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The Black Keys: « Turn Blue »

 

Le panache, plus ou moins provocateur, est un trait depuis longtemps associé au rock and roll. De là dérive cette assomption que les rockers sont plutôt « virils ».

Pourtant malgré le succès de El Camino en 2011, les innombrables apparition à la télévision et le succès planétaire de leur single « Lonely Boy », The Black Keys semblaient toujours un peu émasculés. Certes Dan Auerbach pouvait multiplier les riffs comme un malade et hurler tel un loup à la nuit mais son partenaire, Patrick Carney, avait tendance à se monter modeste et discret.

Turn Blue aura déjà un mérite, mettre fin à cette idée. Enregistré au Sunset Sound Studio de Hollywood il s’affiche non plus comme la Plymouth Grand Voyager que le duo avait mis sur la pochette de El Camino mais plutôt comme une scintillante Lamborghini peinte en jaune vif.

Le disque est luisant, il est fluide et sophistiqué et The Black Keys sont suffisamment malins pour utiliser toutes les recettes qui peuvent leur tomber sous la main.

 

Le « single » « Fever » affiche un rythme disco à la pulsation infatigable à un « In Time » semble avoir emprunté à la synth-pop de Charli XXC (en particulier au chorus de « I Love It ») jusqu’à la chanson titre, un soft-rock salace, qui montre que Turn Blue affiche le son d’un groupe qui semble avoir toutes les clefs en main.

La mot résumant le tout restera le « feeling » car le disque est également un album cqui brouille les pistes. On y trouve peu de ce blues rock décharné qui les a rendus célèbres hormis sur « It’s Up To You Now ». Un morceau comme « Wainting On Words » pourrait figurer sur un album de Robbie Williams et le titre terminant Turn Blue, « Gotta Get Away » pourrait presque passer pour du Elton John. Pour terminer le panorama on trouvera de la disco avec « Year In Review » et un « In Our Prime » dont l’humeur est aussi changeante que celle d’un ado caractériel.

Quelques touches de synthés sont sans doute liées à la collaboration de Danger Mouse, bref Turn Blue se veut un attrape-tout qui baignera dans un climat enfiévré et ensoleillé. On peut y voir un disque californien par essence mais actualisé et sensible aux nouveaux sons. Il en cultive le côté « laid back » mais sait parfaitement le parsemer de ces grains plus épicés hérités de la « club scene ».

***1/2

12 mai 2014 - Posted by | Quickies | , ,

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