Hamilton Leithauser: « Black Hours »

L’un des avantages qu’a le chanteur d’un groupe qui se sépare est sa voix. Aussi quand The Walkmen parlèrent d’un « long hiatus » causé par la préparation d’albums solos de trois de ses membres, il est presque surprenant de voir le temps qu’il à fallu au vocaliste Hamilton Leithauser de faire en sorte que le sien se matérialise.

La bonne nouvelle pour les fans du groupe est que ce disque n’aura pas à rougir d’être compéré aux disques des autres de ses musiciens d’autant qu’il bénéficie de la participation de son collègue Paul Maroon sur toutes les plages exceptées deux.

Comme en témoigne la pochette, After Hours n’est as véritablement un album de rock and roll mais plutôt le produit d’une voix de crooner. Leithauser a toujours été prompte à se diversifier, s’essayant à des chansons d’amour de style Frank Sinatra mais conservant suffisamment de trace du modèle rock à reverb des Walkmen pour qu’on puisse apprécier les chances qu’ils prend.

Quelque part, écouter les arrangements luxuriants du disque ne sont pas sans évoquer les schémas les plus post-rock des Walkmen mais l’énergie n’a pas été oublié, en particulier sur un « single » tapageur, « Alexandra » assez proche de Arcade Fire.

La palette du chanteur est extrêmement vaste ici, aidé qu’il est par Rostam Batmanglij (Vampire Weekend), Morgan Henderson (Blood Brothers), Richard Swift, Hugh McIntosh (the Recoys) et Amber Coffman (Dirty Projectors).

On pourra donc apprécier le titre d’ouverture, « 5AM » et son élégance à la Scott Walker ou un hybride country-doo wop comme « I Retired ». On pourra déplorer le manque de ce que les Walkmen avaient de plus rock, mais il nous appartient de louer la subtilité de After Hours.

Celle-ci fonctionne parce que Leithauser sait parfaitement se restreindre avant de hausser la voix sur un chorus ou de tenir une seule note, varier l’instrumentation (guitares en carillon ou marimba). Cette dernière ajoutant, à la fois, peps et morosité comme sur l’appel aux armes que constitue « I Don’t Need Anyone » et qui illustre à merveille l’intention ayant présidé à la réalisation de cet album.

***1/2

One Response to Hamilton Leithauser: « Black Hours »

  1. […] lancer dans des projets solos. I y a d’abord eu celui de leur vocaliste, Hamilton Leithauser, Black Hours, et maintenant nous avons doit à celui de leur multi-instrumentiste Peter Matthew […]

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