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Turn To Crime: « Can’t Love »

Entre shoegaze, psyche-rock, et garage expérimental ; le nouvel album de Turn To Crime ce groupe de Detroit, semble vouloir afficher un peu de tous ces registres. Le projet de Derek Stanton, surnommé Aweome, est devenu un combo qui s’est extirpé de l’influence d’Iggy Pop pour aller vers quelque chose de plus unique.

Turn To Stone, c’est toujours Detroit, mais pas son image d’Épinal à savoir celle de ce qui avait pour nom Motor City mais celle de Can’t Love, un artefact qu’on ne peut résumer avec les réponses faciles qui étaient celles des allégories façon MC5.

Turn To Crime est un groupe composé de Derek Stanton aux vocaux, de Derek Stanton aux guitares et de Derek Stanton pour tous les sons environnants. Les problèmes logistiques inhérents à ce genre de « line up » sont résolus ici par la participation de deux musiciens de Detroit, Dorian Foerg et Ian Saylor.

L’album semble être conceptuel dans la mesure où il a un fil thématique qui court en son long et que le tracklisting résume à merveille : dépression, mort, renaissance, rédemption. Stylistiquement on y trouve un sentiment d’urgence ; d’un « aujourd’hui et pas demain » qui est façonné quand on parcourt les textes et les structures musicales.

Pris dans son ensemble, Can’t Love est très pressant, mais choisies les unes après les autres les plages peuvent nous désarçonner. « Sunday’s Cool » est censé être le « single » mais il s’avère un peu répétitif et « Forgiveness » déclenche la même sensation de chose ressassée à l’envi et, si l’urgence se manifeste dans ces morceaux, elle ressemble plus à celle d’un caprice d’enfant réclamant ce qu’il ne peut avoir. « I Can’t Not Love » est une longue jam shoegaze avec des riffs à la Sonic Youth, impeccablement exécutée mais manquant de direction.

Il faut pourtant rendre justice à Stanton, il s’aventure ici dans des territoires totalement différents ce ceux de son précédent groupe, Awesome Colour qui ne s’éloignait pas du moule garage rock. Ici le risque vaut d’être apprécié ; ‘Can’t Love » traduit à merveille les affres de la dépression tout en en faisant une chose presque prosaïque et décente à milles lieues de la tristesse étalée qu’elle pourrait être chez d’autres.

De ce point de vue, ce titre à un sens de nouveauté, de chose qui n’a pas déjà été entendue et il est à l’image de l’album à qui il donne son nom. Celui-ci mérite plusieurs écoutes attentives, un peu comme ces cris d’enfants qui cachent une autre détresse ; à ce titre sa brièveté est un atout. Il s’agit d’un mouvement qui révèle peu à peu sa logique interne. N’est-ce pas difficulté d’accès qui rend la jouissance plus gratifiante ?

***1/2

8 juillet 2014 - Posted by | On peut se laisser tenter | , ,

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