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« En tout engouement »: Interview de The Wytches.

The Wytches dont le premier disque, Annabel Dream Reader , enregistré avec Bill Ryder-Jones vient de sortir a travaillé beaucoup (2 ans) ainsi que tourné (The Cribs, Future Of The Left, White Family) pour acquérir une expérience qui semble avoir porté ses fruits sur le disque. Formé autour de Kristian Bell (vocaux, guitare), du batteur Gianni Honey et du bassiste Daniel Rumsey, le trio s’est installé à Brighton. Le groupe brille par ses concerts explosifs  ; il en parle tout autant que de ce «  debut album  » et de l’investissement qui y a été mis.

Vous avez cette particularité d’avoir participé à de nombreux festivals

Kristian Bell: Tout à fait, j’ai beaucoup aimé celui de Beacons, l’affiche était imposante et stimulante du coup.

Daniel Rumsey: Metz sont passés juste après nous. On est très fans et nous sommes de bons amis alors ca avait une charge émotionnelle supplémentaire.

Depuis deux ans vous avez construit une réputation basée sur le fait de jouer « live » et vous avez désormais beaucoup de fans qui vous suivent. Comment mesurez-vous votre réputation en la comparant à ce qu’elle aurait été en étant présents dans les médias ?

Kristian Bell: C’est sans commune mesure. On a beaucoup joué et sur une période de temps assez courte. On a quelques vidéos également mais il est évident que si on n’avait pas accumulé tant de concerts, on ne serait pas là où nous en sommes aujourd’hui. Avec l’album, npous espérons que d’autres personnes viendront nous voir jouer après l’avoir entendu.

Au départ on vous associait àa la scène psyche londonienne ; vous avez joué avec des groupes comme Bad Vibrations et Fuzz Club for example. En quoi cela vous a-t-il aidé à vous faire connaître ?

Kristian Bell: Ça a été utile dans la mesure où nous ne somme pas un groupe psyche. Je comprends pourquoi certaines personnes le pensent d’autant que notre idéal s’intègre assez bien avec celui d’autres groupes qui y appartiennent. On a apprécié cette période et on a toujours été bien accueilli par les autres combos.

Vous avez signé chez Heavenly ; pour quelle raison ?

Kristian Bell: J’ai rencontré Jeff Barrett et Danny Mitchell qui représentaient le label.Le courant est passé et ils assurent la promotion de leurs groupes d’une manière qui me convenanit. En autre, c’est un label qui a une grosse base de fans.
Daniel Rumsey: C’est même presque un culte !

Avez-vous des affinités avec d’autres artistes de leur catalogue ?

Daniel Rumsey: Je ne pense pas, pas en termes de style en tous cas.

Kristian Bell: On peut nous lier à eux mais de façons très différentes. J’aime beaucoup Temples et aussi la bande-son de Charlie Boyer pour Belladonna Of Sadness.

Il devait y avoir un certain nombre de labels qui voulaient vous signer.

Daniel Rumsey: Peut-être 3 ou 4 mais je ne me souviens pas qui. On suscitait pas mal d’intérêt mais Heavenly semblait nous comprendre et le contact avec eux était bon. Ça dépassait le côté financier et on savait qu’ils seraient derrière nous pendant longtemps.

Annabel Dream Reader a été très bien reçu par les critiques. Cela vous inquiétait-il ?

Kristian Bell: Oui. J’ai toujours peur que l’on ne nous aime pas.

Pour quelle raison ?

Kristian Bell: Parce que si la qualité de la production me convient parfaitement, il se peut que certains la trouvent trop violente, râpeuse et viscéral En même temps je trouve que cela apporte une réelle beauté aux compositions.Disons que, en ce qui me concerne, je suis heureux de la manière dont le disque sonne. Et je suis ravi qu’on en dise du bien…

Bill Ryder-Jones a travaillé avec vous sur la production de l’album with you. Est-ce que c’est son goût pour l’analogique qui a contribué à crer la violence sonore que vous décrivez ?

Kristian Bell: Non, c’est le fait de le mixer numériquement. C’était à nous de me faire car on avait déjà enregistré quelques « singles » de cette manière. C’est ce dont nous sommes le plus satisfait et Bill a ajouté de très jolies lignes mélodique sur un grand nombre des morceaux. Il a joué de l’orgue sur « Summer Again » et a réalisé des parties de claviers très subtiles sur « Weights And Ties ». Il a assuré l’orgue et la batterie sur le dernier titre, « Track 13 » qui était avant tout un exercice expérimental.

C’est quelque chose qui est arrivé pendant que vous enregistriez le disque ?

Kristian Bell: Oui, tout ce qui est plus doux et mélodique n’étaient pas prévus. On a enregistré tout un tas de titres plus « heavy » avant et quelques uns étaient censés être des faces B. « Gravedweller » par exemple ; même après l’avoir écouté on ne pensait pas le mettre sur l’album.

C’est un morceau qui semble assez bien reçu pendant vos concerts.

Daniel Rumsey: Oui pour certaines raisons il déclenche ce genre de réaction quand on le joue sur scène.

Kristian Bell: C’est parce que beaucoup des morceaux sont « downtempos » et que celui-ci est très rapide. On aime jouer des titres rapides en fait, surtout si on considère que peu de nos chansons le sont. La plupart ont une autre façon d’être rapides…

Vous voyez-vous plutôt comme un groupe « live » ?

Kristian Bell: J’aimerais qu’on nous perçoive plus comme un combo de studio. J’ai plein d’idées audios qui ne demandent qu’à être mises en boîte.

Daniel Rumsey: On a tendance à nous voir comme un groupe de scsène car on a beaucoup tourné.C’est nous-mêmes qui essayons de trouver des concert ; on est devenus assez bons et nous en sommes très fiers.

Vous avez ouvert pour Future of the Left, The Cribs, The Growlers, etc. En est-il qui ont été mémorables ou vous ont inspirés ?

Kristian Bell: Metz. Ils sont séreiux et consitents dans ce qu’ils font.
Daniel Rumsey: Pulled Apart By Horses également.

Kristian Bell: J’adore The Growlers. C’était une super tournée. Fat White Family sont également un excellent groupe « live ». Leur album est excellent et il est dommage qu’il soit négligé. Ims se sont construits comme nous, sans prêter attention aux médias.

Ils y a peu, on prédisait la fin des g »uitar bands ». Pensez-vous qqu’il y a pourtant une nouvelle génération qui va à l’encontre de ce qu’on dit ?

Kristian Bell: Il n’y a qu’à regarder les affiches de festivals. IL y a de plus en plus de groupes de rock « heavy » et violents qui sont en tête d’affiche et certains d’entre eux ont moins d’un an. Drenge est devenu une attraction et je ne peux m’imaginer jouer notre répertoire à une audience venue pour des groupes de indie disco.

Daniel Rumsey: The Horrors y sont parvenus mais ils ne sont pas aussi « heavy » que ça.

Kristian Bell: J’adorais The Horrors à cette époque car ils faisaient le contraire de ce que tout le monde faisait.

Y-a-t-il une scène pour des groupes comme vous à Brighton ?

Kristian Bell: Il y en a toujours eu je crois. La musique psychédélique n’a jamais quitté Brighton. Quand j’y suis arrivé il y a plus de deux ans, on comptait déjà beaucoup de groupes psych/garage. C’est même un trop-plein parfois.

Le problème est que beaucoup partent ensuite à Londres…

Kristian Bell: Je discutais avec un type de Manchester récemment et il me disait qu’il n’y avait pas grand chose en ce moment. Ça me semble incongru quand on pense à touts les groupes qui en sont venus. Temple Songs sont de Manchester et ils sont excellents. On a joué avec eux récemment mais c’est vrai que Londres est devenu le salut pour beaucoup.

14 septembre 2014 - Posted by | Conversations

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