Pallbearer: « Foundation of Burden »

Formé en 2008 à Little Rock, Arkansas, Pallbearer a sorti un premier disque de doom metal, Sorrow & Exctinction (un hommage émouvant à la mortalité qui est notre lot) dont le succès nous a fait attendre avec impatience la venue du second. Voici sous le nom de Foundation of Burden il y compte un sacré nombre de titres épiques et au long cours qui justifient l’espoir placé en eux.

« World’s Apart »ouvre le disque de manière grandiose : tonalités de guitares spectaculaires, tempo de deuil à l’état pur le tout ponctué par une mélodie irrésistible. et un rythme qui va progressivement se tordre et rejoindre des vocaux qui semble viser les cieux, La plage suivant, « Foundations », présente une facette plus dure et dense, mais le tempo va demeurer lent et traînant. Guitares et basse sonnent en confrontation avec une mélodie plus mélancolique que précédemment. Pour la première fois depuis le début du disque la musique va s’ouvrir à une section où règnera l’harmonie où les guitares abandonnent leur distorsion et adoptent un son plus chaleureux.

Sur « Watcher In The Dark » les lignes endeuillées dune guitare vont se marier à une autre six cordes comme pour augmenter encore l’atmosphère de désolation et le battement léthargique de la batterie va apporter sa propre contribution à un titre qui, sur plus de dix minutes, va apporter un crescendo de plus en plus massif où l’épique le dispute à l’abattement. Le solo de guitare, bien que discret dans le mix apporte une diversité et joue avec la sensation que le morceau va se clore en « fade out » alors que la cascade sonique continue son avancée.

Il ne faudra pas chercher la subtilité ici, en particulier sur « The Ghost I Used To Be » qui promène un sentiment presque rétro avec son fracas de guitares et de percussions mais Pallbearer saura terminer en beauté avec un « Ashes » plein de grâce juste avant que l’album ne se termine sur un « Vanised » qui reprend le flambeau de l’énergie.

Foundation of Burden marche dans les pas de Deafheaven en rendant le doom metal radicalement plus riche et mélodique. C’est aussi un disque clé dans la mesure où il parvient à se balancer facilement entre le douloureux et le cathartique, montrant que l’un est souvent le chemin vers l’autre.

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