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Comet Gain: « Paperback Ghosts »

Il est mille manières de se détendre en écoutant de la musique et celle de Paperback Ghosts le nouvel album de Comet Gain est à mille lieues de ses débuts punks et « riot girrrl » des années 9O. Pour ceux qui connaissent ma ce groupe difficile à classifier il sera surprenant de déterminer sa nature, même à l’intérieur des ruminations « indie » quand on se trouve face à des compositions aux structures complexes comme le sont « Sad Love And Other Short Stories » ou « Wait ‘Til December ».

Le combo a énormément changé en matière de line-up et seul demeure leur leader David Feck après que Comet Gain se soit, une première fois, séparé en 1997. Aujourd’hui est venu le temps d’une métamorphose graduelle en direction de sujets plus sensibles et poétiques dont Paperback Ghosts en est la traduction musicale mais aussi figurative tant la jolie pochette du disque indique à merveille ce qu’on va trouver à l’intérieur. Celle-ci s’orne de tons divers, à la fois apaisants mais aussi de nuances plus intenses qui rappelleront que ce septième album n’est pas non plus débarrassé de cette pavane quelque peu arrogante qui caractérisait Comet Gain.

« (All The) Avenue Girls », « Breaking Open The Head Part 1 » aet le titre clôturant l’album « Confessions of a Daydream » plairont à ceux qui ont été des fans de la première heure quand le groupe se lançait encore dans le garage rock avec des vocaux (Feck et Rachael Evans) s’y nichant comme si ils étaient chez eux.

C’est un des éléments clef que de constater ainsi comment es deux vocalistes se promènent avec aisance tout au long de l’album et abordent les genres qui en émergent avec une facilité que nul ne peut nier. Ils donnent créance à ces récits d’amour et de perte comme avec ces cheminements dans leur ville natale qui accompagnent « Long After Tonight’s Candles Are Burnt », une histoire folk-pop contemplative évoquant l’univers de Bright Eyes ou « Far From Trhe Pavilion », un hymne sur lequel on ne peut s’empêcher d’opiner. D’une façon générale, il sera difficile de définir Paperback Ghosts mais c’est en cela que réside sa beauté.

Leuts textes et leur mélodies ont le pouvoir de parler à beaucoup d’entre nous et, même si peu morceaux résonnent véritablement, il est garanti que certains d’entre eux amèneront à notre esprit des souvenirs de chagrins d’amour ou d’angoisse et de la façon dont on est parvenu à les surmonter. Paperback Ghosts est une véritable œuvre d’art, pleine de tonalités enchanteresses, romantiques et douces amères, de guitares frappées de façon lo-fi comme il se doit et de beats presque rustiques.

On y trouve un délicat équilibre entre tristesse et joie ; une musique qui n’est pas que musique mais aussi poésie créative et peuplée de fantômes. Mais derrière ce mystère caché l’atmosphère n’est jamais inquiétante et s’avère plutôt folky ; capturant un moment au milieu de ce temps qui s’écoule et de ces heures magiques que Paperback Ghosts s’emploie avec succès à nous faire partager.

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23 juillet 2014 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire