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Johan Hedberg: « Paradiset »

La pop suédoise dans les 70’s était connue grâce à des artistes comme Harpo et Ted Gärdestadid. Si vous en avez la nostalgie, le premier album de Johan Hedberg, Paradiset, devrait vous intéresser.

La moitié du duo Suburban Kids of Biblical Names sort en effet un opus solo qui semble avoir le don de trouver des mélodies harmonieuses comme s’il lui suffisait de se baisser pour les recueillir.

La plupart des chansons parlent de Stockholm comme la première plage, « Nackamasterna », est supposée nous y conduire mais d’autres empruntent le même chemin comme le magistral« Avartema » ou un titre comme « Sur Och Tvär » qui semble piocher du côté de Supertramp.

On constate ainsi que Hedberg, soniquement, s’éloigne des tonalités riches et vibrantes du bedroom rock de Suburban Kids of Biblical Names et il effectue ici un pas de géant vers quelque chose qui ne donne pas l’impression d’être enregistré avec un budget resserré.

Les arrangements sont complexes et amples, semblables à ce qui se faisait à Los Angeles au début des seventies : piano à queue, saxos veloutés, parties de guitares comme s’il en pleuvait, choeurs vocaux et une flopée de sons qui vise à remplir le plus d’espace possible.

La structure des chansons demeure classique, ce qui leur permet de créer un impact immédiat tout en laissant assez de place pour que les éléments instrumentaux ne soient pas occultés.

L’exercice est donc parfaitement équilibré et balancé, manquant peut-être de l’excitation générée par ce qu’il faisait auparavant mais, si cela est un mal, la force des mélodies et la maturité gracieuse qui se manifestent ici en font, sans discussion aucune, bien plus qu’un bien.

***1/2

30 octobre 2014 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Holy Sons: « The Fact Facer »

Depuis 1O ans cet artiste basé à Portland a vu son statut progresser de telle manière que son potentiel semble le voir être prêt à basculer dans le « mainstream ». Depuis 1992, Emil Amos fait de la musique sous le nom de The Holy Sons, produisant plus de 1000 titres et sortant une douzaine d’albums et de compilations tout en restant volontairement discret au point de passer inaperçu.

Il a assuré la batterie avec des groupes expérimentaux comme Grails et un duo doom réputé, Om.

La sortie de The Fact Facer peut certainement changer la situation. Tout au lon de onze plages impeccables, Amos nous délivre un répertoire de singer-songwriter infectieux et étrange aidé par les efforts intelligents et à l’émotion brute de Nina Nastasia et Sun Kil Moon. Le tout est poli par une production pleine de bon sens évoquant Califone ou Modest Mouse.

Pour quelqu’un qui écrit tout sa musique et joue presque tous les instruments, Amos se met remarquablement peu en avant. Il est certain qu’il est depuis longtemps parvenu à incorporer des styles spécifiques mais, le plus souvent, ceux-ci servent les intérêts des compositions. ET ceux-ci ne sont certainement pas anodins ! Sur The Face Factor il raffine encore son art de la composition et se plonge un peu plus dans l’humeur introspective évidente dans des titres comme « Selfish Thoughts, « No Self Respect » ou « Doomed Myself » sans oublier le morceau titre qui termine l’album sur une note lo-fi rappelant les débuts de Amos.

Ce dernier se révèle posséder un voix de baryton hypnotique mais il n’en joue pas trop car il l’accompagne de feed back, de solos de guitares et de beats programmés. Les percussions demeurent pourtant beaucoup plus organiqess qu’avant, ce qui donne au disque une nouvelle couche de bnaturel sur les chansons teintées d’esprit Nashville comme « All Too Free » et « Life Could Be A Dream ».

The Face Factor est sans doute l’opus le plus abouti de Amos. À ce titre il serait un merveilleux point d’entrée dans le « back catalogue » de ce dernier.

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30 octobre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Girl Tears: « Tension »

Selon l’opinion que l’on a du punk on pourra l’approche de Girl Tears, trio de Los Angeles, primaire ou primale. Tension est un titre qui résume bien la caractéristique de l’album : pas de solos de guitares, de pont compliqués, ou de virtuosité à afficher. Le résultat est un disque qui affiche douze titres au compteur en moins de dix minutes.

Veulent-il être dans l’essence la plus dépouillé du punk, ou bien la déconstruire, toujours est-il que Girtl Tears a décidé de ne pas se prendre la tête et à viser directement notre jugulaire. Le son est crasseux, il ne s’embarrasse pas de penchants vers la pop et les titres sont aiguisés avec pour base un riff à qui il arrive d’être accrocheur.

De ce point de vue, ils vont encore plus loin que ce que pouvait être l’impact du premier album des Clash et, avec les vocaux sombres qui ululent à la lune de Kam Andersen, on pourra retrouver une familiarité avec un Gun Club dont le gothique est né de façon prématurée.

Tension est et se veut inabouti et épileptique mais il est certain que de morceaux pleins de panache et d’arrogance comme « Candy Darling » ou « Kill for Love » auraient mérité un traitement allant jusqu’à, n’exagérons rien, deux minutes !

Bref, un disque à pleurer et qui ne mérite pas vraiment que l’on s’étende dessus ; reste à savoir si, selon que vous soyez fan absolu du punk, vous serez tenté de le jouer trois ou quatre fois à la suite.

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30 octobre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire