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The Mastersons: « Good Luck Charm »

Dans la country, la collaboration d’un duo mixte est presque une tradition. The Mastersons est un couple marié qui ont le privilège de travailler avec et de bénéficier du soutien de Steve Earle et sa femme Allison Moorer qui, compositrice elle aussi, ne peut qu’inspirer de manière féconde les Mastersons.

La majorité des vocaux sollicite une attention dirigée sur Eleanor Whitmore dont la voix douce assure l’essentiel du « lead singing » et est particulièrement mise en évidence. Son mari Chis Masterson pourvoit aux harmonies et au travail aux guitares. La production est assurée par un vétéran de la scène country-rock, Jim Scott, et elle permet au matériel un élan sonique plus assuré dans sa façon de sortir des speakers que sur leur premier opus.

Musicalement, Greg Leisz fait des merveilles à la « pedal steel » et Whitmore est impressionnante au violon en particulier quand elle se lâche sur « Anywhere But Here ».

Les compositions sont généralement basées sur le relationnel , exécutées de façon enlevée et parfois peu éloignée de la pop. Ainsi « Easy By Your Side », le virulent « If I Wanted To » et la chanson titre au riff accrocheur pourraient se faire aisément un chemin auprès d’une audience sensible au commercial.

« Cautionary Tale » apporte une touche plus réfléchie et pensive avec un groove mid-tempo et des textes sombres sur la facilité avec laquelle on peut perdre son identité dans notre ère numérique et « Time Is Tender » apportera une touche finale à la fois mélancolique et pleine d’espérance à Good Luck Charm.

La seule différence avec Steve Earle est que rien ici n’est joué avec urgence et intensité ; c’est une indication que, tout inspirés qu’ils soient par ce dernier, le duo est conscient de la direction dans laquelle il s’engage. Son country-rock plein de résonances possède des vocaux somptueux et des mélodies d’une fluidité exemplaire qui pourraient en faire une bande-son idéale pour ces moments où les soirées seraient douces et les jours ensoleillés et propre à la paresse.

***1 /2

29 juillet 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Matt KIvel: « Days Of Being Wild »

Sur son deuxième album, Matt Kivel, chanteur compositeur indie folk, alterne entre un chuchotement comme enraciné dans la terre, parfois même légèrement truculent, et une phrasé de « crooner » doux mais aussi tendu. Il fait de sa voix un instrument curieux, harmonieux mais également discordant, puissant mais avec une manière lente et tranquille.

Sur Days Of Being Wild, « Underwater » le voit pousser de plus en plus haut son registre vocal au fur et à mesure où le morceau devient de plus en plus dramatique avant que son falsetto ne se brouille parmi les syntés qui agissent en arrière plan. Même dans des moments aussi intenses, Kivel nou donne le sensation qu’il aspire à disparaître derrière la musique, à se perdre lui-m^me au sein de ses compositions.

Auparavant bassiste dans des groupes indie de Los Angeles (Princeton, Gap Dream…) Kivel a opéré avec confiance cette transition le faiant passer d’accompagnateur à leader sur son premier opus, Double Exposure.

guitare acoustique, des synthés désassemblés et cette voix étrange qui est la sienne. Days Of Being Wild développe doucement sa palette, y ajoutant une instrumentation plus étoffée et même un groupe rock à part entière.

Il dit avair été inspiré par des « classiques » qui passaient à a radio, le genre de titres qui sont présents universellement mais qui demeurent ignorés. On trouve un peu de cette démarche dans un rythme qui ne s’accorde aucune pause de « Insignificance » et les accords puissants (ou « power chords ») de « Blonde Boy » qui pourrait passer un la déconstruction d’un morceau des Cars.

Double Exposure donnait la sensation de s’égarer parfois, Days Of Being Wild sonne beaucoup plus compact et focalisé ce qui sied très bien à Kivel dans ses moments les plus pop, et même populistes où le falsetto revêt une importance que le chanteur véhicule avec un naturel qui n’exclut pourtant pas une irrémédiable sensation de solitude.

***

29 juillet 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire