Nat Baldwin: « In the Hollows »

In The Hollows suit un People Changes extrêmement bien reçu en 2011 et intervient dans un intérim où Nat Baldwin a été constamment occupé (bassiste de The Dirty Projectors et collaborateutr occasionnel auprès d’artistes comme Wampire Weekend). C est un disque assez atypique dans la mesure où l’artiste ajoute une approche avant gardiste à sa tradition acoustique. L’album demeure saturé par la profondeur émotionnelle mais, au lieu de se concentrer soniquement sur un genre propre, Baldwin en englobe plusieurs, créant une fusion musicale qui reste toutefois harmonieuse.

On trouvera du jazz, de la musique contemporaine, du classique, de la « progressive pop » dans lesquelles Baldwin va parvenir pourtant à achever une véritable synthèse entre ses origines classiques (il joue de la basse acoustique) et son apprentissage du jazz acquis auprès de Anthony Braxton.

Son approche vocale est similaire à celle de David Longstreth des Diry Projectors mais on peut y trouver des éléments dans lesquels on peut penser à Jeff Buckley avec qui il partage un registre vocal exceptionnel et une façon de jouer avec le a cappella qui demeure merveilleusement harmonique. Parfois, les textes sont enfouis derrière le mixage et les cordes sont si vectrices d’émiotion qu’elles se complémentent au point de former un tout dans lequel aucune instrumentation, y compris la voix, ne se distingue l’une de l’autre.

Production impeccable donc, mais on n’a pas nécessairement à se fier à la musique pour capter la tonalité que l’artiste a voulu insuffler. Les titres des morceaux (« Wasted », « Half My LIfe » ou « A Good Day To Die ») sont, en effet, des indicateurs sur lesquels on ne peut se tromper et ils semblent s’intégrer à l’esthétique livrée par la musique. « In The Hollows » et « Cosmos Pose » seront les exemples les plus proches de la pop, tous deux, cadencés de façon plus rapide que les sept autres chansons.

Le reste sera brut, « The End of The Night » mettant en valeur l’habilété vocale du musicien et « Half My Life » le verra se présenter avec la plus grande austérité.

In The Hollowsest censé dresser un portrait du quotidien sous sa facette la plus mélancolique ; il conviendra très bien à une écoute pour ceux dont la vie est marquée par les conflits intérieurs et la contemplation ; ces moments qui n’existent qu’entre d’autres et qui s’inscrivent en creux (hollows) dans notre existence.

***1/2

Une réflexion sur “Nat Baldwin: « In the Hollows »

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