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The Pink Floyd: « The Endless River »

Il fait partie de la nature humaine d’avoir un objet de quête et, par conséquent, de vivre d’espoirs, de regrets, de pertes. Indubitablement un des groupes les plus gigantesques dans l’histoire de lu rock and roll fut le Pink Floyd chez qui cette thématique fut toujours présente et qui, semble-t-il, met fin à sa carrière après un long hiatus sous la forme d’un ultime album qui va l’exemplifier une dernière fois, The Endless River.

Confirmé par David Gilmour et le batteur Nick Mason, cet ultime opus pose un clap de fin avec, pour base, une vingtaine d’heures de matériel inédit. Ce disque est aussi un hommage à Richard Wright qui a apporté sa contribution avant de disparaître en 2008 comme, auparavant Syd Barrett et, en un certain sens, Roger Waters, parti en 1985.

Bâti sur des enregistrements effectués sur une période de 20 ans, The Endless River va donc être une commémoration d’un passé irrémédiablement perdu plutôt que la recherche de nouvelles aventures, chose qu’on aurait pu espérer.

On va donc retrouver quelques uns des procédés les plus reconnaissables du groupe éparpillés tout au long de l’écoute qu’on pourrait avoir. Notons, pour mémoire, la lead guitar de Gilmour toujours teinté de ces racines blues vectrices d’émotion, les percussions régulières de Mason et les claviers omniprésents de feu Richard Wright. Puisque c’est de ce dernier qu’il est question sa participation posthume ira de la composition de certaines mélodies (« It’s What We Do ») à l’interprétation de ce qui sonne comme une élégie à lui-même sur « Autumn 68 ».

Le jeu de guitare de Gimour n’a ni progressé ni régressé et on reste toujours dans ce climat où, son le balancement doux de certaines parties, se glissent mélancolie et amertume comme si deuil n’avait pas été encore fait de « Shine On You Crazy Diamond » ou « Brain Damage », bref si Wish You Were Here était encore d’actualité.

La majeure partie de Endless River consistera en instrumentaux ce qui ne fait que mettre encore plus en valeur la continuité instrumentale des trois musiciens. Néanmoins, parsemées qu’elles sont par des petites échappées de groove « ambient », les compositions ont du mal à s’en tenir à un fil conducteur malgré le sustain aérien auquel on est habitué chez Gimour. Il n’y aura que sur un « Allons-y » plus ardent que le Floyd y ira véritablement ce qui est bien peu dans la mesure où le « closer », et seul titre où figure des paroles, « Louder Than Words » s’apparentera plus à un chant du cygne qu’à une envolée triomphale. On y trouvera, pêle-mêle, des passages instrumentaux inconstants et des observations justes mais désabusées sur la carrière du groupe, un amalgame assez irréel d’émotions où le symbiotique le dispute au poignant.

Gilmoury chante « Let’s us go with the flow, wherever it goes, we’re more than alive » curieuse contradiction entre une volonté de lâcher prise et de demeurer pourtant en vie. On peut y voir un voeu pieux et, si c’est le cas, The Endless River aura atteint son objectif de faire du Flioyd autre chose qu’un vague souvenir et de donner justification au titre choisi par le groupe pour illuster son ultime album.

***1/2

21 novembre 2014 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Olivia Jean: « Bathtub Love Killings « 

Pour ceux qui ne connaissent pas Olivia Jean il est juste besoin de savoir qu’elle a été le leader des délicieusement déjantées Black Belles pour avoir un aperçu de la dame. Ajoutons qu’elle est signée sur le label de Jack White, Third Man Records, pour comprendre que notre brune féline a un goût certain et un talent encore plus sûr pour créer des hymnes excentirques et garage avec un son solidement ancré dans le rock de jadis.

Sur son premier album solo, Olivia écrit et interprète la plupart des titres, faisant de Bathtub Love Killings une belle petite démonstration de rock « DIY » (bricolé) en accord avec l’héritage de son label et surtout ne déparant pas son standard coloré.

Stylistiquement, le son de Olivia Jean rappelle une sorte de triangle amoureux où participeraient Patsy Cline, Nancy Sinatra et Siouxsie Sioux dans lequel elle ajouterait une touche « crooner » mélancolique. Produit par Jacck White le disque va s’ouvrir sur un « Mistakes » enlevé mais inquiétant avec ses beats faussement reggae et ses orgues en pâmoison le tout accentué par la phrasé sardonique de Jean. Bien qu’étrangement similaire à ce que dégagent The Black Belles il n’en perd pas pour autant son attrait.

Un même climat hanté se retrouvera sur un « Merry Widow » semblable à des épars avec son riff au piano et sa rythmique calyspo mettant en valeur la manière dont Jean pour susurrer d’une voix mielleue propre à vous mettre en transe.

De « Reminisce » on retiendra l’élan qui rappellera le vacarme des Black Belles et de « Cat Light » l’influence de Jack White encore plus prononcée que sur tout l’album.

Au final, celui-ci s’avèrera être un effort solo consistant, venu d’une musicienne ayant fondamentalement une passion pour le garage rock des 60’s. Qu’elle parvienne à l’émuler sans donner l’impression de le singer est un bel accomplissement. Et un sérieux rafraichissement !

***1/2

21 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Electric Six: « Human Zoo »

Il y a des moments où vous avez l’impression dans un zoo humain, concept qui n’est pas nouveau chez beaucoup d’artistes, peut-être est-ce pour cette raison aussi sue Electric Six a choisi d’intituler Human Zoo don dixième album car la musique du groupe (originaire de Detroit ce qui veut tout dire) est propre à vous remonter le moral.

Après des titres comme «  Danger  ! Hight Voltage  » ou «  Gay Bar  » en 2003, ils ont, depuis, accédé à un succès plus «  mainstream  » et ici ils continuent en reprenant cette idée héritée du 19° siècle et dépeindre une vision ironique(parfois hélas utilisée par les Nazis) de la société.

L’intérêt du disque est que les morceaux ne sont pas interchangeables et que cette variété de compositions leur permet d’aborder chaque humeur dans laquelle un auditeur peut se trouver. Ma première cage du zoo sera « Karate Lips » où l’on entend d’abord une foule psalmodier le nom de Electric Six puis ensuite on a droit à une histoire sur les combats de filles. Belle entrée en matière avant que l’album ne devienne un peu plus agressif avec un « It’s Horseshit » aux rythmes punchy et aux chorus indécents.

Le groupe prête, de surcroît, attention aux créatures diaboliques, intérieuresou aux manifestations plus tangibles comme sur « Satanic Wheels » ou ‘I’m The Devil »ou à des histoires d’horreur à l’exemplme de « Good View of the Violence ». Si on cherche à y ajouter ironie à la violence, « Gun Rights » et son climat western sont là pour vous et si vous vous sentez d’humeur carnassière, «  I Need A Restaurant » vous mettra l’eau à la bouche.

Le « closer » « The Afterlife » apportera une touche plus apaisant avec sa mélodie menée au synthé ; ce sera une jolie conclusion à ces vignettes qui nous auront transporté dans cette ménagerie que constitue notre « humanité ».

***1/2

21 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Angaleena Presley: « American Middle Class »

Aux côtés de Miranda Lambert et de Ashley Monroe, Angaleena Presley est membre des Pistol Annies, un super-groupe country qui est pour l’instant en stand by. Elles sont connues pour une attitude franche et directe donnant un sérieux ravalement à un genre formaliste et, aujourd’hui, Presley est la dernière à sortir un album solo après ses consoeurs.

Le titre American Middle Class  représente assez bien l’objectif de la chanteuse, et on pourrait même le considérer comme un « concept album » dans la mesure où ses douze plages adhèrent à la même thématique , celle des temps difficiles et des horizons bouchés, du trvail inlassable et usant ne vous permettant pas d’avoir un quelconque espoir.

La chanson titre en est d’ailleurs un exemple parfait puisqu’elle est un hommage à l’éducation difficile qu’elle a reçue en tant que fille d’un mineur dans le Kentucky.

Elle évoquera donc avec une ironie désabusée la manière dont une communauté va réagir à divers problèmes : la drogue (« Pain Pills ») solution illusoire à l’ennui qu’est la vie dans une petite ville (« Dry City Blues »), le tout sous une enveloppe musicale country traditionnelle.

Sur « Grocery Store », elle se joue dans la tête toutes les hypothèses d’une existence autre, favec une vigilance réaliste qu’elle combine avec l’empathie qu’on peut éprouver. Les compositions sont solides et perspicaces et Presley qui a co-produit le disque avec Jordan Powell sait présenter ces vignettes sur le Rêve Américain avec ferveur et véracité.

Bien sûr, on n’échappera pas à certains clichés mais son phrasé vocale demeure agréable et chaleureux. American Middle Class étant un« debut album », on y retrouvera des échos de sa participation aux Pistol Annies (« Knocked Up » ou « Surrender ») ; mais il s’agissait avant tout pour elle de faire preuve d’identité et, en cela, c’est mission accomplie.

***

21 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire