

« Just Because I Love You » est en effet un titre angélique à nouveau, se plaisant à décrire le sentiment amoureux avant que « Grim Cinema » ne débute de façon acoustique pour déboucher ensuite sur un « rocker » décrivant ce qu’on ressent à échouer très (trop?) vite et l’agitation qui s’ensuit.

« Good Morning Headache » poursuivra dans cette voie où colère et dépression sont conjuguées même si il commence doucement sur des vocaux suaves. Les textes insisteront rétrospectivement sur ce qu’on tire de ces épreuves tout comme sur l’amour évoqué aux premières plages.

Viendra ensuite le ton et le temps de la tranquillité avec un « Thieves In Antigua » très Beach Boys d’esprit et une ballade sereine et à la chaleur apaisante, « Atom Bomb ».

Pour presque compléter le tout, on aura droit, avec « Lay Me On The Floor », à un fredonnement aux influences exotiques (Africaines et Cubaines) avant que celles-ci ne se transforment en un rock psychédélique ponctué de « beats » électroniques et de vocaux répétitifs.

La conclusion viendra ensuite avec « Why Doesn’t Anybody Fall In Love » profession de foi qui résumera la thématique du disque et qui, musicalement, montrera la versatilité artistique de Camplight avec son ouverture au piano et des textes songeurs pétris d’espoir en un heureux déroulement à sa quête.

Le personnel, ici, se veut plus global mais représentatif de l’âme de l’artiste. Il nous emmène en un voyage futuriste et hypnotique vers la découverte de soi, étayé de ces divers genres musicaux qui parviennent à nous entraîner de manière convaincante sur ces montagnes russes qui sont le siège de toutes les émotions possibles. Ces sensations, personne ne peut se vanter pouvoir y échapper ; c’est en ce sens que l’on pourra dire que cet album est, non seulement instructif, mais également exemplaire et fédérateur.

***1/2

20 décembre 2014 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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