Strand Of Oaks: « Heal »

« Je suis né à mi-chemin, peut-être trop tard, tout ce qui est bon a déjà été accompli. » Ainsi commence « Shut In », une plage au milieu de Heal de Strands Of Oaks qui résonne comme une personnification que ferait Jim Jones de Bruce Springsteen. On peut espérer que Tim Showalter ne croit plus en ces lignes et d’ailleurs ce cinquième album fonctionne comme une argumentation contre cette idée.

Indépendamment des nombreuses influences qu’on peut déceler, l’histoire de Heal est intrigante. Les textes sont directs et honnêtes, remplis d’aveux où la mauvaise image du soi est omniprésente, mais véhiculés avec une fermeté qui les fait sonner comme de la véritables poésie. On ne critiquera donc pas cette propension à mêler les compositions ensemble ; un « Goshen ’97 » qui amalgame The Smashing Pumpkins et la participation de J. Mascis, « JM » un hommage à Jason Molina, ou le riff de la chanson titre qui rappelle « Give Out » de Sharon Van Etten.

Showalter saute ainsi d’un genre à l’autre chanson après chanson comme si il lui était nécessaire d’exorciser ses démons de haines de soi où qu’il puissent se situer et qui ont nom : addictions, peine des coeur ou aliénation. Tout cela sonnerait bien lugubre si l’effet final n’était pas celui d’une catharsis et si la musique n’téiat pas si jubilatoire et pleine de vie.

Showalter peut à un moment « perdre sa foi envers les gens » mais il l’équilibre par du rock and roll exubérant et débridé ; chose qui nous fait comprendre que sels les gens qui ont connu les abysses peuvent rendre positifs des cauchemars personnels.

Les albums précédents de Strand Of Oaks s’étaient cantonnés dans une niche folk totalement mise de côté sur Heal. Les moments rock ne baignent dans aucune ironie, comme si Showalter vivait dans un mode étranger à ce concept. Sur « Mirage Year » ou « Wait For LOve » il se permetet même de faire plus Coldplay que Coldplay eux-mêmes et nous invitant dans un monde où le pouvoir de la création est nécessaire comme s’il s’agissait de nous guérir (« heal ») de nos traumas. À l’écoute de ce disque, il semble avoir réussi à le faire, au moins déjà pour son auteur.

***1/2

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