No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Haley Bonar: « Last War »

Last War est le cinquième album de Haley Bonar et c’est sans doute son opus le plus sophistiqué. Il continue dans la veine qui est la sienne (un son indie folk rock) mais il affiche des tonalités qui sont plus riches et profondes, le tout contribuant un véhiculer une atmosphère plus sombre.

En effet, les couches mélodiques qui enveloppent les neuf compositions utilisent habilement synthétiseurs et percussions ce qui donne au lyrisme perçant de la chanteuse une force remarquable. Ainsi, le disque s’ouvre sur le « single » « Kill The Fun » annonciateur du climat de Last War et l’album va conserver ce flot continu allant de titres durs et rapides comme la chanson titre à des interprétations plus solennelles mais tout aussi intenses telle « Eat For Fee », une plage acoustique qui, toute dépouillée qu’elle soit, met en valeur l’impressionnant registre musical de l’artiste.

Avec Last War, (qui bénéficie de la participation de Justin Vernon de Bon Iver) la chanteuse a véritablement trouvé un équilibre entre l’indie folk rock accrocheur et un lyrisme qui ne peut qu’intriguer par ses thématiques sombres. Les textes de « Woke Up In My Future » ont de quoi vous clouer sur place tant ils véhiculent confiance mais aussi émotivité et, comme sur la plupart des morceaux, ils ont ce côté brut où l’affect reste néanmoins prégnant. L’impact est d’autant plus fort quand ils sont épaulés par des mélodies moroses et permettent à celui qui les écoute de partager ces sentiments d’entropie, d’exaltation et de tout ce qui se situe entre ces deux pôles.

La production, sophistiquée, n’entrave pas néanmoins ce que le disque peut avoir d’organique et tout s’opère avec fluidité comme si on assistait à la narration d’une longue histoire. Last War met en valeur les talents de Bonar, non seulement en tant que songwriter mais aussi comme la narratrice d’un univers qui nous enchante malgré sa rigueur.

****

23 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Un commentaire

Music Go Music: « Expressions »

Malgré des alias mystérieux (Kamer Maza, Gala Bell et TOTG) les membres du trio de Los Angeles Music Go Music savent confectionner des pop songs à la perfection. Expressions compile d’ailleurs les neuf titres qui sont issus des trois EPs du groupe pour un faire un album. Ce qui est savoureux à propos de ces « singles » est qu’ils résonnent toujours même quand ils sont joués au sein d’un disque unifié.

D’une façon générale, le répertoire de Music Go Music est basé sur une pop de style scandinave dont on peut déplorer pourtant qu’elle doive un peu trop à ABBA et qui est parfois si démonstrative qu’elle risque ainsi de tomber dans le « too much ».

Il est d’autres références, ELO en particulier et d’autres groupes qui dominaient les charts dans les années 70, et les compositions sont indubitablement brillantes. « Lights of Love » traite de la perception idyllique qu’on peut avoir de l’amour avec une tonalité où le mélodique devient mélodieux alors que, si « Reach Out » démarre sous des auspices de pseudo heavy metal (façon Heart), il se poursuit sur les beats d’un prog rock bien plus harmonieux.

« Just Me » sera une pop song exemplaire incitant à la béatitude mais aussi à être reprise en cœur ; une des ces chansons que yout le monde a en soi et que l’on a honte d’apprécier. Les textes sont en phase avec le compositions ce qui donne à Expressions un côté on ne peut plus abouti.

Maintenant que Music Go Music ont montré qu’ils étaient capable de réécrire joliment neuf fois un même titre avec ces changements insidieux qui en font qu’on ne se lasse pas, il sera curieux de connaître ce qu’ils feront ensuite, sur un (véritable) deuxième album.

***

22 septembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Moon Duo: LIve In Ravenna »

Depuis sa formation en 2009, Moon Duo a puisé sans vergogne son inspiration dans le krautrock, la musique psychédélique et l’électronique. « Puiser » n’est pas « piller » néanmoins car ce duo de San Franciso composé de Erik Johnson (Wooden Shjips) et Sanae Yamada s’emploie à construire une œuvre cohérente dont l’inspiration se situe du côté de Suicide et des Silver Apples mais aussi de Spacemen 3.

Peu à peu, ils sont parvenus à raffiner leur son, l’« ambient » se faisant tour à tour glacé et aliénant mais aussi hypnotique et intégrateur en particulier par l’emploi de drones et de mélodies expansives. Le résultat leur a valu ne certaine notoriété et, plutôt que de nous offrir une sorte de Best of, ils sont décidé de sortir une choix de leurs meilleurs morceaux sous forme de « live » album.

Leur tournée de 2013 en a été la source avec une boîte à rythmes remplacé par un véritable batteur, John Jeffey. Les percussions, toutefois, n’apportent pas plus d’énergie, chose qu’on aurait été en droit d’attendre, et le résultat est, d’une manière générale,beaucoup plus envahi par la reverb que sur les versions originales.

On peut se demander alors si le groupe tire un profit de ces enregistrements dans la mesure où ses tonalités multi-couches sont peu mises en exergue mais ces défauts permettent de révéler, par comparaison, la qualité de leur matériel enregistré en studio. Live In Ravenna capture avant tout certains moments destiné aux fans ; les titres sont bien choisis et montent comment le son de la guitare a plus prendre de l’ampleur sur la route, en particulier sur un « Free Action » de neuf minutes qui en sera la composition phare.

Moon Duo savent ce qu’ils font indéniablement ; il est dommage néanmoins que des interprétations « live » semblent marquer le pas.

**1/2

22 septembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Beach Day: « Native Echoes »

Il est des pires « sophomore albums » que le Native Echoes que nous offrent Beach Day dans le style « sunny girl group » qui lui est propre. À Trip Trak Attack succède un opus de la même veine mais avec ne approche un peu plus rude et intellectuelle.

Le titre d’ouverture « All My Friends Were Punks » le reflète habilement, explorant la lumière et l’ombre de leurs influences sans, toutefois, abandonner une esthétique « fun » propre à la Floride dont elles sont originaires.

Le premier « single » « Don’t Call Me On The Phone » sonne comme si les Ramenes adaptaient,et leur jeu speedé à Joy Division alors que « I’m Just Messin’ Around » éviquera les Runeways qui se seraient reconverties à de la musique de plage tout en continuant à raffermir leurs goûts pour David Bowie, Keith Richards ou Kiss.

« Pretty » progressera dans la chronologie New Wave avec un section rythmique façon New Order mais dont la particularité sera d’accompagner Heart sic!) et « The Lucky One’ est un « girl group ballad » qui pourrait serveir de bande-son à un film de David Lynch.

Enfin, le meilleur titre du disque, « BFF’s », ressemblera à une composition de Courtney Love qui aurait décidé d’explmorer une relation amoureuse sous sa facette sentimentale plutôt que charnelle.

Native Echoes n’est, malgré les apparences, en aucun cas un album artificiel et forcé. L’amalgame de personnalités qu’il assemble semble parfaitement s’intégrer au moule de nos trois musiciennes. Ajouton sune interprétation sans faille (en particulier celle de la vocaliste et guitariste Kimmy Drake qui rend cette hommage aux « girls groups » digne d’éloges) et réjouissons-nous qu’une musique au départ si futile et niaise puisse monter qu’elle aussi a les moyens d’être aventureuse au même titre que la « pop music » quand elle a décidé d’être plus élaborée.

****

22 septembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Literature: « Chorus »

Même 50 ans après les 60’s ne semblent jamais mourir, c’est un peu se qu’on se dit à l’écoute de Chorus, second album de, Litterature, quartet de Philadelphie. On peut y découvrir de l’indie pop bien sûr mais n’est-ce pas une réactualisation de cette époque ? Et si le groupe y installe un climat, ce serait celui d’une power pop pleine de joie de vivre façon Beatles, Searchers e,t du côté américain, Byrds ou les tout autant merveilleux Lovin’ Spoonful.

Le disque fait montre d’une frénésie entraînante et véhicule cette sensation que tout va au mieux dans le meilleur des mondes. «  The Girl, The Gold Watch and Everything » ouvre le disque avec un titre intrigant et des vocaux étouffés, ce qui ne peut que susciter notre attention, « Tie-Dye Your Life) rappellera les Buzzcoks,aussi bien dans un phrasé languide et détaché comme si Pete Shelley assurait les voix que dans des textes réflectifs et résignés.

Hormis cela,le reste de l’album versera dans une faconde assumée ; elle sera « fun » sur « Court/Date » ou vibrant( guitare « twangy », accords et riffs en carillons à la Johnny Marr) avec « New Jacket » et fleuri répétitif mais durable des vocaux.

Le seul « hic » pourrait se trouvait dans les finales des morceaux ; ceux-ci pourraient être plus travaillés et leurs terminaisons moins abruptes, l’exemple le plus concluant étant celle qui permet à « Jimmy » de se clore sur une spirale tempêtueuse du meilleur acabit.

Certes, on ne pourra pas s’empêcher que il n’y aura rien, dans Chorus, qui n’a pas déjà été pratiqué mais il n’est sans doute pas dans la démarche de Literature de transcender ses ancêtres. C’est un album à écouter avec plaisir quand on aime les refrains sucrés sans qu’ils ne deviennent écoeurants ; chacun jugera alors du degré de satiété ou de sevrage qu’il pourvoit.

**1/2

22 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Electric Würms : « Musik, Die Schwer Zu Twerk »

Electric Würms est un effort collaboratif entre Wayne Coyne et Steven Drodz des Flaming Lips et Linear Downfall, un groupe expérimental psychédélique de Nashville. Coyne y joue de la basse, Drodz de la guitare et s’attelle à des choses qui ressemblent vaguement à des vocaux.

Musik, Die Schwer Zu Twerk est leur premier opus et il a une durée (29 minutes) qui le ferait être assimilé plus à un EP qu’à un véritable album. Son écoute réjouira tous les fans des Butthole Surfers et ceux qui se sont intéressés aux récents travaux électroniques schizophrènes de John Frusciante. Cette chose dite, le décollage s’impose naturellement.

Sur « I Could See The Clouds » la sensation sera celle qu’une tribu ancienne à mis la main sur une collection de vieux samples de Aphex Twin et, au milieu de cette atmosphère indéfinissable, les vocaux de Drozd apporte une couche moelleuse et lustrée assez paradoxale, un peu comme certains morceaux de Gorillaz quand ils s’échappaient du domaine du hip hop.

« The Bat » va rappeler le « Careful With That Axe, Eugene » du Floyd et « Futuristic Hallucinations » est un instrumental se révèlera encore plus langoureux avec ces accords distants au point qu’on se demande si on est encore dans la musique psychédélique ou le jazz « ambient » (le rythme inchangé de « The Second Time » rendu hypnotique par le tempo de la la percussion).

Plus d’énergie se manifestera dans « Transform ! » et sa ligne de basse ; ce sera le seul titre qu’on pourra apparenter à une chanson rock, tout halluciné qu’il puisse sonner.

Malgré son titre, on ne trouve dans Musik, Die Schwer Zu Twerk, quelque chose qui puisse voisiner avec le krautrock et s’il est une influence qui est revendiquée ce sera dans cette reprise du « Heart of the Sunrise » tirée de l’album de Yes Fragile en 1971.

On comprend que Electric Würms ont essayé l’étrangeté non pas pour le plaisir de l’être mais pour s’aventurer dans l’expérimentation. Qu’ils ys oient parvenus en termes d’inventivité est discutable ; peut-être leur manque-t-il tout simplement un peu plus de focus.

***

21 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Blonde Redhead: « Barragán »

Sur ses 21 ans d’existence, Blonde Redhead a connu une série de réinvention graduelles mais drastiques. Leurs débuts étaient ceux d’un groupe art-punk abrasif basé à New York avec souvent à la production Steve Shelley de Sonic Youth ou de Guy Picciotto (Fugazi). Vers l’an 2000 ils se sont dirigés vers l’éthéré et l’acoustique (Melody Of Certain Damaged) et solidifiant cette expérience vers les tonalités plus nuancées sur le délicat Misery Is A Butterfly.

Après des expérimentations shoegaze de 23 et dream pop avec Penny Sparkle ce neuvième album, Barragán, marque une nouvelle évolution, et, en partie, le retour vers un registre où les compositions vont être faites de sous entendus, le tout suscitant parfois l’enchantement et à d’autres moments la sensation de se retrouver dans un songwriting aux dérives hasardeuses.

eu

Penny Sparkle bénéficiait d’une production maximaliste qui, parfois, plongeaient les compostions dans une certaine stérilité alors que Barragán voit le groupe oeuvrer dans le dépouillement que ce soit en termes de volume et de composition. La chanson titre sonne comme une lamentation hispanisante conduite à la flûte, le tango de « Lady M » est doucement syncopé, « Cat on Tin Roof » brille par ses guitares acoustiques qui s’entremêlent comme une toile d’araignée et « The One I Love » explore la chamber pop de façon merveilleuse alors que « No More Honey » sera comme un effleurement tordu d’une schizophrénie à la Deerhoof. Retenons aussi la performance vocale de Amadeo Pace sur un « Dripping » séducteur en diable ce qui donne à l’album de quoi en faire un opus engageant.

Il est, par contre, des moments où le charme opère moins : il s’agit de tentatives de donner plus de fleuri et d’excentricité à la production très stylisée de Drew Brown (Lower Dens, Radiohead ou dans des structures de compositions parfois complaisantes. « Defeatist Anthem (Harry And I) » voit sa sérénité en apesanteur perturbée par des enregistrements pris sur le vif et une jam qui se prolonge inutilement tout comme les neuf minutes de « Mind To Be Had ».

Même au milieu de toutes ces fautes de goût, reste une chose qui fédère Barragán : il s’agit de la voix de Kazu Makino qui survole l’ensemble avec grâce, y compris quand elle s’intègre à celle de Amadeao Pace sans s’y noyer. Plutôt que de faire de grandes déclarations, ce nouvel opus se contente d’instaurer une musique d’humeur, peut-être qu’à la lueur du jazzy et réussi « Cat on Tin Roof » ce travail n’aura pas été effectué en vain.

****

20 septembre 2014 Posted by | On peut se laisser tenter | Laisser un commentaire

Pallbearer: « Foundation of Burden »

Formé en 2008 à Little Rock, Arkansas, Pallbearer a sorti un premier disque de doom metal, Sorrow & Exctinction (un hommage émouvant à la mortalité qui est notre lot) dont le succès nous a fait attendre avec impatience la venue du second. Voici sous le nom de Foundation of Burden il y compte un sacré nombre de titres épiques et au long cours qui justifient l’espoir placé en eux.

« World’s Apart »ouvre le disque de manière grandiose : tonalités de guitares spectaculaires, tempo de deuil à l’état pur le tout ponctué par une mélodie irrésistible. et un rythme qui va progressivement se tordre et rejoindre des vocaux qui semble viser les cieux, La plage suivant, « Foundations », présente une facette plus dure et dense, mais le tempo va demeurer lent et traînant. Guitares et basse sonnent en confrontation avec une mélodie plus mélancolique que précédemment. Pour la première fois depuis le début du disque la musique va s’ouvrir à une section où règnera l’harmonie où les guitares abandonnent leur distorsion et adoptent un son plus chaleureux.

Sur « Watcher In The Dark » les lignes endeuillées dune guitare vont se marier à une autre six cordes comme pour augmenter encore l’atmosphère de désolation et le battement léthargique de la batterie va apporter sa propre contribution à un titre qui, sur plus de dix minutes, va apporter un crescendo de plus en plus massif où l’épique le dispute à l’abattement. Le solo de guitare, bien que discret dans le mix apporte une diversité et joue avec la sensation que le morceau va se clore en « fade out » alors que la cascade sonique continue son avancée.

Il ne faudra pas chercher la subtilité ici, en particulier sur « The Ghost I Used To Be » qui promène un sentiment presque rétro avec son fracas de guitares et de percussions mais Pallbearer saura terminer en beauté avec un « Ashes » plein de grâce juste avant que l’album ne se termine sur un « Vanised » qui reprend le flambeau de l’énergie.

Foundation of Burden marche dans les pas de Deafheaven en rendant le doom metal radicalement plus riche et mélodique. C’est aussi un disque clé dans la mesure où il parvient à se balancer facilement entre le douloureux et le cathartique, montrant que l’un est souvent le chemin vers l’autre.

****

20 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

James Yorkston: « The Cellardyke Recording and Wassailing Society »

The Fence Collective est, à l’origine, un collectif de musiciens écossais se réunissant dans un peu à Fife et ayant donné à la scène écossaise un nombre considérable de talents (King Creosote, The Beta Band) anisi que d’autres, pourvoyeurs d’une musique élégante et excentrique.

Parmi eux on retrouve James Yorkston, un des artistes les plus cohérents et développés de ce qui est devenu un label de disques. Il a produit un livre en 2011 ( It’s Lovely to be Here: The Touring Diaries of a Scottish Gent) mais assez musicien pour que son goût des mots n’ait jamais supplanté se musique et, sur ce dixième album, il continue de nous enchanter avec ses textures instrumentales rêveuses.

À ce stade d’une carrière on a atteint un âge où on se penche sur sa jeunesse, c’est, sur The Cellardyke Recording and Wassailing Society, ce qu’entreprend de faire Yorston avec Chip Taylior à la production et sa compatriote KT Turnstall qui l’épaule tout au long des seize titre.

Ce chiffre indique que l’artiste a atteint un degré d’assurance et d’inspiration certain et que, s’il explore son passé, il le fait sans nostalgie mais avec grâce et dignité. Les morceaux sont indubitablement des exercice folk; ils sont chaleureux dans les réflexions qu’ils font de la vie familiale ans une petite ville côtière de l’Écosse.

Disque rassurant, baignant dans une lueur élégiaque et confortable même dans des compositions qui peuvent sonner comme des complaintes (« King of the Moles », « Broken Wave ») alors que le mi-récité « Guy Fawkes’ Signature » va être porteur d’une subtile rythmique calypso complémentant les intonations apaisantes du chanteur.

Rien ne va sembler ici s’égarer tant Yorkston est convaincant dans son credo qui est de prendre son temps. Que les titres soient tristes ou édifiants, ils ne sont jamais nombrilistes et l’élégance qui les habite est un exemple pour ceux qui s’adonnent aux regards rétrospectifs sans tomber dans la mélancolie.

***1/2

20 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

DZ Deathrays: « Black Rat »

Ce duo de Brisbane bat la campagne australienne depuis près de cinq ans, comme si il avait pour mission d’y répandre la bonne parole thrash pop. Leur nouvel album, Black Rat, voit DZ Deathrays les voit toujours adopter le même registre avec une petite variante dans les vocaux (un falsetto perçant qui s’intègre parfois à des chorus répétés sans lassitude) , le tout servat de toile de fond à près de 40 minutes d’une atmosphère lente et lascive, pleine d’une sueur véhiculée par une guitare séductrice et larmoyante.

La chanson titre se fraie un chemin atomisant dans nos oreilles, morceaux sexy et patient mais doté d’un volume sonore qu’on a rarement entendu en Australie depuis The Minogues. On doit ceci au producteur Burke Reid en pleine phase avec l’attitude que Simon Riley et Shane Persons ont envers leurs instruments et qu’on pourrait résumer ainsi : « Ne prenez aucun prisonnier ! »

Début propice et prophétique puisque le « single » « Gina Works At Heat » est comme un cou de poing en direction de votre cœur alors que « Less Out Of Sync » « Respective Skills » nous plongent dans un dialogue nous embrigadant encore plus dans la « névrose » du groupe.

Le disque a un cohérence stylistique, mais c’est celle de l’au mélangée à l’huile pourtant. « Northen Lights », « Night Walking » et « Tonight Alright » sont des attaques à nos sens plus retenues, abvec des nuances dans les couleurs qui n’ont rien à voir avec les grands coups de pinceaux précédents.

L’accalmie sera de courte durée avec un « Ocean Exploder » dont l’épithète exemplifie la sensation qu’il procure : punchy comme du Tyson, servi par un riff monstrueux et rempli de cris minimalistes il semble vous rappeler que vous n’écoutez pas du Franz Ferdinand.

Le disque se terminera sur un « Nightslave » assaut electro disco ; comme les autres titres, et quelque soit le sens vers où ils penchent musicalement, cette composition de vous empêchera pas de vous faire ruer dans tous les sens, c’est un encouragement dionysiaque dont on aurait tort de se priver.

***1/2

20 septembre 2014 Posted by | Quickies | | Un commentaire