Plasticland: « Plasticland »

Ce disque est une réédition d’un album de 1985 sorti par un groupe du Wisconsin, Plasticland, un des rares combos a avoir pu transcender l’appréciation positive du revival psychédélique des années 80 et qu’on a nommé le Paisley Underground.

Le groupe comme beaucoup, a puisé ses influences dans la pop imprégnées de rythm and blues de The Pretty Things ainsi que des compositions plus lyriques et abstraites qui soniquement ne pouvaient que rappeler le Pink Floyd, période Syd Barrett.

Mais même si on pouvait les apparenter à toue cette flopée de groupes se ressourçant aux même influences, ils suivaient une direction fondamentalement différente ; quelques part ils aspiraient à devenir un combo de freak-beat, cherchant à recréer cette époque volatile où les groupes britanniques et européens entremêlaient R&B, proto-punk et psychedelia dans une formule qui aurait pu être pérenne.

L’histoire nous indique que ce ne fut pas le cas mais on ne peut pas être insensible à un album qui démarre sur une reprise pleine de fuzz du « Alexander » des Pretty Things portant ainsi bien haut l’étendard de ses influences.

Tout le disque parvient d’ailleurs à sonner remarquablement déjanté et psychédélique sans qu’aucune vibration de psychédélisme hippie ne vienne le perturber. Les compositions sont de superbes évocations de freak-beat classique avec des mélodies toujours en plein essor, des occasionnels accords en mineur et des ponctuations faites de carillons, de piano d’enfants, d’harmonicas ou de n’importe quel instrument qu’on pourrait trouver dans une fête foraine, comme on le faisait à l’époque.

« Disengaged From The World », « Shipping The Bitterness », « Pop ! Op Drops » ou « Euphoric Trapdoor Shoes » auraient pu être des « singles » vintage d’autant que la production a le bon sens d’utiliser des techniques d’enregistrement qui servent les chansons sans que les éléments nostalgiques ne soient trop intrusifs.

Plasticland était un tel groupe ; capable de se hisser au niveau de ses influences et même plus haut. Parfois les fantasmes musicaux ont ainsi plus d’ancrage et de longévité.

***1/2

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