Davidge: « Slo Light »

Plus connu pour ses collaborations avec Damon Albam, Bowie, Primal Scream ou autres, le producteur Neil Davidge sort ici son premier album solo, Slo Light.

Celui-ci est très enraciné dans des beats venus de Bristol, idéaux sans doute pour véhiculer mystère et inquiétude aux sonorités électriques et aux vocaux éthérés. Les plages les plus structurées sont mêlées à de la musique orchestrée et des bandes-sons, le tout voulant nous faire voyager au travers de ces expérimentations inquiétantes.

La production est, sur chaque morceau, singulière ; suffisamment en tous cas pour offrir un flot assez saisissant d’expériences musicales, que ce soit par le biais d’harmonies en mode mineur, de rythmes sombres et provocants et de voix qui vous hantent par leur légèreté prétendument innocente.

Ces éléments contrastés sont ainsi entremêlés au fil des compostions ce qui donne à Slo Light un charme étrangement séducteur.

La chanson titre ouvre l’album sur le mode épique et met en avant les vocaux de la chanteuse new-yorkaise Stephonie Youth. Le résultat en est une excursion éclectique caractérisée par la signature reconnaissable entre toutes que Davidge a su donner à ses récentes productions de Massive Attack.

Cate Le Bon va enrichir l’atmosphère de « Gallant Foxes » de sa voix enchanteresse tout en jouant à merveille des beats qu’elle amalgame avec des arpèges de piano de toute beauté. A contrario les hautes notes de Karima Francis flotteront de manière excentrique sur les beats dérangeants et les sons électroniques du titre suivant, « How Was Your Day ».

« That Fver » sera une douce berceuse donnant plus d’espace à un climat où pointe l’onirisme et la même beauté se retrouvera sur la mélodies, les harmonies et les arrangements de « Riot Pictures » où la voix colorée det confiante de Sandie Shaw fera merveille.

Toute expérimentale qu’elle soit, la musique de Slo Light garde sa patte humaine, ne serait-ce que par le fait d’avoir su s’entourer de vocalistes n’ayant plus rien à prouver. Les arrangements, riches et divers, prouvent en outre que Davidge n’est pas un mécanicien du son ; il s'(avère être un réel artiste doublé d’un véritable créateur.

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