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Rapid Talk: Interview de The Temples

Dans la foulée de leur premier album,  Sun Structures,Temples sont pris dans l’habituel tournoiement qui les veut et les voit tourner et assurer la promo de leur disque. On ne reviendra pas sur la qualité intrinsèque de l’opus, on demandera à James Bagshaw leur guitariste vocaliste comment l’album a pu s’agence rtout comme ce que le fait de jouer dans sa ville natale a représenté pour lui.

 

Votre son est définitivement classique, vous utilisez pourtant des techniques de production modernes. Comment avez-vous pu concilier les deux ?

Il y a des choses qui nous plaisent aussi bien dans les vieux disques que dans les nouveau. On essaie de brouiller les lignes entre production et interprétation.

Vous produisez-tout par vous-même ; comment avez-vous appris ?

À l’école, j’ai étudié la musique dans ce qui est l’équivalent du « A-level » (degré avancé au lycée). Mais j’en ai plus appris au travers de l’écoute que dans les livres dédiés à la production. Si vous ne restez que dans la théorie, ça ne peut pas être concluant en matière de production. Pour réellement connaître le son, vous devez comprendre comment il se crée et la façon dont il fonctionne.

Deux ans avant que Temples ne démarre, on a commencé à enregistrer chez nous. On n’a pas fait que tâtonner ; dès le début on était dans une logique d’apprentissage : jouer, enregistrer, apprendre. Quand je réécoute cela, je trouve que cela sonne différent mais toujours aussi fantastique. Bien sûr ça n’a oppas ce côté professionnel mais ça tient la route.

Où est situé le studio ?

La chambre où j’ai été élevé avec mes deux frères, une toute petite pièce. Dans un coin vous aviez la console et ailleurs il y avait mon lit et l’endroit où on enregistrait des trucs plus corsés. Ça n’est pas un véritable studio, c’est une maison avec du matériel d’enregistrement.

Ça semble être plus une pièce pour producteur que pour un groupe. Ceci dit aujourd’hui tout ce dont vous avez besoin pour faire de la musique est un ordinateur portable.

C’est exactement ce à quoi ça ressemble maintenant et nous embrassons absolument cet aspect des choses. C’est assez simple vraiment : beaucoup de gens ont tendance à utiliser un son pré-défini qui ressemblera à celui d’autres artistes Quand vous approchez les choses avec un groupe, vous risquez de tomber dans le piège de tout enregistrer de manière conventionnelle. Il y a beaucoup de choses sur notre disque qui ne le sont pas et on a sans doute joué des trucs qu’un producteur réputé réprouverait.

Enregistrez-vous tout dans la pièce ou enregistrez-vous individuellement chaqu son avant de le traiter ?

Ça n’est pas enregistré « « live ». C’est plutôt un travail de couches qui se superposent à d’autres. Très souvent les chansons sont écrits pendants que nous les enregistrons aussi il ne serait pas possible d’e terminer une composition et ensuite enregistrer tout le monde en même temps. Ça ne marche pas ainsi, pas pour ce disque en tous cas.

Initialement, on avait aucune intention de faire des concerts, juste enregistrer. Ensuite on nous a proposé de jouer en public et il a fallu nous y préparer avec des amis.

Le faire à deux n’était pas possible ?

Absolument pas. Le son est trop ample sur disque pour pouvoir être reproduit sur scène.

Avez-vous pensé à enregistrer certains sonsqui auraient servi de toile de fond ?

Si vous avez un esprit plus tourné vers l’électronique vous pourriez certainement vous passer de batterie et d’autres trucs. Ça ne nous semblait pas correct d’opérer ainsi, d’avoir un son qui serait celui d’une batterie enfermée dans une sorte de boîte. C’est le contraire de l’intuitivité et ça ne peut pas marcher. Si on était comme Kraftwerk, bien sûr on aurait pas un vrai batteur mais on est un groupe et il est important d’avoir ce désordre « live ».

Comment allez-vous pouvoir jouer dans votre ville natale ?

On y a fait notre premier spectacle l’autre jour. On a dû le faire dans un magasin de disque. C’était super bien et c’était aussi ridicule. Il était étonnant de voir tant de personnes, de tous les âges sachant qui vous étiez. Une belle expérience pour nous !

Il est compréhensible que vous attiriez plusieurs couches de gens. Tout est si pli aujourd’hui et vous apportez un élément humain dans ce que vous faites par votre production.

On n’oublie jamais jalons qui se sont produits en terme de créativité Dans les 60’s ils ont été des pionniers pour les sons et les techniques d’enregistrement, plus que dans toute autre ère. Il y avait un tel écart avec le rock and roll des 50’s dans cette façon inouïe de jouer avec le multi-tracking. Durant les 60’s ils ont véritablement travaillé de manière anti-conventionnelle. Je crois que c’est pour cette raison qu’elles sont de retour, elles représente quelque chose d’énorme en terme de qualité sonique. En plus les compositions étaient superbes même si ils n’avaient pas auto-tune et toute cette merde. Ils travaillaient avec ce qu’ils avaient.

Il y a quelque chose vous entourant qui rappelle la façon dont Led Zeppelin jouait avec le mysticisme et la mythologie.

On aime les éléments mystiques. On aime l’imagerie qui a une certaine identité visuelle ; que ce soit fictif ou la représentation picturale de quelque chose qui ne s’est jamais produit. Tout ce qui est surréaliste, possède un sens mythique et a une imagerie très forte compte pour nous. Un peu comme des cinéastes de la tempe de Kenneth Anger.

L’édifice sur la couverture de l’album en est un exemple. Il y a quelque chose d’ancien et de mystérieux.

C’est un vrai building et il est à cinq minutes de chez nous. On l’a choisi car c’était un endroit local pour nous. Il est très étrange, ila 3 côtés, 3 étages. C’est ce qu’en Angleterre on appelle une « folly », c’est-à-dire un bâtiment sans réel but. Il est resté inhabité et son architecte, Thomas Tresham, le voyait plutôt comme un objet d’art.

28 mars 2014 - Posted by | Rapid Talk

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