No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Loudon Wainwright III: « Haven’t Got the Blues (Yet) »

Quand, sur le 26° album d’un artiste, figure un titre guilleret façon Randy Newman intitulé « The Morgue », il est aisé de comprendre que l’humour va être utilisé pour contrebalancer le poids de l’expérience.

Après un Older Than My Old Man Now en 2012 qui traitait directement des problèmes liés au fait de vieillir et, par conséquent, abordait le thème de la mortalité de cette manière candide si propre à Wainwright, Haven’t Got the Blues (Yet) continue à explorer ces problématiques sombres en narrant quelques expériences autobiographiques, certaines prosaïques, d’autres ayant transformé son existence, le tout avec une approche pleine d’esprit et une musique le plus souvent suffisamment légère pour en remontrer à certains « songwriters » plus jeunes dont on peut se demander s’il seraient capables de composer d’une telle manière. Il n’est que de l’entendre chanter sur la chanson-titre « Should I choose to get dressed » avec un ton désinvolte et ironique pour comprendre que nous avons affaire à un artiste content de sa carrière et à l’aise avec son héritage musical.

En dépit d’un « Depression Blues » précédent « The Morgue » sur le « tracklisting », les couleurs de Haven’t Got the Blues (Yet) sont variées ce qui n’est pas inattendu venant d’un vieux de la vieille qui a vécu une existence plus que riche. « Brand New Dance » ouvre l’album sur une note rockabilly et nourrie d’une section de cuivres tapageuse et s’inscrira en contraste direct avec la lamentation folk 60’s qu’est « In A Hurry » ainsi que le duo country blues ‘Harlan County » où Aoife O’Donovan apporte ses harmonies. Inévitablement un membre du « clan Wainwright » sera présent, il s’agira de Martha apparaissant sur le doux amer « I Knew Your Mother ».

Loudon Winwright affichera également le deuil de son chien sur « Man & Dog » et il y aura même une sorte de chanson de Noël rock avec « Looking At The Calendar ». Celle-ci mènera sur une composition qui aurait pu être chantée à la même époque si ce n’est le fait qu’elle examine la politique américain en matière de port d’armes (« I’ll Be Killing You This Christmas »).

Avec tant de choses à dire encore, et une si intelligente économie de moyens, il ne nous restera donc plus qu’à attendre avec impatience un 27° album de Loudon Wainwright III.

****

12 octobre 2014 - Posted by | Chroniques du Coeur |

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :