No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Ben Frost: « AURORA

Ben Frost est un musicien australien basé en Islande dont ma musique électronique se veut minimaliste et ce cinquième album, AURORA, comme le suggère son titre offre un son qui semble flotter dans l’air et véhiculer une lueur brillante.

Le début, « Nolan », possède des couches de synthétiseurs qui sont comme des ciseaux tranchant le sompteux chœur symphonique qui verra son apogée dans les pulsation de ce que serait un riff Eurodance qui aurait été artistiquement greffé.

On trouve des compositions minutieusement arrangées, comme uen musique de chambre qui serait plongée dans l’obscurité et dont l’électronique serait viscérale avec, ici et là, des emprunts à la musique des Balkans comme pour souligner son étrangeté.

C’est à mi-parcours, sur le titre « Venter », que celle-ci s’amplifie, produite une robe de synthés flexibles magnifique et des percussions doubles furieuses révélant une musique complexe bien que bâtie sur une accroche si simple que le minimalisme revendiqué se pare alors d’une sauvagerie inquiétante.

AURORA a pour genèse une visite dans un Congo dévasté par la guerre ce qui donne à ce reportage sonore un aspect brut dont, malgré la pochette, les tonalités seraient plutôt rougies. Ainsi, « Diphenyl Oxalat » de réfère à une luminescence issue de flambeaux et les plages les plus rythmées sont submergés d’échos qu’on imaginerait venus de nightclubs d’où rien de festif ne sourdrait. Le travail sur la saturation est alors exemplaire, vision de détresse nocturne, que rien ne semble pouvoir atténuer.

Même la grâce cadencée de « No Sorrowing » ne procure qu’une infime échappée ; elle se rapproche plus de ce que produisent les musiciens islandais dans leur approche plus glaciale. Ici Frost a simplement voulu transformer celle-ci en fournaise ; ses machines délivrent alors un bruit charnel et, quelque part, couturé d’un soupçon d’humanisme.

***1/2

26 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Broken Records: « Weights & Pulleys »

Weighst & Pulleys est le troisième album de Broken Records groupe écossais indie folk qui, ici, se fait un peu plus rock et agressif. Ce sextet est composé de cordes, cuivres et claviers qui travaillent en conjonction avec une line-up plus traditionnel.

Cela leur donne un son plus profond, avantage qu’ils utilisent à bon escient tout au long du disque. Leur chanteur, Jamie Sutherland, a en outre une voix assez particulière à mi-chemin entre Interpol et The Mountain Goats ce qui ajoute une coloration à la foix unique mais également confinée dans les confins du succès commercial.

« Ditty (We Weren’t Ready) » ouvre l’album de manière dramatique : une guitare inquiétante et un jeu de batterie rapide et subtil font allusion à l’aspect le plus sombre de Broken Records, un côté qu’ils développeront comme ils ne l’ont jamais fait.

« Toska » est l’exemple de cette habileté dynamique avec un violon qui ne peut que captiver et une partie de piano qui ajoute, une fois de plus, richesse à la composition. C’est le moins qu’on peut attendre d’un ensemble qui privilégie la profondeur de son même si le « backbeat » de « So Long So Late » est une plage à laquelle on ne peut v-réellement se connecter.

Versatilité ne signifiera donc pas qualité étale et, aux côtés de superbes titres comme « You’ll Be Lonely (In A While) » ou « Nothing Doubtful » qui délivrent une joie percutante et des vocaux optimaux qui sont le commun dénominateur de Broken Records on trouve des morceaux somme « Betrayal » qui s’éloignent peu de la zone de confort du combo.

Un troisème album devrait montrer un groupe plus prêt à prendre des risques, maison n’en obtient que peu si ce n’est une habileté confirmée à marier cordes, claviers et guitare. Weights & Pulleys est un disque agréable à écouter mais avec un tel line-up ils pourraient aller plus loin dans l’atypique ; on ne peut qu’espérer qu’ils poussent les frontières de l’expérimentation plus loin.

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25 mai 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Pujol: « Kudge »

Daniel Pujol est un penseur, une sorte d’intellectuel ; certainement pas une perspnnalité qu’on l’on associerait avec un musicien pratiquant un rock agressif. Son premier album, United States of Being, contredisait ces assomptions car il s’agissait déjà d’un voyage initiatique, de quête de son propre moi juxtaposé à un future imaginaire incertain peuplé de lézards e de cyborgs. L’influence du rock et du punk étaient déjà là mais ce sont les traces de pop et de folk-blues entremêlées avec les textes en apparence plus serins de Pujal qui font de Klute un disque qui fonctionne à plein tube.

Les ingrédients du précédent opus avec ses figures mythologiques sont toujours là mais Pujol joue de manière innovante avec les tropes du langage sur les thèmes familiers que sont l’authenticité, l’amour, la mort ou la solitude.

La véracité de la première plage, « Judas Booth » va donner le ton à tout l’album qui va sonner comme si Pujol souhaitait approcher de façon ironique le doo-wop et les girl groups des années 60.

« Pitch Black » est un titre très accrocheur, une « pop song » avec ses guitares si claquantes qu’elles vont mettre en valeur l’humeur sombre de l’album avec des textes axés sur l’esseulement que l’on peut éprouver même dans un endroit public.

« Sppoky Scary » est un autre des morceaux de choix de Kludge ; il fera venir à l’oreille l’esprit de Bob Dylan, en particulier le blues cynique de son album Highway 61 Revisited. Comme ve dernier le portrait de la société qu’il dépeint est franc et ne peut que nous faire pauser et y réfléchir. « Manic Crisis Control » est ainsi aussi frénétique qu’on peut l’imaginer mais il y a toujours un arrière-fond au niveau de paroles qui va nuancer l’impression qu’on peut en avoir.

Au final, Kludge joue avec efficacité sur les contrastes, il parsème sa rugosité de petites pincées ludiques et ces dernières d’un côté pessimiste qui ne démentira néanmoins  jamais sa vision.

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25 mai 2014 Posted by | Quickies | Laisser un commentaire

Owen Pallett: « In Conflict »

« Je n’ai pas peur du non croyant qui est en moi. » Ainsi résonnent les premiers mots ouvrant le quatrième album de Owen Pallett, In Conflict ; phrase qui résume à elle seule la problématique qui est à l’oeuvre chez le musicien et qui sous-tend le titre de ce nouvel opus. Pour illustrer cela nous sommes immédiatement projetés au milieu des notes perçantes et haut-perchées d’un quatuor à cordes comme si il y avait certitude dans ce qui venait d’être annoncé.

Les cris du violoniste occasionnel de Arcade Fire ous encerclent et nous enferment ; rendant ainsi compte des conflits intérieurs de l’artiste quand, soudain, les cordes se font douces et apaisantes qu’un piano s’élève tranquillement et que les cuivres résonnent en une profondeur tranquilisante.

Transitions à l’intérieur de ce morceau, et fonctionnement à l’identique des synthétiseurs et des percussions sur la chanson titre. Soudain, nous voilà à l’intérieur d’une chanson pop exubérante et la voix de Pallett se fait guillerette accompagnée de cordes pleines d’entrain et d’une ligne de basse bondissante comme si elle voulait donner un sens de fête à une situation de conflit en répétant « il n’y a rien à perdre. »

Connu auparavant sous le nom de Final Fantasy, Pallett travaille ici avec Brian Eno qui fournit un « follow up » approprié à l’album précédent du violoniste, Heartland en 2010. Pallett revient avec un éventail de grandioses orchestrations à cordes, de synthétiseurs, de rythmes et de lignes de basse appuyés et son art de la composition a acquis une plus grande maturité. Soniquement, il vise à aller plus haut et plus loin, nous promettant ainsi de plus riches récompenses.

Le mélange orchestral des synthés, du piano et de la basse fonctionne sans à coups et est si accrocheur qu’il fait de tout discours un atout supplémentaire qui permet à ces sensations d’enfermement de revenir triomphalement comme sur « The Passions ». Il s’agit pour Pallett d’approcher la folie d’une manière positive et, en ayant ceci à l’esprit, l’insanité nous apparaît sous un dehors amical, ludique et accessible. Plutôt que d’y succomber, il y a une sensation de constructivisme avec des harmonies et des mélodies qui coïncident avec l’instrumentation. L’environnement musical en devient plaisant d’autant que le contenu régressif des textes n’est jamais ésotérique ou extrême. Au final, In Conflict fait plus appel à notre expérience humaniste intérieure, celle avec quelle nous sommes toujours en lutte. De la résolution de ces contraires on peut arriver à la concorde ; In Conflict en est une admirable illustration. Elle ne peut que résonner à chaque écouter, nous raisonner et nous faire opter pour cette possibilité.

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25 mai 2014 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Un commentaire

Eno & Hyde: « Someday World »

Sur quel terrain qui leur serait commun pourraient se rencontrer Karl Hyde, conny pour son travail avec le mgroupe de musique électronique Underworld, et Brian Eno dont le C.V. Laisse entrevoir une myriade de possibilités en matière de collaboration artistique ? Pour leur premier album ensemble, il sera nécessaire de s’ affranchir de toutes les préconceptions esthétiques qu’on pourrait avoir.

Les « beats » sont l’élément clef d’un grand nombre de plages et le duo a décidé de prendre ici une approche extrêmement variée en ce qui a trait aux structures rythmiques. Celles-ci sont assez infectieuse et les inventions mélodiques sont construites à partir d’elles sans que l’une ou l’autre ne prenne le pas sur l’autre. Pour « A Man Wakes Up », qui rappelle le travail de Eno avec The Talkings Heads par exemple, le tempo donne le la menant au chorus mais la chanson demeure l’élément primordial.

Eno et Hyde ont composé et interprété les neuf plages et ils sont bénéficié de la présence de Will Champion de Coldplay et de Andy Mackay, l’ex Roxy Music. Quelques titres seront assez rudimentaires avec une instrumentation aussi basique que les « backing vocals » ; ainsi l’esprit folk de « Who Rings The Bell » pourrait parfaitement s’intégrer à l’univers de Mumford & Sons. Le final, « To Us All » , sera même quasiment un instrumental mené par une guitare acoustique et une touche de claviers avant que des harmonies ne viennent brièvement le couronner dans ses dernières mesures.

Là où les choses sont plus intéressantes est quand el duo s’éloigne de son chemin avec un virage à angle droit, jazzy et proggy, pris sur « When I Bulit This World » ou même dans un « Daddy’s Car » qui révèle à quel point ils sont conservé un esprit « pop » et « fun » grâce à sa rythmique introduisant un interlude de cuivres du plus bel effet funk. Enfin, alors que « Satellites » sonne en son entame comme s’il voulait émuler des passages répétitifs à la Philip Glasse, la progression mène insensiblement la chanson vers des vocaux bilieux partageant la scène avec des soubresauts électroniques insistants.

Someday World est donc un album axé sur les chansons où Eno & Hyde semble se sentir dans une zone de confort. Si on prend comme archétype de l’opus un « Witness » qui parvient, de façon intrigante, à concilier structure directe et éléments expérimentaux qui taquine les fondations du morceau, il ne serait pas impossible que , si prochaine coopération il y a, elle s’annonce particulièrement fructueuse.

***1/2

24 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Natalie Merchant: « Natalie Merchant »

Apres avoir quitté Ten Thousand Maniacs, sa chanteuse Natalie Merchant s’était orientée vers une carrière solo où alternaient albums plutôt « mainstream » et collaborations plus aventureuses. S’ajoutaient des entreprises philanthropiques qui, parallèlement, influençaient son écriture depuis 2001 et son opus Motherland.

Très années se sont donc écoulées pour la voir sortir un disque dont le titre, éponyme, semble vouloir marquer une nouvelle appréhension de son identité. La pochette, sui voit son visage plutôt tourmenté et marqué par des barres qui le strient, va également dans ce sens et, même si la plus grande des compositions respirent la poésie et la passion, ils exsudent également une humeur sombre et pessimiste qui ne semble subir aucune nuance, en particulier quand ses réflexions .personnelles sont apocalyptiques et évoquent le déni, la cupidité et l’instinct de destruction.

Vision de l’americana pour le moins sinistre, production assurée par Merchant elle-même dépouillée, la musique sera sans concession sauf sur le titre d’ouverture, l’enlevé « Ladybird ». Une nonchalance étrange parcourt les plages, minimalistes mais traversés par des orchestrations légères adoptant le même tempo.

« The End », dernier morceau de l’album sera particulièrement grandiose alors que le reste du disque sera  constitué de titres plutôt « roots » qui se consumeront lentement comme « Go Down Moses » et ses références obliques à la Nouvelle Orléons et à Katrina. « Seven Deadly Sins » fera une allusion à un autre catastrophe sur fond de rythmique militaire et regrettera mélancoliquement le lent passage du temps illustré par un piano jazz honky tonk.

Le reste des morceaux s’agrippera à une simple guitare acoustique riche en arpèges ou une basse, une clarinette et un saxo. Quelles qu’en soeint les manifestations, Merchant chante toujours avec cette force évocatrice qui la situe dans un style de voix malléable oscillant entre folk et « torch singing » ; quel que soit le registre choisi, elle le fait merveilleusement.

***1/2

24 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Melodic: « Effra Parade »

Effra Parade est le premier album The Melodic, un groupe de folk anglais. Ce qui le distingue des autres est que leur son, acoustique et laid-back, est construit autour de deux instruments inhabituels, le mélodica et le charango, qui s’ajoutent à la guitare .Si on y greffe un style vocal caractérisé par des harmonies savoureuses l’ensemble crée une texture musicale riche et… mélodique qui ne peut qu’être agréable à écouter.
Bien que quelques titres soient plus enlevés que d’autres et qu’aucune d’entre elles ne bénéficie d’un tempo rapide, il y a toujours un sens de mouvemengt qu’on trouve rarement dans la musique folk. La plupart des compositions sont relativement simples et très peu mettent l’accent sur les performances individuelles, préférant se concentrer sur la fluidité d’écoute. Là encore c’est le choix de l’instrumentation et la façon dont sont superposées les couches sonores qui permet au son de The Melodic de se singulariser.

Le reproche que l’on pourrait faire est que, même si les tonalités sont impeccables, la musique ne véhicule pas le saisissement qu’elle devrait susciter. On déplore, en effet, une faculté de développement ou de contraste émotionnel qui demeure le plus souvent lacunaire ce qui empêche l’attention de se fixer.
Il n’en demeure pas moins que certains titres sont prometteurs  ; ainsi,«  Ode To Victor Jara  » est une superbe composition sur le pouvoir de la musique et ses conséquences parfois fatales où l’accompagnement sert à merveille le message. On notera, à cet égard, la transition entre accord mineur puis majeur puis le retour vers la clef initiale pour donner plus d’impact à l’histoire.
Les deux interludes et l’introduction à «  Watch The World Turn Blue  » apportent en outre une certaine variété tout comme l’addition de sons naturels qui seraient comme les équivalents de la mise en place d’une intrigue.
Effra Parade donne ainsi la sensation que le musique évolue dans un véritable espace plutôt que de se diluer dans l’air  ; c’est une technique inattendue et prometteuse si The Melodic parvient à ajouter plus de profondeur à un album qui demeure somme toute assez conventionnel.
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23 mai 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Les Byg Bird: « They Worshipped Cats »

Les Big Byrd est un groupe de psyche-rock suédois assez unique puisque inspiré à la fois par la force de riffs composés d’un seul accord, un Ktaurock minimaliste et un rock plus sinistre voire gothique. They Worshipped Cats est leur premier album et il semble tout entier axé sur la volonté de le démontrer.

Cerains de ses membres avaient déjà effectué quelques tournées avec, entre autres, Fireside et The Ceasars et avaient même travaillé avec eux en tant qu’ingénieurs du son dans les meilleurs studios suédois. Le combo existait donc depuis plusieurs années avant que le hasard ne les fit rencontrer Anton Newcombe qui les a invités à enregistrer avec BJM dans son studio de Berlin.

On sent d’ailleurs dès l’abord cette familiarité avec les techniques d’enregistrement dans la façon dont le vernis du son est parfaitement poli et brillant dans sa reconstitution des tonalités vintage de They Worshipped Cats.

Celles-ci semblent provenir d’une production plus Krautrock que le Krautrock avec, par exemple, les vocaux foisonnant d’échos, les sons assourdis et les rythmes à la caféine de « Tinnitus Ætérnum », un morceau qui ne pourra pas ne pas évoquer le coloré Faust IV. Les boîtes à rythme froides et les synthés vaporeux rappeleront, eux, Harmonim ou Cluster sur l’aérienne chanson titre.

L’implication de Newcombe est évidente mais elle s’exerce avant tout sur les titres qui sont moins centrés sur le Krautrock et plus axés sur le rock. Un exemple en sera le mur de guitares gutturales et les vocaux remplis de reverb qui garnissent « Back to Bagarmossen », habillant le morceau de cette pavane sinistre et de ce sentiment de danger que Newcombe sait si bien mettre en valeur.

Au bout du compte, cet amalgame de méditations robotiques et de rock dépravé tiendra véritablement la route et les textures trippy, les synthés errants et la production serrée feront de They Worshipped Cats un remarquable début.

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23 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Capsules: « The Long Goodbye »

Originaire du Kansas mais basé à Dallas, ce trio a sorti plusieurs disques dream pop sous le nom de Shallow qui leur ont permis de peaufiné un son qui émerge aujourd’hui sous le patronyme de The Capsules et un album, The Long Goodbye.

Débutant sur « The Beginning », l’ambiance est directement placée sous le signe d’un lustre légèrement pétillant épousant à merveille les vocaux aériens de Julia Shields. On pourrait avoir affaire à un girls group, du style Saint Étienne rencontrant The Heart Throbs mais « Monsters » ajoutera à cet alliance des guitares en carillon et des dance-beats synthétiques au mixage. La comparaison se transformera alors en un « chill out » tel que Cure pouvait en produire.

Autre volte-face, les paysages « ambient » menées à la guitare et l’atmosphère tout en éveil de « Death of A Comet », signe que le trio a décidé de varier les humeurs tout comme avec « With Every Hour » qui devrait susciter l’intérêt des fans de God Is An Astraunot, Hammock ou Now.

Les vocaux de petite fille de Julia Shields ont alors, dans ces moments, la faculté de faire vibrer les cœurs et de provoquer des émotions chaudes et brouillées dont on a peine à se déshabituer.

« Hollywood » est ainsi plein de désir et de manque avec des enjolivures de synthés héritées des années 80 alors que « You Are A Metaphor » sera une nouvelle composition mélancolique quelque peu nombriliste que Shields parviendra toutefois à transcender de sa voix chargée de pathos.

« Signals » ressucitera Euryhmics et « The Lonely End » en fera de même avec Moroder et ses beats Europop. « The Forgotten Day » sera une virée dans l’épique façon Warpaint et le disque se conclura sur un final propre à élever vos esprits jusqu’aux anges que note imaginaires fait se nicher dans la stratosphère, « I Will Survive ».

The Long Goodbye laisse perplexe tant il est fourmillant d’idées alors que beaucoup de groupes en sont réduits, après quelques années, à recycler les leurs. The Capsules sonnent comme un groupe ayant subi une cure de jouvence mais parfois débordé par son désir d’en monter trop. Passer du dream pop à l’emphatique n’est pas une sinécure, The Long Goodbye, si il fait ses adieux au premier, ne salue pas encore véritablement sa nouvelle arrivée.

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23 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Comet Control: « Comet Control »

Il y a un peu plus d’un an que ces héros du psyche-rock canadien que sont Quest For Fire se sont déparés. Le guitariste vocaliste Chad Ross et l’autre guitariste Andrew Moszynski ne restèrent pas in,actifs très longtemps et ils recrutèrent très vite trois autres membres (basse, batterie, claviers) pour former Comet Control dont le premier album, éponyme, semble prendre les choses là où elles en étaient restées et vouloir les pousser encore plus loin.

Le quintet a un art indéniable à mélanger l’agressif et le trippy, ceci même au sein d’une unique composition. Celles-ci courent donc le long de toute la gamme de ces explorations soniques fondées sur le délire et allant jusqu’au les explosions psyche-rock les plus lourdes. C’est cette habileté à le réaliser sans faillir qui fait de Comet Control un groupe spécial.

Comet Control s’ouvre sur « Black Magic », un titre épique de huit minutes comportant guitares fuzz appuyées alternant avec des parties plus douces et des solos qui semblent vouloir viser les cieux les plus inatteignables. « Future Forever » et « Century » sont des rockers arrogants avec une rythmique frénétique et toujours ces éternrelles guitares fuzz maniées comme s’il s’agissait de lancer des bombes.

Enfin, « The Soft Parade » sera un autre exemple de l’imagination du groupe avec des riffs noueux contrastant avec des solos toujours aussi aériens tout comme sur le boogie aveuglant qu’est le spacey « Ultra Bright ».

Les aspects les plus « trippy » du groupe se retrouveront sur « For The Haze » et « Hats Off To LIfe » ; le premier avec une batterie robotique accompagnant des guitares étincelantes et en fusion alors que le deuxième, lui, semble avoir pour mission de se diriger vers l’espace le plus éloigné.

Si vous voulez embarquer pour une telle destination, Comet Control est fait pour vous. C’est un disque exemplaire de dynamisme conjugué à des refrains accrocheurs. Il suffirait d’ailleurs de bien peu d’écoutes pour qu’on se mette à souhaiter ne plus jamais redescendre.

***1/2

23 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire