Rapid Talk: Interview de Woods.

Cela faisait un certain temps que Woods ne s’étaient pas manifestés aussi la sortie de With Light & With Love sur leur propre label Woodsist label était attendue. Leur bassiste, Kevin Morby, étant parti pour travailler sur sa carrière solo, Woods en ont profité pour arroser leur musique d’un peu plus de psychopop ensoleillée. Jarvis Taveniere nous fait part de cette évolution vers un son plus « live ».

Ceci est votre huitième album et, même après tout ce temps, il y a toujours une aura de mystère qui vous entoure. On en sait très peu sur votre passé ; est-ce une façon de laisser la musique parler d’elle-même ?

Ça me gène pourtant qu’il y ait des gens qui ne nous connaissent que par le biais de notre musique.J’ai d’excellents souvenirs du temps où j’étais gamin et où je passais des heures à regarder des pochettes de disques et à essayer de deviner d’où venait le groupe à partir de ce qui m’était amené à lire dessus. J’ai toujoeurs eu besoin de découvrir les choses par moi-même. J’ai rejeté tous les conseils que mes parents me donnaient jusqu’à ce qu’à un moment j’ai senti qu’ils nétaient pas inutiles. C’est pareil pour la musique ; il y a des gens qui, toutes les cinq minutes, vous vous dire que le Velvet Underground était un groupe d’enfer et vous vous dites : « sans doute, oui. » Et puis, un jour, vous entendez « I’m Beginning to see the Light » et c’est alors que ça clique dans votre tête.

On a parlé, beaucoup et en bien, de votre précédent enrgeistrement, Bend Beyond. Est-ce que cela a pesé pour les pros que vous êtes désormais sur ce nouvel album ?

Pas vraiment. Nos quatre premiers disques n’ont été accompagnés d’aucunes tournées et nous n’avons fait que de rares concerts. Cela a développé un sens de l’insularité dans notre façon de travailler. Même si on tourne aujourd’hui assez fréquemment, dès qu’on est en studio, c’est, pour nous, un retour aux fondamentaux et ii vient de ce que nous avons dans les tripes.

Le morceau titre est assez saisissante ; quelles sont vos compositions favorites, que ce soit sur disque ou « live » ?.

C’est aussi une de mes préférées. Sur nos albums prtéécdents nous n’avions pas cette habileté à fusionner nos morceaux les plus directs et le matériel plus improvisé. Ils existaient donc séparément.Toutefois, lors des concerts et depuis deux ans, ont est parvenus à acquérir une certaine télépathie dans le groupe qui nous a permis de brouiller les lignes entre les deux. La section médiane de « With Light & With Love » a été d’ailleurs écrite sur scène, petit à petit chaque soir sans qu’on en parle ou qu’on le planifie. Au départ c’était une jam qui s’est bien développée.

Vous avez déclaré que votre méthode de travail était spontanée, pourtant sur Bend Beyond, vous avez consciemment décidé de changer de procédure. Qu’en est-il pourWith Light And With Love ?

Tous les disques précédents étaient des projets directs où on essayait de se divertir, chose qu’on voulait poursuivre « live ». Cette fois-ci on voulait vraiment enregistrer en direct en travailler les arrangements dans un cadre « live ». On souhaitait que ce soit sembleble à la simplicité de musiciens qui jouent « live » dans une pièce plutôt que d’amasser des overdubs pour donner une impression de dynamique. On a travaillé sur des bandes avec notre batteur et Jeremy Earl où on se retrouvait entre les tournées. On a fait quelques enregistrements à moitié présentables dont sont issus six des dix compositions.

Ça n’est que sur deux ou trois morceaux qu’on est retourné à nos vieilles habitudes, « Leave Like Glass » et « Feather Man ». C’était comme une réaction à tout le travail de studio qu’on terminait. On trouvait que ça ne serait pas un vrai album de Woods si on ne donnait pas plus de place au mixage. Je ne pense pas qu’on peut entendre qu’ils ont été enregistrés de manière différente néanmoins, sauf peut-être un certain relâchement.

Votre progression semble être très naturelle et organique ; pensez-vous que c’est lié au fait que vous disques étaient peu espacés, du moins jusqu’à celui-ci ?

Eh bien, Woods n’a pas démarré avec l’intention d’être un groupe à plein temps. On ne s’est donc jamais comparé à d’autres ni pensé à ce que devait être la période normale entre deux albums. On était pas impressionnés par ce que faisaient la plupart des combos indie et les sons de l’époque. On souhaitait juste faire quelque chose de cool et de bizarre, qui plairaient à nos amis. Pour nous, ces premiers albums sont avant tout des collages et c’est pour cela qu’ils sont bons. Je crois que notre discographie raconte une histoire : les deuc premiers sont comme enregistrés dans une chambre, ensuite on a l’impression que nous faisons des jams dans un salon, puis dans un véritable studio. La progression n’est pas que musicale mais technique tout comme le graphisme de Jeremy.

« Moving To The Left » et « Leaves Like Grass » font montre d’un son plus tendu. Quand vous enregistrez, pensez-vous à ce que ça donnera « live » en particulier sur ce type de morceaux ?

C’était important que le son « live » soit perceptible dans le disque. Sur scène il y a toujours un peu plus d’agressivité, ce qui surprend les gens. Même les titres plus « pop » possèdent un peu de cette tension. C’est lié au fait qu’on se pousse mutuellement à dépasser nos limites.

Les pochettes de vos albums ont une identité visuelle très forte. Pourtant vous ne semblez pas être pressés de faire des vidéos…

Jeremy a toujours été intéressé par les arts visuels. Pour lui l’interconnexion avec l’audio est évidente et les deux univers font partie de Woods. Nous n’avons rien contre la vidéo mais nous ne sentons pas assez inspirés pour en tourner.

 

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