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Conversations: L’Impertinence de l’Art (Interview de Tori Amos)

Une rencontre avec Tori Amos est toujours un plaisir ; non seulement par la grâce intrinsèque qui semble l’animer mais aussi par l’inspiration qui donne à cette artiste une approche unique dans laquelle rien ne paraît vouloir l’effrayer. Que ce soit par ses incursions vers la musique classique, « ses concept albums » où mythologie se mêle à une observation de la condition féminine qui n’est jamais vindicative, Amos a le don d’éclairer, d’expliquer, quand onscandales gouvernementaux ne seront pas épargnés. privilège rare de se retrouver en sa compagnie pour nous parler de son nouvel album Unrepentant Geraldines ; un retour à un son plus pop-rock qui ne l’empêche pourtant pas d’être toujours aussi articulée et de continuer à suivre cette dédicace un jour gentiment apposée sur une de ses pochettes de disques : « Keep on thinking ! »

« Je ne suis allée nulle part », précise-t-elle quand on aborde cxe nouvel opus. Comme si, cinq ans durant ses albums prestigieux (Midwinter Graces en 2009, Night of Hunters en 2011 ou Gold Lights, une collection de réarrangements classiques de certains hits alternatifs en 2012), se retrouver à 50 ans et retrouver l’inspiration pour se reconnecter à la pop n’était même pas un défi, mais juste une chose naturelle.

Le disque s’éloigne de ses canons thématiques, d’ailleurs, et apparaît comme une suite de morceaux indépendants les uns des autres même si le titre se réfère à une esquisse d’une femme en repentance prénommée Geraldine, peinte par Daniel Maclise, un artiste du 19° siècle. Pour ceux qui sont familiers avec l’oeuvre de Tori Amos, en particulier à ses allusions Marie Madeleine, cette référence à l’iconographie chrétienne ne sera pas une surprise;ce sera une autre manière pour elle d’aborder des thèmes plus contemporains et actuels dans lesquels la NSA ou autres scandales gouvernementaux ne seraient pas épargnés.

Unrepentant Geraldine nous fait donc retrouver une Tori Amos dont l’esprit est toujours aussi insoumis et dont la confiance ne se démentira jamais tout au long de cet entretien.

Tout au long des années précédentes, celles qui ont suivi Abnormally Attracted To Sin, vous avez travaillé avec des masses de gens différents : des orchestres, des musicologues, des écrivains, des acteurs ; ici vous êtes, non seulement retourné à la pop contemporaine, mais avez enregistré dans cotre propre studio en Cornouailles. Comment s’est passé la transition ?

C’était je crois inattendu. Les titres de cet album ont été composés pour répondre à des choses que je ressentais. Je sais que ça peut sonner vague mais ça n’a pas été calculé. Les morceaux ont commencé à apparaître sans doute en réponse à des choses qui se passaient à l’époque et je ne savais absolument pas que je ferai un nouvel album pop. Bien sûr ça pouvait être possible car dans votre tête il y a toujours ce désir inconscient de changer (Rires). Et puis ces éléments sont devenus de plus en plus personnels voire privés. Je ne les jouais pour personne mais ils venaient à moi et j’ai commencé à les monter à mon mari (Mark Hawley). Il m’a alors dit que c’était ce que j’avais besoin de faire. En même temps j’étais en plein dans mon projet avec le Metropole Orchestra et les répétitions allaient commencer. ll a été décidé de les enregistrer quand j’aurai du temps et que, par conséquent, l’approche allait être différente. Je n’avais pas le tmps ni assez d’espace pour faire venir tout le monde par avion en Cornouailles aussi je prenais le train et m’y rendais dès que j’avais un moment. Mark et moi avons tout fait et tout joué, sur la pochette il est remercié sous le nom de Mac Aladdin. On a travaillé sur les guitares, le piano et tout ce qui se passait dans le registre du milieu de gamme et ensuite nous avons construit les morceaux autour de ces derniers éléments.

Quand on entend le mot « repentance » on l’associe à confession ? Et on a souvent dit que votre œuvre était confessionnelle. Ici il n’y a rien de cette nature ; que signifie pour vous « unrepentance » ?

C‘est une chose pour laquelle il fait se forcer si on veut l’atteindre. Le faire c’est s’ouvrir aux autres, mûrir . Il vous faut également savoir où vous êtes et ne pas sentir obligé de s’excuser pour y être. Vous ne le devez pas et ne le pouvez pas ! Si vous pensez que vous avez besoin de changer, faites-le maintenant ! Cela ne veut pas dire que plus tard vous ne ferez pas quelque chose de différent ; il s’agit de ne pas être dans la repentance (« unrepentant ») » au moment voulu. A contrario ça ne signifie pas qu’on ne peut rien changer et de se résigner ; il s’agit juste de prendre en compte là où on se situe à un moment donné. Quand on est un artiste qui explore des tas de choses, ça peut varier d’une semaine à l’autre en outre. Mais en ce moment, je suis avec vous, nous avons cette nouvelle conversation et c’est là que se situe la magie des choses. C’est à partir d’instants divers que les idées prennent forme et il faut en être conscient car si vous n’êtes pas vraiment concentré elles vont s’évanouir et vous n’aurez fait que les effleurer. C’est cela qui peut vous faire dire qu’en tant que musicien vous être capable d’autre chose que de répéter huit éternelles mesures. C’est ainsi qu’est venu « Oysters » : comme des petite gouttelettes ici et là et j’ai vraiment dû me coller à elle pour les comprendre et en faire un tout. Cela m’a pris presque deux ans mais elles me trouvaient partout où j’étais.

Sur « 16 Shades of Blue » en particulier vous explorez le vieillissement. Il y a cette phrase : « Tu as bousillé ma vie avant même qu’elle ne commence. » Comment vous situez-vous par rapport aux générations plus jeunes ?

La première ligne en est : « Ainsi tu penses que c’est fini. » Quel que soit votre âge cela impacte votre vie, vos rêves, ce sur quoi vous travaillez et ce que vous pensiez être votre avenir cinq ans avant. Si vous retournez cinq ans en arrière et que vous vous regardez, vous ne verriez pas ce que vous voyez aujourd’hui. À l’époque je discutais avec des gens entre 20 et 30 ans et ils étaient malheureux de la tournure que prenait leur vie. Ils avaient des qualifications, ne pouvaient trouver aucun travail aussi il faisaient d’autres choses. Ils se posaient des tas de questions : « J’ai payé pour cet apprentissage et je ne me vois aucun futur avec ce que j’ai pu apprendre. » Ils se disaient au fond qu’ils avaient tout foiré. Leur idée était : « Je suis responsable de cette erreur et c’est ce mauvais choix qui m’a fait dérailler. » Chaque jour ils étaient un peu plus minés si bien qu’à la fin ils n’avaient plus aucune énergie pour se battre. Il vous faut pourtant le faire mais comment ? C’est de cela que traite ce morceau et de la pression que tout le monde oeut subir à tout âge. « 16 Shades » est un cri, un désir, un manque une expression de désespoir face au besoin que tout change. C’est pour ces gens que je chante dans ce morceau.

Vous ne serez pas surprise si je vous dis qu’il y a une qualité cinématographique semblable à celle de Thelma & Louise dans « Trouble’s Lament ».

Je suis heureuse que nous voyons l’histoire de ces deux filles sur la route de cette manière. J’espère que ce sera la cas quand on verra la vidéo. J’y conduis une vieille Cadillac et j’adorais l’idée que le morceau était personnifié par une jeune femme qui essayait de fuir ce personnage satanique. Ça peut être un Satan très puissant appartenant au monde de la finance par exemple mais, quel qu’il soit, elle n’a aucune idée de la raison pour laquelle il la poursuit. Je raconte donc l’histoire et elle et moi nous réunissons nos forces pour nous en sortir C’est très vraisemblablement un Satan issu du monde des affaires, ça remonte à très longtemps dans mon esprit. Je souhaite que chacun y voit la même chose.

Puisque l’on parle des personnages féminins, toujours intéressants chez vous, (Rires) « Promise » est un nouveau duo avec votre fille Tash. Comment a-t-elle mûri en tant que chanteuse ces dernières années et qu’est-ce que représente pour vous le fait de chanter avec elle à ce niveau ?

Eh bien elle a beaucoup travaillé sa voix, surtout le côté « soul » qu’elle possède. Elle s’est immergée dans ce type de musique , en outre elle est autant britannique qu’américaine et elle me frappe comme étant semblable à toutes ces chanteuses anglaises qui embrassent la soul américaine comme si c’était génétique. Je l’observe et vois la chose se produire d’autant que ça n’est pas du tout mon orientation. J’adore la soul mais si j’essayais d’en chanter je sonnerais comme une sorcière sur son balai. Il faut se rendre à ce que votre voix vous permet. Quand je l’ai écourtée je me suis aperçue que la chanson était axées sur son registre. On en a donc beaucoup parlé et on a décidé de lui donner vie. Je suis la mère, elle la fille on s’est dit : « Partons de cela. » Ceci dit, parfois, il lui arrive de me dire en regardant une vidéo sur youtube : « Maman c’est plus de ton âge, il est temps d’aller au lit. » (Rires)

On a donc parlé de cette mère et de cette fille se faisant des promesses vant que cette dernière n’aille dans une sorte de pensionnat à Londres. C’est d’ailleurs elle qui nous a laissés tomber et pas le contraire. Elle nous a dit : « Tu sais je vous aime tous les deux mais je dois vivre ma propre vie. » Et c’éiitt quand elle avait 11 ans. Elle avait appris que certaines filles n’entretenaient pas de bons rapports avec leurs mères et on parlait de ça. Pourquoi ? La dynamique d’une relation mère-fille est bien complexe. Il fallait qu’on s’écoute l’une l’autre et ne pas faire des choix pour l’autre personne. C’est une question de respect que de savoir que personne ne peut avoir réponse à tout. Il doit y avoir un endroit où on permet à l’autre de nous apprendre quelque chose.

À l’époque de American Doll Posse vous avez déclaré qu’après quelques années de « paix et de calme » vous étiez prête à « reprendre la tomahawk » car votre fille pouvait désormais faire la différence entre Tori la Mère et Tori l’Artiste. Elle semble assez impliquée dans les décisions aujourd’hui.

Tout à fait, oui ! Elle est très présente pour son âge. A 13 ans et demi elle m’expose à des choses dont je ne peux avoir conscience ; la scène, les concerts, c’est difficile à décrire. Ça m’oblige à sortir d’une bulle dans laquelle je suis susceptible d’entrer assez facilement. Donc quand quelqu’un vous secoue et vous révèle à d’autres choses, fatalement vous commencez à penser différemment. Ça affecte aussi votre façon de communiquer. Elle est donc très active par rapport à ce que je fais mais elle reste indépendante et conserve ses propres points de vues.

Vous avez, dirait-on, bien réfléchi à ce que représentait le fait d’être encore « présente » à 50 ans. Comment peut-on, selon vous, déconstruire le cliché de la chanteuse-compositrice atteignant un âge comme le vôtre ?

À 49 ans ça me préoccupait, on commence à penser à des tas de choses. Tash m’a même dit : « Il faut que tu t’y fasses, maman, parce que si tu n’y arrives pas ça voudra dire qu’il n’y a plus rien de réjouissant passé un certain âge ». Nos deux grands-mères, 85 et 86 ans sont encore en vie. Elle a continué ainsi : « En fait, tout ce que tu me dis est que tout va peu à peu se décomposer. » Alors quand vous êtes dans l’industrie du disque et que vous êtes un « songwriter » vous imaginez le choc que ça peut avoir. N’importe quel compositeur vous le dira : ce que vous écrivez doit rester pertinent. C’est une carrière qui suit une trajectoire différente de celle de quelqu’un qui est juste un interprète. Ce que vous écrivez dot résonner chez les gens de tous âges. Vous devez être dans le monde de la musique pour être un « songwriter » ; peut-être que dans la country vous pouvez aborder d’autres thèmes mais dans la pop et le rock vous devez être capable de chanter à propos de n’importe quoi si vous voulez durer. Dans le cinéma, certains rôles très spécifiques sont créées pour vous. Dans la pop-rock je dois, moi-même, me frayer mon propre chemin pour demeurer en phase. Ainsi me sont venues toutes ces idées de chansons, elles sont issues d’un endroit qui n’est pas celui où j’étais à l’époque. Quand j’ai commencé à écrire, je ne savais pas ce qu’il en adviendrait; je n’y trouvais aucune chaleur, aucun intérêt. J’ai essayé d’en parler à d’autres personnes mais ils étaient tous focalisés sur mes autres projets. Vous vous rendez compte ? Ils me parlaient de tout sauf de ça ! Ça n’a jamais été mis sur le tapis, comme si ça n’avait jamais fait partie de mon passé ou de mon présent. J’ai donc dû générer ce courant et je l’ai fait grâce à Mark. Il n’y a jamais eu beaucoup d’intensité dedans ; je crois que tout ce que je faisais autour avait drainé toute mon énergie et m’a conduite à ça.

C’était comme si vous deviez vous réinventer plutôt que de faire un « come back ».

Exactement ; je n’allais nulle part. J’ai sorti des disques sur Dutsche Grammophon ces cinq dernières années mais c’était un genre totalement différent et je ne contribuais en rien à la pop. Aussi pour ré-entrer dans ce champ, il me fallait être claire à propos de mes intentions et où je puisais l’énergie. Je l’gnorais jusqu’à ce que mes compositions me le montrent car, au bout du compte, ce sont elles qui ont été le moteur. Si j’avais été dans les abysses elles ne seraient pas arrivées pourtant. C’était une situation inextricable assez étrange.

Nous en avons déjà parlé mais pourquoi pensez-vous que votre âge est important ou intéressant pour les gens qui composent votre audience ?

Vous savez comment fonctionne l’industrie de la musique.Tout comme votre question, c’est une réalité à laquelle je ne sais pas répondre. La vérité est que il y a plus d’hommes de 50 ans qui voient leurs contrats renouvelés que de femmes. J’en ai encore un, cela me motive et m’excite. Avec cette opportunité que j’ai saisie, il était important que j’affûte mon stylo durant ces trois dernières années dans l’optique d’un disque. Un peu comme si ce serait le dernier que vous feriez. Il y a une concentration énorme et passionnelle quand vous atteignez l’âge de 50 ans, que vous sentez encore votre puissance et que vous pouvez la combiner à la sagesse. Pour un homme, il s’agit juste de continuer dans son statut de mâle, il en est tout autre pour une femme. Culturellement, ça n’est pas ainsi qu’on voit les femmes. Je voulais donc devenir mon propre « leader » de femme de 50 ans et ne pas me protéger derrière l’excuse culturelle. Tash m’a dit : « Empare-toi de ça avec tes deux mains et rock ! » Je lui ai dit : « One woman show », elle m’a répondu « one woman show ». (Rires)

Dans votre oeuvre vous avez toujours semblé posé la problématique de l’hégémonie masculine plutôt que l’attaquer.Sur Strange Little Girls vous avez même fait un album de reprises de chansons toutes écrites et interprétées par des hommes. Quel image ont-ils selon vous dans Unrepentant Geraldines ? Ils semblent si…

romantiques n’est-ce-pas ?J’ai toujours affirmé que mes compositions étaient féminines par essence. Ce sont des chansons qui ont leurs propres formes et couleurs ; elles véhiculent cette énergie propre à l’amour profond. L’essence masculine est différente mais il y a toujours une connexion. Sur « Wheatherman » le morceau parle de cet espace qui existe pour tous et qui nous pousse à aimer, peu importe qui. Dans la chanson l’amour qu’il portait à son amant est si fort que je le nomme, métaphoriquement, sa promise (« bride »). À cause de la mortt, il ne peut pas continuer ; il n’y est pas prêt. C’est donc la nature qui va décider de lui rapporter une part de l’essence de sa promise et lui permettre d’avancer. Ce morceau révèle la compassion qui peut régner dans le monde du spirituel mais il l’autorise à conserver cette romance. Il y a d’autres titres, « Selkie » par exemple, où l’essence masculine se montre très romantique. Ce sont des compositions qui étaient très spécifiques à un certain moment et où les mélodies étaient si fortes qu’elles exigeaient une narration qui soit à la hauteur. Parfois je m’en éloignais et me disais que j’allais écrire autre chose mais le morceau me rattrapait et me disait : « Non ! Il s’agit de  « Weatherman » ! Tu n’écoutes pas, tu n’entends pas l’histoire ! » J’en étais tétanisée et puis je me mettais à jouer, à jouer et à jouer. Mark m’y poussait et me disait : « Il faut que tu permettes à cette chanson d’exister. » Pareil pour « Invisible Boy », il fallait que le compassion et non la pitié puisse être racontée. Il y a des hommes dans cet album, des hommes forts, tous. Même si ils sont vulnérables et qu’il y a un espace fragile en eux, il y a une grande force dans leur vulnérabilité.

« Wild Way » capture vraiment la complexité et l’intensité d’une relation qui dure longtemps ; cette ligne ténue entre amour et haine. Qu’est-ce qui maintient votre état amoureux ? T apportez-vous toujours des perspectives nouvelles à ce sujet ?

C’est une bonne question, mais être amoureux signifie tant de choses. Être profondément amoureux signifie que vous avez vu tous les aspects de l’autre. Ou que vous n’en êtes pas loin (Rires). Vous devez alors prendre du recul par rapport à ttoute cette palette et vous demander si ça n’est pas trop intense, ou tendu. C’est le bon côté d’une relation durable ; vous explorez toutes les facettes de l’autre, toutes les situations et les expériences. Cela vous met tous les deux au défi mais cela vous permet aussi d’être encore plus amoureux.

Pouvez-vous nous dire comment vous avez abordé vos « backing vocals » sur Unrepentant Geraldines ?

C’est vrai que beaucoup de temps est passé avec eux et encore plus dans cet album. C’est un travail lourd, il fait les dessiner, créer, pour eux, des personnages qui vont être en soutien des vocaux principaux mais lui apportent aussi quelque chose. Sur « Rose Dover » je me suis même un peu servie d’un « nègre » pour les « lead vocals ». Nous avons beaucoup travaillé sur les fréquences basses, c’est pour cette raison qu’on croit entendre un homme sur « Wedding Day » ou « 16 Shades » où je force sur les octaves.

Voilà environ 20 ans vous avez fait une interview retentissante avec P.J. Harvey et Björk sur le chauvinisme mâle dans l’industrie du disque où vous avez déclaré : « Les « songwriters » sont le conscience de l’inconscient de l’époque. » Que diriez-vous aujourd’hui si vous deviez aborder un sujet pressant ?

Nous avons une responsabilité, nous devons briser cette sorte de mur à propos de l’a^ge qui existe dans l’industrie de la musique pop-rock. En tant qu’auteurs, je parle d’auteurs et non d’interprètes, nous devons être puissants, trouver et créer notre propre chemin et, avec un peu d’espoir, nous inspirer les uns les autres afin de continuer dans cette voie. Vous savez, même si il y a des générations au-dessus de nous qui le font, c’est vraiment très dur d’obtenir des contrats quand vous êtes un auteur solo et de rester d’actualité. Je parle de notre travail de maintenant, pas seulement de cleui appartenant au passé. Il faut que nous restions pertinents et impertinents aujourd’hui encore, année après année. Ce serait le sujet que j’aborderais, ce serait aussi mon objectif.

6 juin 2014 - Posted by | Conversations

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