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Bo Ningen: « III »

Ce quartet de hard japonais basé a Londres a compris qu’il ne suffisait pas de jouer fort pour être rock mais qu’il fallait également sonner comme si on en voulait.

Sur ce troisième album, Bo Ningen le font comme si leurs vies en dépendaient et que, si ils ne pouvaient le faire, ils en mourraient. La plupart des titres passent à la vitesse de l’éclair, entraînant avec eux des échos de Black Sabbath, de Fugazi et de Black Flags au son de guitares qui semblent hurler vers la lune et de percussions qui sont comme des astéroïdes se fracassant là où ils tombent.

Le groupe sait pourtant évoluer par rapport à ses deux précédents opus, sans perdre pour autant de son intégrité. L’ouverture par exemple, « DaDaDa » garde toute la verdeur dont Bo Ningen est capable mais il sait l’agrémenter d’une épaisse sauce de pollution bruitiste qui n’aurait pas déplu à Gang Of Four.

« Slider » commence de manière presque commerciale, mais son nerf et son énergie se transforment soudain en un rythme en 4/5 à la batterie accordé à des guitares dont le hurlement ne peut être que viscéral. Cette composition est, à cet égard, une merveilleuse démonstration de la façon de frôler le « mainstream » sans y tomber.

« CC » les verra collaborer avec Jenny Beth des Savages pour la seconde fois et son braillement emblématique sera la parfait pendant aux attaques de six cordes qui poignardent le morceau.

La puissance reste la même quand le groupe de ralentir un peu les choses : « Innu » est une chanson qui rode de manière sinistre et « Psychedelic Misemono Goya » reprend un riff des Red Hot Chili Peppers, lui ôte tout funk et le reconstruit en un hymne nous menant à une mort lente.

Le morceau phare sera « Mukaeni Ikenai » où ils abandonnent les grandes attitudes théâtrales et utilisent une electronica « ambient », des vocaux en reverb et des percussions ralenties pour faire œuvre d’une complexité musicale et d’une subtilité que bien des combos de tous genres envieraient.

III n’est pas un disque facile à aimer mais ça n’est pas un album qu’on peut écouter distraitement. Mais une fois rentré dans son univers où la fusion rythmique cherche à en découdre avec l’agression musicale qui parcourt ses plages, il ne saura pas vous lâcher et vous laisser indifférent.

***1/2

13 mai 2014 - Posted by | Quickies | ,

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