The Inspiral Carpets: « Inspiral Carpets »

Il fut un temps, il y a 25 ans, ou le logo de Inspiral Carpets, une vache avec un œil infusé de psychedlia et le slogan « Cool As Fuck » se voyait partout sur les tee-shirts. Avec The Charlatans, ils représentaient la deuxième vague du « Madchest Movement » après The Happy Mondays et The Stone Roses. À l’inverse de ces derniers, la musique des Carpets n’est pas restée comme un des canons du rock diffusé encore à la radio.

C’est assez dommage car le son de The Inspiral Carpets abordait un autre registre que le « baggy sound » qui était celui de l’époque. Ils n’arboraient en aucune cas le pastiche avec leeurs vocaux qui semblaient venir d’un territoire où l’ecstasy régnait en maître mais ils étaient fortement imbriqué dans un son où l’orgue Hammond avait la part belle et nous balançait des compositions nourries par le fuzz de groupes garage des sixties comme ? and The Mysterians et pat des textes intelligents comme ceux de Jam.

Cette formule leur a donné 11 « singles » dans le Top 40 entre 90 et 95, quelques uns sont même des classiques, et une dette que leur doit Noel Gallagher qui s’est emparé de leur style en termes de composition.

Ce nouvel album depuis 20 ans les voit retrouver leur chanteur original, Stephen Holt, qui avait quitté le groupe avant que ne surviennent les premiers « hits ». C’est une collection de morceaux agréable qui ne disgrâce en aucun cas leur catalogue passé et qui, par moments, nous illumine de la douceur mélodique de leurs meilleurs titres. Certains adhèrent à l’éthique punk (celle des 60’s) : simple, punchy et construite pour un impact immédiat mais leufs meilleurs chansons sont celles qui sont les plus réfléchies. On notera « A to Z of my Heart », titre lent qui doit beaucoup aux Stranglers, un « Flying Like A Bird » aux harmonies luxuriantes, et les trois morceaux de conclusion, accrocheurs en diable : « Forever Here », fier et mag-istral, « Let You Down » et une composition épique de toute beauté « Human Shield », menée à la basse que n’aurait pas reniée le Velvet Underground.

Ne serait-ce que pour ces trois exemples, ce cinquième et tant attendu album des Carpets méritent d’être exploré.

***1/2

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