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Rapid Talk: Interview de The Proper Ornaments

The Proper Ornament est un groupe comprenant James Hoare (Veronica Falls) et le musicien agrentin Max Claps. Leur album, Wooden Head, renvoie à la fois aux Beach Boys, à la pop et au Velvet Underground. Max Claps nous en explique, l’histoire du groupe ainsi que la teneur et la conception du disque.

Question rituelle  ; comment vous êtes-vous rencontrés et avez décidé de former un groupe malgré le fait que vous étiez déjà avec Yoko  ?

On ne peut comparer les deux. Nous respectons et aimons les disques de Yoko. C’était une petite amie qui avait des problèmes, on se réfère à elle en employant le terme «  Tragedy  ». Elle m’avait demandé de distraire un type dans une boutique de Notting Hill pour pouvoir voler une paire de chaussures. Ce gars lisait un bouquin à propos du Velvet, on a commencé à en parler et on est devenu potes. Il s’agissait de James Hoare, on a commencé à jouer de la guitare ensemble, à écrire des morceaux et décidé de former le groupe.

Quid de votre association avec Andrew Loog Oldham  ?

Il a produit un disque que j’avais fait avec mon groupe précédent. On avait été le chercher à l’aéroport et on lui a montré nos compositions en chemin vers le studio. C’était très excitant car j’étais un fan des Stones depuis que j’étais gamin et j’adorais ce qu’il avait fait avec Nico, Donovan, Marianne Faithfull, etc… ainsi que la connexion qu’il avait eue avec les Beatles. Il m’a fortement influencé et cette période a toujours été ma préférée.

Notre travail ensemble s’est bien passé et il m’a appris beaucoup. Ça a été très inspirant pour moi même si on n’avait pas toujours la même façon de voir les choses. Le groupe s’est séparé que je suis parti pour Londres mais je reste toujours en rapport avec lui, là où il vit, en Cumbria.

Proper Ornaments semblent explorer les paysages les plus ensoleillés du rock, mais c’est trompeur en fait. Malgré les mélodies enlevées, les textes font allusion au désespoir et à la mélancolie ce qui rappellel la dichotomie dans la musique de Veronica Falls.

C’est une bonne comparaison, en effet. Il faut aller en-dessous de la surface. J’ai du mal à trouver inspiration en évoquant des sujets joyeux. En outre c’est quelque chose de très classique chez les girl groups du début des sixties de combiner les deux. J’ai toujours été amateur de cela également.

Il semblerait que chacun perçoive des choses différentes en vous écoutant. Hormis le Velvet il y a aussi des groupes néo-zélandais comme The Chills et The Clean ainsi que les Américains de Yo La Tengo. Écoutiez-vous ce genre de choses quand vous avez enregistré Wooden Head  ?

On est conscient d’être souvent comparés à ce qu’on appelle la pop Kiwi. Je crois que c’est plutôt par les groupes qui les ont inspirés. Le EP de The Clean, Boodle Boodle Boodle, est un de mes disques favoris. Donc si on nous compare à eux, c’est un compliment. Pareil pour Yo La Tengo, en particulier le son qu’ils réussissent à créer sur leurs disques.

Quel sont vos morceaux favoris sur Wooden Head ?

« Tire Me Out » ou « Ruby ». Celui-ci a été composé au dernier moment dans ma chambre. J’ai multiplié les nappes de guitares acoustiques pour obtenir un son baroque pop. On est aussi très fan de Beta Band et ça s’entend sur « Now I Understand » où on est vaguement inspirés par une chanson de Django Django.J’ai partagé un studio un jour avec eux et je les ai entendus chanter. Le frère d’un des principaux compositeurs appartenait au Beta Band. Il avait des vieux baffles dans le studio avec des stickers du Beta Band et j’ai trouvé ça cool. Donc on a voulu choisir une composition et lui donner une connexion avec Beta Band.

Comment approchez-vous la composition ?

On écrit souvent ensemble chez l’un ou l’autre. Ensuite on décide d’enregistrer soit chez moi soit chez James. Les compositions représentent notre amitié en fait. On écroit également séparément mais ensuite on s’aide mutuellement ou alors on fait de plusieurs esquisses une seule chansons.C’est en studio qu’on décide de ce qu’onb va garder ou pas et on le fait minutieusement. C’est assez facile car on est le plus souvent sur la même longueur d’onde.

A-t-il été plus dur de réaliser un « sophomore album » par rapport au premier ?

En fait celui-ci est notre premier mais le précédent était une compilation de morceaux qui n’avaient pas vu le jour et qu’on en avait enregistré un qu’on avait décidé de ne pas sortir. Pour celui-ci ça n’a pas été dur, plutôt « fun » même, mais le mixage a généré beaucoup de stress car on avait peur de ne pas le finaliser.

Quel est votre modèle de guitare favori ?

Je dirais les Rickenbackers. J’en ai une qui date des années 60.Quand j’étais à l’école beaucoup avaient des Ibanez avec le manche inséré dans le corps et des roses dessus. C’était une époque assez délirante.

15 octobre 2014 - Posted by | Rapid Talk

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