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The Ramona Flowers: « Dismantle And Rebuild »

Tirant son nom d’un personnage de Scott Pilgrim vs the World (film tiré d’une BD) ce quintet de Bristol est plutôt intrigant. Leur premier EP se nommait Dismantle et il a été le sujet d’une nombre conséquent de remixes dont Hot Chip, Ladytron et Alt-J.

Leur « single » « Vulture » a eu un certain succès, qui appelle à ce que ses chorus soient repris en concert et, cumulé aux reprises, Dismantle And Rebuild était pour le moins attendu.

Le titre d’ouverture, « Tokyo », démarre sur des sons électroniques et futuristes mêlés à des tonalités de guitares et des vocaux expérimentaux. « Brighter », ensuite, les voit changer leur fusil d’épaule et opter pour une atmosphère plus égayante comme son titre le suggère d’ailleurs. On ne peut s’empêcher au « Sweet Disposition » de Temper Trap qui avait permis à ces derniers de devenir un temps les chouchous des festivals estivaux.

La chanson-titre va apporter une nouvelle variation stylistique pour aborder des sonorités proches du « dubstep », puis « Lust And Lies » va se faire plus dépouillé par rapports aux plages précédentes. C’est peut-être sa simplicité qui rend la composition si belle.

« Friend of The Madness » verra à nouveau le groupe recourir à des expérimentations (vocaux haut-perchés, guitares pincées puis plaquées) alors que « So Many Colours » ne fera assister à une incursion de The Ramona Flowers vers un mode plus jazzy.

On le voit, le groupe n’est pas avare d’expériences et de prises de risques. Le résultat en est prévisible, trop d’idées jetées les unes après les autres, peut-être que Dismantle And Rebuild justifie en partie son titre, démantelé certes pour ce qui est de la reconstruction il gagnerait à être remixé.

**1/2

29 août 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Monomyth: « Saturnalia Regalia »

Monomyth a, très longtemps, été le secret le mieux gardé de Halifax. Ils vont certainement devenir désormais un des groupes de indie pop les plus populaire au Canada. Pourquoi tant de louanges  ? Sans doute par ce que, pour un «  debut album  », Saturnalia Regalia est un régal siil n’espas encore régalien.

Monomyth rappellent 54-40, pas tellement au niveau de leur son mais parce qu’ils partagent la même éthique qu’eux et font preuve des même qualités  : musicalité hors-pair, superbe «  songwriting  » et même volonté d’éviter ce qui pourrait être un riff facile ou une progression d’accords prévisible.

À écouter l’album de près, et bien qu’il n’y ait absolument aucun bouche-trou, le meilleur titre du disque est «  Pac Ambition  », un hymne folk-rock du plus bel effet. Une fausse-fin va introduire alors avec une poussée de guitare en distorsion menant ensuite à des loops confondants. Un autre exemple sera « Medecine Man » qui démarre au galop (guitares discordantes, percussions appuyées) comme si il s’agissait de se lancer dans un morceau punk pop avant de laisser place avec aisance à un passage dream-pop. Des chorus à la Beatles interviennent à contrepoint d’une mélodie où deuil et colère se mélangent. C’est sur ce schéma d’allers et retours sonique que fonctionneront la plupart des titres ; manière efficace de nous balloter entre inconfort et tranquillité.

C’est en entendant, ici et là, qu’on comprend ce que Monomyth cache sous son enveloppe pop, Saturnalia Regalia est ainsi un exercice réussi de retenue et de discipline, de vocaux aériens et d’instrumentation dissolue ; en parvenant à domestiquer les aspects bruts de sa démarche, Monomyth ne leur donne en fait que plus d’amplitude.

***

29 août 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire