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Hundred Waters: « The Moon Rang Like A Bell »

The Moon Rang Like a Bell est le « sophomore album » de Hundred Waters, ce groupe californien résidant en Floride. Leur premier disque, éponyme, avait séduit par son côté expérimental assez somptueux dans lequel on trouvait des échos de Röyksopp et de Feist.

Son succès était bâti sur les vocaux malléables de Nicole Miglis dont la versatilité à passer de l’aérien et au léger à la Björk à des trilles acrobatiques façon Amber Coffman avait fait de Hundred Waters un disque difficile à égaler.

The Moon Rang Like a Bellgarde cette note de beauté en apesanteur et y ajoute une production qui souligne à merveille les qualités du combo. Ce peut être sur « Xtalk » et ses couches sonores en perpétuel mouvement, dans le R&B raffiné de « Out Alee » ou avec un « Cavity » céleste et qu’on dirait inspiré par une divinité.

Ajoutons également une approche néo-classique latente (« Seven White Horses »), un « Innocent » qui évoquera le murmure de Beach House et on obtiendra des orchestrations dont la compétence est rien moins qu’exemplaire.

Il ne sera pas difficile (ou peut-être le sera-t-il) de choisir des moments de choix dans ce pot-pourri d’influences mais la plus grande qualité de Hundred Waters est d’être capable de sen emparer et de nous concocter quelque chose de réellement innovateur. On ne pourra pas, alors, ne pas détecter une attitude similaire à celle du musicien expérimental Sonny Moore (ex-Skrillex) ou une démarche de scansion qui oscille entre Bat For Lashes et Laurie Anderson.

Instrumentation, compositions et vocaux se conjuguent pour faire de The Moon Rang Like a Bell un opus de choix qui montre un groupe bien plus avancé qu’un deuxième album dont on sait combien ils sont souvent hésitants pourrait suggérer.

***1/2

27 mai 2014 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire

Chris Schlarb: « Making The Saint »

 

Le compositeur, producteur et multi-intrumentiste Chris Schlarb est le genre de personne qui permet à la musique de rester intéressante. Il a joué de la pop expérimentale, du free jazz et de la chamber pop avec Psychic Temples et a même retravaillé des compositions des Beach Boys et de Frank Zappa mais ce californien est resté d’un esprit nomade et, après une album comme Psychic Temple II qui s’enorgueillissait d’un accompagnement pléthorique, Schlarb a décidé de délaisser ce temple psychique pour s’adonner à la solitude plus simple et moins polie de Making The Saint.

La chanson titre dure pourtant vingt minutes mais elle est composé d’un long drone à l’orgue que seules quelques légères improvisation à la guitare viennent interrompre pour nous emmener encore pus avant dans la méditation contemplative.

De l’organique on passe ainsi à la sensation de flotter dans l’espace et une autre composition tout aussi longue, « The Fear Of Death Is The Birth Of God », va prolonger le même effet répétitif, cette fois avec des couches musicales plus amples, des cordes qui semblent gémir à l’unisson et cette guitare qui glisse toujours dans ce même sens.

« Great Receiver » sera une ballade poignante à la guitare acoustique, tout comme le bref mais méthodique duo acoustique que sera « My Foolish Heart ».

Comme le titre de l’album, et celui du précédent également, l’indique le travail de Sclrab doit être scruté au travers d’une réflexion spirituelle mais Making The Saint n’est pas une musique qui s’adresse uniquement à l’intellect. On pourra l’écouter et l’apprécier dans le réel, comme source de relaxation ou de dérive mais qui jamais ne devra être vécue comme purement dérivative.

***

27 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Trash Talk: « No Peace »

Il est difficile de rester indifférent à l’assaut sonique dont le groupe harcdore de Trash Talk sait faire preuve. Intituler ce sixième album No Peace est preuve de ce qui les caractérise avec, en bonus, une petite pointe de provocation.

Le combo se singularise par une musique extrême dont le terrain principal est la scène, des vocaux r lesquels on se demande à chaque fois si leur auteur, Lee Spielman, n’a pas été trop loin et des performances que bien des groupes ont été tentés d’émuler.

Ici, Trash Talk n’a rien perdu de l’urgence qu’on trouvait dans Eyes & Nine ou 119 mais sur des morceaux comme « Cloudkicker » (le titre le plus long puisque durant trois minutes) ils parviennent à apporter de nouveaux éléments à leur son.

No Peace se distinguera avant tout par une cohérence et ce sans que le groupe semble pourtant exercer la moindre retenue dans son interprétation : des compositions comme « Monochrome », « Locked Skin » ou « The Hole » jouent allègrement sur des tempos mineurs et s’éloignent de ce à quoi les combos de hardcore lambdas semblent être intéressés ; brouiller les genres et les sons plutôt que reprendre les choses à la base et faire leurs gammes.

L’album semble être ainsi conduit sans efforts et vouloir être écouté avec la même fluidité. De ce point de vue-là, le combo de Sacramento continue à marcher facilement sur le fil qui se situe entre collision musclée et production soignée ; on peut ne pas aimer mais on ne peut nier la qualité et el soin mis à réaliser No Peace.

**1/2

27 mai 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire