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Stagnant Pools: « Geist »

Ce duo shoegaze basé en Indiana combine les arpèges de guitares et les vocaux de Bryan Enas avec les rythmes de son frère Douglas. Le nom du groupe a une connotation assez brumeuse et presque sans vie etGesit, le titre de leur deuxième album implique que nous avons à faire à quelque chose de fantomatique ou de spirituel.

Il est vrai que le disque conjure des éléments qui ne semblent pas de ce monde et qui sont aussi véhicules de peine un peu comme si il s’agissait de réveiller des échos de Joy Division, Slowdive ou My Bloody Valentine et d’y ajouter une touche « emo ». Cette approche onirique est assez familière mais elle ne fonctionne pas toujours tant on a parfois la sensation que trop de chose se catapultent que l’on est incapable de pouvoir ressentir quoi que ce soit dans cet embrouillamini.

La médaille de ce revers est néanmoins que c’est une démarche qui est bonne pour un esprit créatif, tout comme une oreille qui est sensible audit esprit. Le titre d’ouverture, « You Whir », contient une sorte de pesanteur qui ne s’intègre pas aux nuances émotionnelles du morceau ; la chanson donne envie de s’intéresser au « beautiful nothing » auquel fait allusion Bryan mais les arrangements font qu’il est difficile de se concentrer dessus. La voix est même, par moments, si affectée qu’on a peine à s’identifier à ce qui est un marmonnement si proche de l’inertie qu’il n’est pas loin de l’absurde.

Peut-être est-ce cette approche qui stimule l’imaginaire même si les textes ne sont pas toujours des plus profonds. Ce qui rendra alors Geist assez curieux et que cet déséquilibre n’est pas totalement négatif. Quand Bryan évoque l’impuissance et le désarroi il est clair que pour lui le bonheur ne peut être que fugitif. La musique parvient alors à satisfaire le côté créatif qui sommeille en chacun mais celui-ci est perclus par des voix mortes si peu imaginatives ni variées qu’on s’en extrait avec une sensation d’ennui.

On pourra aisément être entraîné dans la rêverie avec cet album, mais pas vraiment vers un vagabondage de l’âme. Le « fuzz » créé par les guitares et la batterie incitent plutôt à la somnolence et à ce qu’une musique reposant sur le cyclique peut impacter. Des morceaux comme « Filed Down » peuvent nous engager dans une écoute plus vive mais il est difficile de rester longtemps sensible à ce sens du vide, pas assez de temps pour continuer à capter notre attention.

**1/2

16 juin 2014 - Posted by | On peut faire l'impasse | ,

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