No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Rx Bandits: « Gemini, Her Majesty »

Rx Bandits a toujours été un groupe associé au ska même si, depuis 2001 et Progress, ils ont commencé à expérimenter pour se tourner vers des atmosphères jouant avec l’espace et le temps, une tendance qui s’est prolongée sur The Resignation et …And the Battle Begunoù ils ils ressemblaient plus à un groupe de rock progressif doté d’une section de cuivres. Ceux-xi ont disparu avec Mandala en 2009 et Gemini, Her Majesty les voit, il semble, endosser cette étiquette, où, comme tant de musiciens, le fait de ne se reconnaître dans aucun genre.

C’est chose compréhensible dans la mesure où ; si nous avons tendance à trouver des dénominations, celles-ci n’ont plus aujourd’hui beaucoup de valeur. En même temps, il est important de souligner que Rx Bandits ont toujours parlé de Gemini dans leurs premières œuvres d’autant que les meilleurs passages de l’album sont indubitablement enracinés dans leur passé ska et pop punk. « Wide Open » et « Stargazer » prennent vie non pas dans des imbrications musicales mais dans des chorus doucereux, équilibrant et limitant avec efficacité les penchants du groupe pour une expérimentation emphatique.

La voix de Mathhew Embree continue d’être une arme redoutable ; il est un des rares chanteurs à simuler un chant en Espagnol sans sonner de manière irritante et ses textes ambigus contiennent toujours de subtiles allusions politico-lyriques.

L’espace sera un thème omniprésent on s’en doute mais il est mêlée à des questions sur les relations humaines (en particulier la tentation) pour délivrer ainsi des notules plus personnelles (« Star Gazer » où une personne est à la fois une star et une esclave de la mode).

Au niveau de l’instrumentation, grand effort sera accordé au cosmique, et ceci n’est pas toujours du meilleur effet en particulier à la fin de l’album. Les harmonies célestes de « Will You Be Tomorrow » s’embourbent tr ès vite dans l’incohérence et «  Meo !! Meow ! Space Tiger » mouline interminablement sur fond de reggae et de bruits de jeux vidéos. « Penguin Marlin Brando » sera sans doute une faute d’orthographe volontaire, exemple d’un disque qui se veut « trippy » et excentrique mais ne décolle que partiellement.

**1/2

27 août 2014 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

King Creosote: « From Scotland With Love »

King Creosote est un artiste de Glasgow dont le véritable patronyme est Kenny Anderson. Sus ce nom ou avec d’autres musiciens il a sorti de nombreux CDs tous aussi divers les uns des autres. Sa démarche s’apparente à celle de Gruff Rhys (Super Furry Animals) et son dernier disque a été indirectement réalisé à la demande des autorités célébrant les Jeux du Commonwealth.

C’est donc un album d’autant plus intéressant car il est inspiré d’évènements sportif mais surtout parce que From Scotland With Love est, indépendamment se son contexte, un disque jalonné de pièces musicales assez remarquables.

La première écoute ferait penser à un la bande-son d’un documentaire émanant d’une « art school » et consacré à l’Écosse et ayant pour but de rendre hommage à un certain mode de vie. Le précédent, Diamond Mine, était la bande-son, d’un film imaginaire ; ici le procédé reste identique. Le film de Virginia Heath créé pour ces jeux présente des archives exclusives des évènements passés, pour King Creosote c’est une façon de mettre en valeur son mode de production favori : l’esquisse de vignettes personnelle et emphatiques.

Musicalement, on reconnaîtra sa voix en falsetto douce-amère, vectrice de tristesse et de douceur et les arrangements cinématographiques dont il est coutumier. La vie quotidienne sert de toile de fond avec quelques exceptions notables, « Largs » qui est une ville de plage accueillant les épreuves d’escrime et dont la pulsation évoque un rythme de carnaval. À l’autre bout de l’échelle musicale, on trouvera «  For One Night Only » , exercice indie si lo-fi qu’l pourrait passer pour un morveau de Belle & Sebastian.

Le sommet du disque sera un exaltant « Pauper’s Dough », un regard en arrière sur les luttes pour une vie meilleure qui ont jalonné le siècle dernier. Le film est muet, mais les textes de Anderson parviennent à lui donner une certaine éloquence grâce à la puissance de ses mots. Et si, rien dans From Scotland With Love n’égale la brillance de son chef d’oeuvre Diamond Mine, rien non plus n’en est très éloigné.

***1/2

27 août 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire