Rapid Talk: Interview de Broken Twin

Majka Voss Romme a, paraît-il, déjà brisé de nombreux coeurs avec une musique ayant la texture de la gaze. Sous son nom d’artiste, Broken Twin. son «  debut album  », May, auto-produit et mixé par Ian Caple (Kate Bush, Tindersticks, Tricky) la fait également comparer à Hope Sandoval et Elizabeth Frazer. Registre élégiaque donc et propre en effet à faire chavirer. Il était, par conséquent naturel de vouloir la mieux connaître.

Que peut-on savoir de vous ; par exemple votre adoption de ce pseudonyme, Broken Twin?Ou du milieu musical qui a été le vôtre plus jeune ?

J’ai grandi en jouant du piano et den chantant avec mon père. On interprétait tous ces classiques de la pop, comme « Here, There and Everywhere » des Beatles. J’adorais ça et, quand j’ai un peu grandi, j’ai commencé à composer des petites chansons toute seule au piano. Ensuite j’ai joué avec un ami et on a réellement appris à enregistrer. C’est à ce moment que j’ai consacrté tout mon temps et mon énergie à la composition. Peu à peu, ça a évolué dans ce qui est désormais mon album.

Quel type de musique vous inspire le plus ? Certains artistes se forcent à ne rien écouter quand ils enregistrent, d’autres ne jurent que par cela. Où vous situez-vous dans ce spectre ?

J’écoute beaucoup de choses qu, de ce fait m’inspirent,Mais quand j’ai travaillé sur le disque je n’écoutais pas grand chose. Ce n »était pas une décision conscient, il se trouvait que je travaillais dur sur May et il y avait de la musique en permanence autour de moi. Je ne pouvais pas en ingérer en plus.

Comment trouvez-vous les comparaisons qu’on a faites de vous avec Hope Sandoval par exemple ? Les voyez-vous comme des compliments, comme superflues ou comme un facteur de pression ?

C’est un peu bizarre, les comparaisons. Je comprends pourquoi les gens en font, surtout quand quelque chose est nouveau. Moi, je trouve ça drôle car souvent on me compare à des artistes que je n’ai jamais écoutés ou dont je n’ai jamais entendu parler. Les hens ont tendance à vous comparer à des musiciens qu’ils connaissent bien et c’est toujours plaisant qu’ils le fassent en parlant de personnes qu’ils aiment. Je prends ça comme un compliment même si je ne vois pas toujours la connexion.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour terminer May ? Cela a-t-il été facile ?

J’ai travaillé sur l’album pendant plus d’un an mais certaines esquisses date de plus de trois ans. Je suppose que, comme je suis une nouvelle artiste, on pourrait dire que j’ai eu toute ma vie pour préparer l’album. Mais ça ne diminue pas la pression.

Rien n’a été facile pendant tout ce temps mais je suis heureuse d’avoir été poussée à bout. Parfois ça a été un processus qui vous vidait mais j’ai beaucoup appris. Aujourd’hui je ne pourrai me passer de cette expérience.

Comment travaillez-vous en studio ? Avez-vous, par exemple, une routine préétablie ?

J’ai travaillé dans plusieurs studios ainsi que chez moi en essayant de combiner les deux processus de manière à ce qu’il n’y ait aucune routine. Je suis très compulsive quand je travaille toute seule ausii, travailler en studio avec d’autres, était nouveau pour moi. C’était un challenge mais c’était une bonne chose et tous ces gens m’ont enseigné une pléthore de choses.

« Sun Has Gone » véhicule une certaine tendresse que beaucoup associent à la musique de Lou Reed. Est-il facile pour vous de faire passer une émotion qui soit profonde ou devez-vous beaucoup -y travailler ?

Honnêtement je ne sais pas. Je ne me pose pas la question ainsi ; que je fasse passer une émotion ou pas, je me borne à écrire. C’est quand je ne réfléchis pas que ce produit la magie.

Quid de la comparaison entre composer en studio et jouer « live » ? Comment parvenez-vous à véhiculer le sens de vos compositions sur scène ?

C’est vrai que j’adore écrire. Mais c’est une expérience solitaire et intérieure dans laquelle vous vous permettez d’oublier tout ce qu’il y a autour de vous, vous y compris. En concert, le public vous donne une différente sorte d’énergie et vous devez composer avec. J’essaie toujours de me perdre dans ces moments-là et de laisser la musique être vectrice de sa propre signification.

Vous avez fait une reprise incroyable de « You Can’t Put Your Arms Around A Memory »de Johnny Thunders ; qu’est-ce qui vous a fait la choisir ?

Je suis un jour tombée sur cette chanson et j’ai instantanément été séduite par son titre. Je voulais faire quelque chose de complètement différent. J’aime que les reprises ne soit pas une réplique de l’original et amènent la chanson ailleurs. Je veux dire que je ne pourrai jamais chanter aussi faux que lui mais ce qu’il fait de sa voix est formidable néanmoins.

Aimeriez-vous en enregistrer d’autres ?

Il y en a beaucoup mais j’ai une petite préférence pour « Reason to Believe » de Tim Hardin que j’ai interprété « live » une fois.

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