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Trigger Hippy: « Trigger Hippy »

Ayant été leader de The Dead, Joan Osborne n’est pas étrangère au concept du supergroupe. La chanterus a ici uni ses forces avec des membres de membres de Widespread Panic et de The Black Crowes, le batteur et fondateur des Black Crowes Steve Gorman, le producteur/guitariste Tom Bukovac (une des plus fines gâchettes de Nashville), le chanteur/bassiste Nick Govrick et Jackie Green, vocaux et composition.

Cet album éponyme de Trigger Hippy ne seront donc pas, malgré une partie de son nom, véhicule de musique planante ou pychédélique mais de rock and roll américain bien bluesy, crasseux et empli de soul. On peut même peut-être voir dans son nom un jeu de mot sur « trigger happy », ces Américains de base prêt à jouer du pistolet.

Le disque s’ouvre sur un « Rise Up Singing » pimpant et désinvolte imbibé d’orgue Hammond où Osborne et Greene se partagent les vocaux. Ce dernier a écrit le titre et c’est celui qui est lemoins inspiré par l’esprit « jam » du groupe. C’est sans doute pour cela que, avec tous ses aspects conviviaux et entraînants, c’est le premier « single » du disque.

Mais Trigger Hippy n’est pas du genre à se reposer sur cette formule, « Turpentine » et les quatre compositions qui suivent déménagent comme si ils avaient le Diable aux trousses.

La partie médiane de « Pretty Mess » écrit par Govrick reprendra un peu les tonalités de « Rise Up Singing » avec son côté facile à écouter et à ne surtout pas être source de confrontation.

« Ain’t Persuaded Yet » et « Adelainde » termineront le disque sur une note bluesy mélancolique prouvant la versatilité du groupe mais aussi, tout au long de Trigger Hippy, le fait que Joan Osborne est désormais capable de chanter sur tous les registres. Un album loin d’être inutile de la part d’une cohorte qui, tout comme sa musique, n’a pas d’âge et pour qui cet opus semble être le dixième et non le premier.

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8 novembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Hozier; « Hozier »

Andrew Hozier-Byrne,tout simplement Hozier, a occupé les charts ces derniers temps avec son single, « Take Me To Church ». La question était donc de savoir si sur son premier album éponyme le jeune chanteur irlandais allait survivre au « hype » qui l’entourait.

Auteur compositeur signifie souvent musique introspective, exploration de la psyché humaine et parfois élans subversifs. C’est le cas ici, avec un examen spirituel de ces thématiques délivré avec une passion virile, des vocaux qui n’ont rien à voir avec le falsetto de certains émules de Jeff Bucley, et des échos qui semblent emplir des espaces plutôt que tout intérioriser;le tout servi par des choeurs gospel.

Fils de bluesman, cette influence se fait sentir sur presque chaque plage. Sur « Someone Nexw », une progression d’accords en légère distorsion introduit le thème de l’amour et du conflit avec la religion, prenant en compte la grandeur du sentiment et le véhiculant par des textes et des vocaux majestueux.

Si Hozier s’appuie beaucoup sur sa voix c’est qu’elle peut atteindre des sommets, certes,mais qu’elle est capable de s’aventurer dans des régions plus caverneuses, primaires et animistes. « To Be Alone » le voit ainsi monter vers le ciel mais avec une sensualité servie par des guitares électriques qui passent du marmonnement au rugissement, l’ensemble tenu merveilleusement avec une seule note.

L’expérience de Hozier comme memebre d’un groupe choral, Anima, explique cette habilété lui permettant de passer au folk « In a Week » , un duo avec Karen Cowley, qui réfléchit plaisamment sur des sujets comme la mort et la corrosion sur un doux fond de violoncelle.

En ce sens, les chansons sont toutes métaphysiques et mystérieuses, écrites avec intelligences et délivrées par une instrumentation spacieuse passant de l’élevé au brutal avec une musicalité qui laisse pantois.

Comme tout Irlandais, Hozier s’adresse à Dieu mais il le fait avec indifférence et même parfois outrage envers les institutions. Le Paradis et l’Enfer ne sont que des mots pour lui et il sait le faire sentir et il attaque l'(Église pour son imperméabilité aux changements d’époque. Saisir la maturité de ce chanteur de seulement 24 ans est gage d’espoir et une balise certaione pour chaque jeune artiste cherchant voie et inspiration.

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8 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire