Johnossi: « Transitions »

Johnossi est un duo suédois (John Engelbert à la guitare et au chant) et Oskar Bonde à la batterie. Ce quatrième album, Transitions, justifie-t-il son nom ? On ne peut que se le damender.

« Into The Wild » démarre le disque sur un mode métallique mais, « Gone Forever » poursuivra sur un mode plus pop. Le titre d’ouverture est idéal pour débuter un album ; mais « Gone Forever »poursuivra sur un mode plus pop. Ces deux choix sont assez judicieux dans la mesure où ils cumulent climats torturés véhiculés par la voix de Engelbert et mélodie plus douce intervenant en arrière fond.

Transitions restera néanmoins plus brutal avec en particulier des compositions dont le maître mot semble être de monter en crescendo et parfois même à la limite de la déconstruction. On peut prendre pour exemple « E.M. » avec sa rythmique déstructurée ou les riffs industriels qui vont jalonner « All Alone ».

Le titre le plus marquant sera, toutefois, « Seventies » qui accumule différents genres avec bonheur sur une mélodie orientale.

Les rares variantes ne feront pas montre de réelle inspiration ; une ballade au piano, « For A Little While », à peine agrémentée de percusions et « Everywhere (With You Man ») nouvelle incursion dans la pop, avec, cette fois, des backing vocals girls group ou sixites, le choix ne manque pas.

Transitions est un album difficile à appréhender. Il se veut énergique (par exemple sur « Tell The World ») mais les recours à une pop édulcorée brise un peu le rythme. C’est un peu ce qu’on retrouve sur « Everywhere » ou sur le morceau final, « Great Escape ».

Plus que marquer des transitions, le disque s’avère finalement sans réelle direction, un pot pourri pop-rock metal sans que n’en émerge une force et une assurance que l’on ne découvre que par éclairs.

**1/2

Little Matador: « Little Matador »

Little Matador est une sorte de super groupe constitué autour de musiciens, principalement, irlandais et dont l’album éponyme vise à vous faire exploser les tympans de la manière la plus agréable possible.

Le combo peut se vanter d’être constitué de Nathan Connolly de Snow Patrol aux vocaux et à la guitare, de Dave Magee (LaFaro) à la six cordes, du multi-instrumentiste de Tired Poney, Troy Stewart et du bassiste de Idlewild, Gavin Fox ainsi que Binzer Brennan (The Frames) à la batterie.

Une telle sélection fait comprendre pourquoi on en parle tant mais cet amalgame leur a pourtant permis de créer quelque chose qui se situe aux antipodes de ce qu’ils font avec leurs ensembles respectifs.

Quelque part, Little Matador est le disque dont la scène irlandaise avait besoin et le groupe semble être à même de fournir à l’île un combo de « stadium rock » qui pourrait rivaliser avec Muse ou Queens of the Stone Age.

Le disque alterne avec efficacité compositions explosives et titres plus nuancés mais toutes ont ce son rock rugueux , en partie grâce à la voix de Connolly. Des dix morceaux, aucun ne semble superflu d’ailleurs, que ce soit l’ouverture avec « Stitch Yourself Up » un morceau qui frappe fort dans sa déclaration d’intention tout comme « Shatter » et « Liar, Liar » qui se distinguent tous deux du lot.

« Boom Boom » délivrera exactement ce que son titre suggère avec sa ligne de basse retentissante et des vocaux qui débouchent lentement sur un chorus volcanique.

En fin de compte, Little Matador est ce type de premier disque rempli de sentiments, de riffs mélodiques et d’énergie. Comme débuts on a connu pire; et pas très souvent mieux.

***1/2

Ex-Cult: « Midnight Passenger »

Le deuxième album de Ex-Cult, groupe punk originaire de Memphis continue de perpétuer les traditions punk déjà bien évidentes dans leur premier disque éponyme. Midnight Passenger étend toutefois son inspiration en franchissant le mur noisy chaotique touhjours aussi présent.

Des morceaux comme « Tie You Up » ou la chanson titre voient le groupe adopter un groove qui apporte une certaine structure à leur cacophonie donnant à l’album une tonalité plus intelligente et alambiquée qui sera unifies toutefois par des interludes sans suite comme « Catholic Entries ».

En ces moments, les plages sont malignes et , thématiquement, assez rudes. « Flickering Eyes » comparé à la nature forcée et puissante de l’instrumentation en général, deviendra presque un morceau de easy listening alors que l’album se fera de plus en plus pesant au fur et à mesure de sa progression, sur « Sid Visions » par exemple, un titre traitant de l’usage de la drogue et qui rappellera la tradition post punk de manière flagrante.

On notera un autre titre, « Light Out Club » et son effet qui se multiplie en spirales mais au bout du compte, on constate très vite que  Ex-Cult ont réalisé avec Midnight Passenger un albumqui succombe inéluctablement à sa propre énergie. Comme s’il en était inondé, le disque présente beaucoup trop de choses à absorber et la digestion est quelque peu malaisée. On pourrait faire une analogie inattendue entre la fuzz du groupe et la guimauve ; cette dernière est excellente quand on en absorbe un peu mais bourrative et écoeurante assez rapidement.

L’album est ainsi fait ; une inondation de bruits qui obstrue très vite le confort qu’on épreuve et l’attention qu’on peut y porter. Bien que l’ordre ne fasse pas partie du logiciel punk, il semblerait qu’un peu plus d’uniformité et de concorde dans l’écoute mettrait mieux en évidence la puissance que le groupe peut véhiculer.

**1/2

Plasticland: « Plasticland »

Ce disque est une réédition d’un album de 1985 sorti par un groupe du Wisconsin, Plasticland, un des rares combos a avoir pu transcender l’appréciation positive du revival psychédélique des années 80 et qu’on a nommé le Paisley Underground.

Le groupe comme beaucoup, a puisé ses influences dans la pop imprégnées de rythm and blues de The Pretty Things ainsi que des compositions plus lyriques et abstraites qui soniquement ne pouvaient que rappeler le Pink Floyd, période Syd Barrett.

Mais même si on pouvait les apparenter à toue cette flopée de groupes se ressourçant aux même influences, ils suivaient une direction fondamentalement différente ; quelques part ils aspiraient à devenir un combo de freak-beat, cherchant à recréer cette époque volatile où les groupes britanniques et européens entremêlaient R&B, proto-punk et psychedelia dans une formule qui aurait pu être pérenne.

L’histoire nous indique que ce ne fut pas le cas mais on ne peut pas être insensible à un album qui démarre sur une reprise pleine de fuzz du « Alexander » des Pretty Things portant ainsi bien haut l’étendard de ses influences.

Tout le disque parvient d’ailleurs à sonner remarquablement déjanté et psychédélique sans qu’aucune vibration de psychédélisme hippie ne vienne le perturber. Les compositions sont de superbes évocations de freak-beat classique avec des mélodies toujours en plein essor, des occasionnels accords en mineur et des ponctuations faites de carillons, de piano d’enfants, d’harmonicas ou de n’importe quel instrument qu’on pourrait trouver dans une fête foraine, comme on le faisait à l’époque.

« Disengaged From The World », « Shipping The Bitterness », « Pop ! Op Drops » ou « Euphoric Trapdoor Shoes » auraient pu être des « singles » vintage d’autant que la production a le bon sens d’utiliser des techniques d’enregistrement qui servent les chansons sans que les éléments nostalgiques ne soient trop intrusifs.

Plasticland était un tel groupe ; capable de se hisser au niveau de ses influences et même plus haut. Parfois les fantasmes musicaux ont ainsi plus d’ancrage et de longévité.

***1/2

3108: « 3108 »

3108 est le pseudonyme adopté par le musicien et producteur londonien Tylek Zypreska pour enregistrer. C’est aussi le titre éponyme de son premier album composé d’une sytn-pop agressive mêlée d’esthétique lo-fi.

Zypreska écrit des titres on ne peut plus accrocheurs et les enregistre si simplement et avec une telle ferveur qu’ils s’entrechoquent les uns aux autres mais, pris individuellement, surgissent de manière irrésistible de nos hauts-parleurs comme si chacun pouvait être un « hit single » potentiel.

L’artiste puise son inspiration d’un nombre de sources incalculable tout en parvenant à y greffer quelque chose d’original et n’appartenant qu’à lui et à sonner comme un Greatest Hits.

L aurait enregistré beaucoup de morceaux et n’aurait choisi que les meilleurs, ceci explique sans doute cela mais le produit fini ôte toute importance à cette raison. Que ce soit l’instrumental fluide « Shooting Chickens » qui ouvre 3108 avec un riff mélodique géant , le rocker frénétique, « Ease Up », qui termine l’album ou l’explosion d’énergie fuzz que ne renierait pas Suicide sur Go To Hell » ou le doo wop « spacey » de « Don’t Start », Zypreska semble démonter qu’il n’a qu’à se pencher pour récolter de l’or.

Si on y ajoute une parfaite maîtrise de la synth-pop des années 80 (« The Hunger »), du « drug rock » (« Wildlife ») ou de l’indie pop scintillant (« The Seasons »), il est clair que le musicien est en osmose totale avec ce dont il s’inspire (un exemplaire mélange entre guitares hérissées et des boîtes à rythme impeccablement programmées ou entre le lo-fi intime et l’urgence vocale n’en étant que quelques exemples).

Passer à côté de 3108 serait une belle erreur, même s’il est certain que ce coup d’essai devrait être très vite transformé.

****

Nat Baldwin: « In the Hollows »

In The Hollows suit un People Changes extrêmement bien reçu en 2011 et intervient dans un intérim où Nat Baldwin a été constamment occupé (bassiste de The Dirty Projectors et collaborateutr occasionnel auprès d’artistes comme Wampire Weekend). C est un disque assez atypique dans la mesure où l’artiste ajoute une approche avant gardiste à sa tradition acoustique. L’album demeure saturé par la profondeur émotionnelle mais, au lieu de se concentrer soniquement sur un genre propre, Baldwin en englobe plusieurs, créant une fusion musicale qui reste toutefois harmonieuse.

On trouvera du jazz, de la musique contemporaine, du classique, de la « progressive pop » dans lesquelles Baldwin va parvenir pourtant à achever une véritable synthèse entre ses origines classiques (il joue de la basse acoustique) et son apprentissage du jazz acquis auprès de Anthony Braxton.

Son approche vocale est similaire à celle de David Longstreth des Diry Projectors mais on peut y trouver des éléments dans lesquels on peut penser à Jeff Buckley avec qui il partage un registre vocal exceptionnel et une façon de jouer avec le a cappella qui demeure merveilleusement harmonique. Parfois, les textes sont enfouis derrière le mixage et les cordes sont si vectrices d’émiotion qu’elles se complémentent au point de former un tout dans lequel aucune instrumentation, y compris la voix, ne se distingue l’une de l’autre.

Production impeccable donc, mais on n’a pas nécessairement à se fier à la musique pour capter la tonalité que l’artiste a voulu insuffler. Les titres des morceaux (« Wasted », « Half My LIfe » ou « A Good Day To Die ») sont, en effet, des indicateurs sur lesquels on ne peut se tromper et ils semblent s’intégrer à l’esthétique livrée par la musique. « In The Hollows » et « Cosmos Pose » seront les exemples les plus proches de la pop, tous deux, cadencés de façon plus rapide que les sept autres chansons.

Le reste sera brut, « The End of The Night » mettant en valeur l’habilété vocale du musicien et « Half My Life » le verra se présenter avec la plus grande austérité.

In The Hollowsest censé dresser un portrait du quotidien sous sa facette la plus mélancolique ; il conviendra très bien à une écoute pour ceux dont la vie est marquée par les conflits intérieurs et la contemplation ; ces moments qui n’existent qu’entre d’autres et qui s’inscrivent en creux (hollows) dans notre existence.

***1/2

Ramona Lisa: « Arcadia »

Elle a collaboré avec Beyoncé mais ce premier album d’indie-pop électronique de Caroline Polachek est plutôt une démonstration de « songwriting » nuancé qui vise à impressionner subtilement plutôt qu’on nous étonner de façon instantanée et aveugle.

Enregistré sur un ordinateur portable, Arcadia utilise essentiellement des procédés midi ce qui met en valeur son habileté à créer des refrains accrocheurs mais surtout sa diversité en matière d’utiliser une palette sonore qui va du pastoral au lo-fi.

Il est vrai que, tout étant fait, avec minimalisme instrumental le charme intimiste opère d’emblée, en opposition avec la pop brillante de Chairlift le groupe avant pop dont elle fait également partie.

Les sons se montrent clairement mis en place, parfois même de façon crue. Les instrumentaux empruntent plus à l’ambient electronica de Oneohtrix Point Never que de ce qu’elle fait avec Chairlift ; il y a donc chez elle une volonté de se démarquer de ses expériences précédentes et de s’affirmer comme artiste en soi.

Le seul élément naturel sera la voix assez saisissante de Polachek : très souvent étouffée, elle intensifiera la nature désespérée de ses tonalités délicates.

‘Wing Of The » est le parfait exemple du jusqu’au boutisme auquel ramona Lisa peut être poussée mais il n’en demeure pas moins que se dégage de Arcadia la sensation exsapérante qu’elle retient encore son talent.

Ce sont les esquisse anxiogènes et abstraites qui font le charme de l’album, mais c’est aussi cela qui le rend frustrant. Les meilleurs moments sont précisément ceux où les morceaux ne semblent pas nécessiter un peu plus de bidouillages comme certains en plein milieu, un peu comme si la musicienne n’avait pas encore été jusqu’au bout.

S’il s’agit d’un choix artistique, on peut l’apprécier. Il aurait toutefois besoin d’un traitement d’arrière fond plus appuyé pour séduire au lieu de voleter , de façon charmante certes, à la surface des choses.

***

Old 97’s: « Most Messed Up »

Cela fait vingt ans que Robert Miller, leader du groupe de alt-country The Old 97’s, célèbre deux choses : l’amour et la nausée. Most Messed Up continue dans cette tradition où The Old 97’s cultivent cet alliage détraqué de refrains boueux et crottés.

Les compositions sont toujours un appel, si ce n’est aux armes, du moins à se bourrer la gueule, ceci de manière toujours digne, au travers d‘un mégaphone aux accents country si aisés à identifier. Les accords de Miller ne méritent plus aucune introduction mais sa façon adroite de scruter ce que c’est que d’être un musicien imprégné par le scotch ou la bière a cette tonalité véridique dans la mesure où elle expose sans fard les conséquences que peut avoir ce penchant.

Most Messed Up n’est donc pas un hymne à l’alcool de plus ; d’ailleurs il est au niveau de l’instrumentation « tempéré » par la lap steel de Tommy Stinson qui ajoute à des motifs assez standards une surcouche opportune.

L’album s’ouvre sir ce qui est également le « single », « Longer Than You’ve Been Alone », une composition de six minutes dans laqulle Miller nous offre une analyse sensible de la vie de musicien rock que lui et son groupe mènent depuis de nombreuses années. « This Is The Ballde » sera un exemple de la constance avec laquelle The Old 97’s explore le registre qui est le sien.

Le combo a toujours eu une carrière discrète, ce qui, quelque part, lui permet d’oeuvrer à sa guise et sans rencontrer une attente particulière. Sa consistance est, par conséquent, inébranlable même si cette inaptitude à évoluer plus loin s’avère aussi son talon d’Achille. La participation de Stinson, pourrait être un élément déclencheur tout comme le fait que le groupe a décidé, après ce disque, de s’accorder une pause.

Au fond, quelque part, nous avons affaire ici à un témoignage autobiographique d’une carrière, avec avant tout ses aléas et son réalisme ; simplement The Old 97’s avaient, voilà 20 ans, ouvert une nouvelle voie à l’alt-country, il serait profitable qu’il s’impose désormais une cure de jouvence distincte de celle issue d’un sevrage d’alcool.

**1/2

We Have Band: « Movements »

Movements porte parfaitement son nom et justifie de la même manière l’étiquette dance-rock qu’on accole à ce trio de Manchester et Londres.

Ses influences sont fermement ancrées dans un post-rock des années 80 caractérisé par un usage intensif des synthétiseurs et la choix de recruter Tim Goldsworthy (ex DFA) à la production n’est pas l’idée la plus saugrenue.

Son travail a toujours été un plus dans la mesure où il sait impeccablement bien resserrer les arrangements et, de cette manière, apporter un impact maximum à la musique des groupes avec qui il a collaboré.

Ce troisième album de We Have Band est imprégné de ses qualité, même si ces derniers n’ont pas eu besoin de beaucoup d’aide (leur Ternion était déjà plutôt bien construit).

Movements est vraisemblablement leur meilleur opus car il s’accompagne de beats dont on ne peut qu’épouser l’intensité, de synthétiseurs dans les pulsations sont irrésistibles si on est, bien sûr, adepte de ces déplacements mais surtout de guitares qui ne peuvent que s’infiltrer dans nos oreilles.

Les vocaux sont mixtes, comme souvent, et délivrent toujours cette atmosphère distante comme si elle voulait s’aliéner de l’énergie qui s’empare des instruments.

Movements est, en effet, de ce point de vue -là fait à 100 % pour les dance-floors mais la finesse des orchestrations le rend tout à fait audible dans d’autres circonstances comme les longs et ennuyeux voyages en voitures. Des plages midtempo comme « You Only », « Please » ou « No More Time » en sont de parfaits exemples alors que des titres uptempo comme « Modulate », « Save Myself » ou « Heart Jump » donneront, par contraste, un effet d’accélération constante.

Movements s’achèvera sur un moment plus calme, « Blue », mais il continue à véhiculer cette sensation que l’on avance de manière incessante ; ce qui donne à cet album un remarquable dosage entre avancée et pause, une chose qui manque cruellement au groupes de dance-rock d’ajourd’hui.

***1/2

Pink Mountaintops: « Get Back »

 

Pink Mountaintops est le projet alternatif de Stephen McBean leader du groupe « stoner rock » Black Mountain. Get Back, de par son titre, est un album qui fleure bon l’hommage d’autant qu’il s’assure la collaboration de J. Mascis, Steve Kille (Dead Meadow) et Rob Barbato de The Fall.

À la table de mixage se trouve un dénommé Joe Cardamone, qui pourrait très bien être la réincarnation de Iggy Pop, un vrai rocker dans le sens premier du terme.

La musique de ce quatrième album parle d’une manière où le voltmètre serait à sopn niveaile plus élevé. Le disque démarre avec un « Ambulabnce Cirty » au ryhtme infernal et sur lequel on aurait grand peine à tirer. Le « beat » est celui d’un moteur, les accroches de guitares ont un éclat de chromes lancés çà toute allure et le morceau ne semblera ne vouloir s’arrêter que quand il aura atteint la surmultipliée.

 

« The Second Summer of Love, lui, n’explorera pas les compositions les plus extrêmes du Blue Öyster Cult et ira lorgner du côté d’un glam rock dont la cadence ferait trembler les sols les plus bétonnés. On y retrouve la même affection de McBeam et de Cardamone pour un Roxy Music qui serait gorgé de « speed » et dans lequel l’organe particulier du chanteur fait merveille.

Même un titre « slacker pop » comme « Through All The Worry » conservera la même intensité avec des guitares en fuzz, un son de batterie caverneux et un solo à déchirer les tympans.

Le titre phare sera peut-être « Sixteen » où l’intervention d’un saxo sera enluminée par un « beat » façon Phil Spector, un peu comme s comme les morceaux désinvoltes dont Stephen Malkmus a coutume de mêler à ses rockers.

Cet hommage ne serait rien sans une référence à Bowie ou à Cure amalgamant folk rock et psychedelia fracturée rendant prégnante l’influence du rock anglais et quand Get Back s’achèvera sur un « Last Dance » nimbé d’échos robotiques à nous faire frémir, on se dit que cette dernière valse ne sera certainement l’ultime instance dans un répertoire qui ne demande qu’à s’élargir une fois prochaine.

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