Alvvays: « Alvvays »

Alvvays est un quintet canadien dont ce premier album éponyme est une collection de neuf titres brefs mais dont la concision met à merveille en valeur le côté étincelant de leur indie-pop enrobée comme une douceur sucrée. Le groupe tient son inspiration du « C-86 movement » cette cassette compilée en 86 par le NME mettant en valeur la nouvelle scène indépendante anglaise.

On ne sera donc pas étonné d’y entendre l’influence de The Wedding Present mais on y découvrira aussi certaines références au garage-pop américain des débuts avec ces tendance à utiliser la guitare en mode « fuzzy ». Ajoutons-y une sorte de paresse rêveuse et mélancolique héritée de Teenage Fan Club et la tableau sera complet.

Le disque s’ouvre sur un punchy « Adult Diversion » suivi par un « Archie, Marry Me » qui ouvrent tous deux le bal sur une note de noisy pop et d’harmonies vocales dont le côté accrocheur est véhiculé par un manque d’expression qui contraste avec les mélodies nerveuses.

L’interaction entre les guitares acérées et les vocaux en cascade de Molly Rankins ajoute intérêt à la chose mais Alvvays ménagera d’autres surprises.

« Party Police » est un morceau dont la mélancolie s’exprime au travers de synthétiseurs et les guitares qui s’entremêlent sur « Atop A Cake » nous remémoreront Orange Juice.

Musicalement Alvvays va se reposer invariablement sur les mêmes schémas en distorsion et en reverb qui ont obsédé toute une génération de groupes indie-pop mais la qualité de leurs compositions et leur habileté instrumentale leur permet de se hisser au-dessus.

À cet égard ce « debut album » est plus que prometteur : on y trouve des titres dont le niveau rappelera The Pain Of Being Pure At Heart ou Veronica Falls tout en y amalgamant un goût très sûr pour la bravache punk, la « dream pop » ou l’émerveillement mièvre que véhicule parfois la pop sucrée.

Alvvays ne se contente pas de compter sur les schémas établis par ses prédécesseurs ; ils parviennent à attirer notre attention aussi bien dans les attaques carrées que dans les climats les plus oniriques.

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