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Orenda Fink: « Blue Dream »

Dire du Blue Dream de Orenda Fink qu’il est un album propre à la méditation n’est pas exagéré. C’est, en effet, une exploration de ce que signifie l’amour, la mort, la spiritualité, le tout filtré au travers d’une gaze onirique interprétée d’une manière on ne peut plus intime. Écouter l’album équivaut à pénétrer dans le sommeil d’un autre, un endroit où vous êtes bienvenu même si il est facteur de désorientation, d’obscurité ou d’étrangeté inquiétante

Le résultat en est un album captivant avec une production riche et fascinante, avec des vocaux voilés et calmes propre à véhiculer un sentiment de sérénité même ai travers d’inflexions cassantes. La voix de Fink est mise en avant et, toute douce qu’elle soit, elle semble vous révéler un secret posées qu’elle est sur couches après couches de synthés et de guitares pointues et acérées et de cris étouffés. L’effet, recherché, est onirique ; une sorte d’éphéméride de rêves ponctuée par une instrumentation à base de thérémine.

Le tempo de Blue Dream est invariable, il est fait de langueur. La chanson-titre est somnambulesque à souhait avec ses couches vocales, éthérées et ensorcelantes, et des guitares qui sonnent comme des courants souterrains. L’imagerie de « Ace of Cups » nous interpelle par sa reconnaissance de la mer comme royaume d’autant que le phrasé de Fink n’est guère éloigné de celui de Astrud Gilberto. Les harmonies sur « You Can Be Loved » sont somptueuse, riches et d’une merveille insensée ; « Holy Holy » est spacey, à la fois vide mais plein avec une guitare en expansion qui s’édifie et s’imbrique avec fluidité sur les chorus et le pont. La voix se fait alors est produite avec une beauté indicible et utilisée comme un instrument à part entière.

La mort du chien de la chanteuse l’a fait rechercher ce que pouvait signifier la mort est c’est un thème récurrent tout au long de l’album. « Poor Little Bear » est un chanson folk d’une infinie tristesse , une élégie d’une énergie intense que le registre élevé intensifie. Tout ici est primaire et brut mais somme chuchoté à l’exemple de « Sweet Disorder » et son sentiment d’aliénation palpable même si énoncé d’une voix douce.

Blue Dream est un disque qui ne peut que nous hanter. C’est un album en recherche perpétuelle, un tâtonnement au travers de l’inconscient d’un autre e sont l’honnêteté est suffisamment rare pour être prise en compte.

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24 septembre 2014 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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