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Medicine: « Home Everywhere »

Durant un bref moment le Medicine de Brad Laner a semblé encapsuler les années 90 puisque d’abord signé chez Creation puis chez American Recordings du légendaire Rick Rubin. Son répertoire était shoegaze et dream pop et un des ses titres a même fait une apparition dans le film noir The Crow ayant pour vedette Elizabeth Fraser des Cocteau Twins.

Medicine s’est ensuite séparé puis regroupé à nouveau. Ses deux premiers albums (comme ceux de Tame Impala entre autres ont bénéficié d’une réédition et nous ont refait bénéficié de de ce rock aux mélodies tachetées et aux guitares en feedback en vogue au début du alt-rock des 90s.

Sur ce nouveau disque après 18 ans, le combo est désormais un trio avec Laner, Elizabeth Thompson et Jim Goodall et, après plusieurs concerts, il nous sort un Home Everywhere dans lequel la première impression est que le bruit qui définissait leur répertoire est toujours là, intact après deux décennies.Il n’est que d’écouter pour cela la manières dont les guitares prennent vie en rugissant sur « Move Along – Down The Road » pour s’en rendre compte.

Medicine, pourtant est également capable de laisser ce bruit tourbillonner légèrement et de le mouvoir aux franges de la pop à des instants inattendus. Le jubilant titre d’ouverture « The Reclaimed Girl » voit ses six cordes scintiller d’éclairs au milieu d’un piano avant de se répandre en white noise à son apogée.

De la même manière un titre lent et mené au piano comme « It’s All About Youé » va laisser le fuzz enter en déflagration pour permettre à la composition de passer à une vitesse supérieure alors que, quelque part, le drone un trombone est jeté dans le mix comme dans une fosse aux lions.

La chanson titre, une suite de onze minutes, verra la trie s’aventurer dans la musique la plus ambitieuse jamais commis. « Home Everywhere » contient des références à Big Star ainsi qu’à des cadences rythmiques brésiliennes en son ouverture avant que le hurlement d’un feedback et que des cloches n’envahissent le morceau avant que celui-ci ne retombe dans un chant choral léger fait de voix qui roucoulent. Surviennent alors des nouvelles rythmiques et des niveaux de fuzz jamais atteints faisant de « Home Everywhere » la composition emblématique d’un disque qui baigne dans un éther psychédélique.

Medicine peuvent être à des décennies de leurs débuts ; leur renaissance prouve qu’ils ne sont aujourd’hui atteint d’aucunes rides.

***1/2

2 décembre 2014 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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