The Casket Girls: « True Love Kills the Fairy Tale »

Le meilleur mot pour décrire True Love Kills the Fairy Tale, le deuxième album des Casket Girls est, selon les termes de Elsa Greene (une des deux sœurs avec Phaedra composant le duo) est « l’équilibre ».

Alors que l’énigmatique Ryan Graveface a produit l’album spontanément en quelques jours (et sous l’influence de l’absssinthe et d’une peine de cœur) les éléments qui constituent ce disque évoquent pluôt un sens de la stabilité. Alors qu’une partie de l’album plonge dans la discorde, l’autre est pétri d’harmonie (qu’elle soit littérale ou figurée).

On a droit ici à un version encore plus étrange que celle de Sleepwalking, le premier disque dream-pop des deux sœurs sorti en 2012. Celui-ci rappelle les girls groups des sixties mais aussi un garage rock plus que statique.

Les vocaux rêveurs des deux Greene sont plaisants et ils se combinent à des riffs puissants et en forte distorsion, formant un subtil mélange de brume et d’agression contenue. La phrasé passif de textes ayant trait à la drogue et à l’amour suggère, de la même manière, la colère qui bouillonne derrière un visage calme ; les émotions frénétiques et bouillonnantes d’une personne dont l’imperturbabilité est sur le point de craquer.

Le duo parvient aussi à capturer cette furie retenue de façon visuelle, par une présence sur scène minimaliste, un volontaire manque d’expression ou des masques pour leurs vidéos. Cela n’empêche pas à l’émotion de se déverser malgré ces artifices comme en témoigne le « single » « Day to Day » jonglant entre distorsion et tranquillité ou un « Secular Love » plongeant encore plus dans la désorientation.

Bine que peu distinctes les unes des autres, les plages nous entraînent néanmoins dans un climat rêveur dont on ne souhaite pas s’extirper ; un peu comme si l’attente du songe s’accompagnait d’un désir de cauchemar, ou que le coma qui s’installe était, tôt ou tard, générateur d’une autre vie, ou d’une vie autre. Un cocon de feu et d’eau comme les deux sœurs le chuchotent en vrai(e)s crooners sur « Chemical Dizzy ».

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