Ruby Fray: « Grackle »

Le plus bizarre dans la musique de Ruby Fray est la façon dont Emily Beanblossom, la musicienne derrière ce projet, la cécrit : elle parle de chamber-pop, de vague psychédélique et de folk-rock pop ; le tout assorti du terme d’« ensorcelant » .

Beanblossom est passée d’une existence dans une ferme à la vie en ville de nombreuses fois et de projets en projets avant de s’installer à Austin où son « sophomore album », Grackle , a été conçu.

Quand on l’écoute, on comprend très vite la description qu’elle en fait est si variée. Chacune des mentions est parfaitement ajustée à ce qu’elle en dit : vocaux dynamiques et charmants allant d’étranges chuchotements à des hurlements sans retenue, synthétiseurs étincelants, mélodies qui vous hantent et riff de guitare du rock le plus pur. Parfois on se trouve transplanté dans un endroit sombre et fantomatique, à d’autres moments le disque véhicule une vibe brillante, légère et éthérée.

Le titre d’ouverture, « You Should Go », est doux et pétillant et il se termine sur une mélodie fredonnée féérique. De façon surprenane n’y figurent que des vocaux et des synthés. « Carry Me Down » commencera par des douces mélodies, un rbeat qui fera penser à un cœur qui bat, des vocaux étouffés et seterminera sur des percussions et des hymnes vocaux grandioses et une guitare funky. Le premier « single », « Barbara », est enlevé avec des textes qui sont portés par un ton de réprimande, puis l’album se fera plus psychédélique avec « It’s Mine » : ligne de guitare groovy, puis ligne vocale élégante avant que le trio guitare, basse, batterie n’explose le tempo avant de revenir à sa vitesse initiale. Ce processus se produira plusieurs fois dans le morceau qui s’achèvera sur une bien jolie note frappée servant de point d’orgue.

On le voit, le style de Ruby Fray est une concoction de différents éléments avant que ceux-ci ne parviennent à se mêler ensemble. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Beanblossom évoque la sorcellerie pour parler de sa musique ; les tonalités sont sombres et mystiques et, quelque part, envoûtantes comme un brouet de saveurs qu’aurait soigneusement préparé une sorcière. Entre enchantement et fascination, voilà un deuxième album qui saura, de touts manières, nous happer.

***1/2

 

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