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Frànçois & The Atlas Mountain: « Piano Ombre »

Un grand nombre de descriptions pour l’album précédent de Frànçois & The Atlas Mountains, E Volo Love, utilisaient des adjectifs comme « charmant », « frais » ou « désinvolte ». Ça n’était pas erroné dans la mesure où l’artiste lui-même convenait qu’il n’y « avait pas de muscle » dans ce qu’il écrivait.

Dans cette lignée, il avait d’ailleurs composé quelques albums sucrés pour le label King Creosote mais Piano Ombre va monter qu’il est entré dans une nouvelle phase.

Bien sûr, on y trouve les même chansons pop éthérées, il y a pourtant dedans quelque chose de plus robuste et aiguisé montrant que la mise en forme des compositions a été plus travaillé. La raison en est peut-être qu’il s’agit de son premier disque enregistré dans un véritable studio et cela se voit très vite sur le « single » « La Vérité » où le charme du titre est contrebalancé par des riffs disco et des percuissions plus puissantes.

Le titre d’ouverture, « Bois », à ce sujet, est construit sur un mode de crescendo où le shuffle léger se transforme en piétinement alors que « The Way To The Forest » fait penser au meilleur de Animal Collective Jr. Le « fun » est toujours là mais débarrassé de l’sspièglerie un peu nouille qui caractérisait Frànçois.

Même sur les titres où le cœur parle, la merveilleuse ballade au piano qu’est « La Fille Aux Cheveux de Soie », la mièvrerie n’est plus là et justifie, dans une certaine mesure, le titre de l’album. Piano Ombre implique, en effet, de voir les choses positivement et cet état d’esprit lumineux traverse les tonalités de tout le disque.

On approchera parfois de l’insipide et du convenu avec « Fancy Foresight » mais cela est composé par un « Summer of the Heart » qui mêle rythmes africains et son à la Bombay Bicycle Club à la perfection ou le clavier qui éclabousseun « Réveil Inconnu » qui aurait pu être produit par Air.

Les musiciens qui accompagnent Frànçois ont sans doute une grande part dans ce ressort. Celui-ci se confirmera sur « Bien Sûr » qui fermera un Piano Ombre sur une frénésie disco qui complétera le joli kaléidoscope sonore de ce nouvel opus.

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21 mars 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

André Cymone: « The Stone »

Comme beaucoup de musiciens R&B créatifs des années 80, André Cymone a d’abord tenté sa chance en essayant d’émuler Prince. Cela lui a même permis d’avaoir quelques tubes mineurs comme « Libvin’ In The New Wave » ou « Dance Electric », le dernier d’ailleurs écrit par son mentor. Depuis, il s’est recyclé dans la production et l’écriture, souvent pour son épouse Jody Watley.

The Stone va en surprendre beaucoup car ce premier album depuis 1985 va à l’encontre de ceux qui attendaient un retour au son « synth funk » qui caractérisait ses production précédentes.

L’artiste d’ailleurs annonce tout de suite la couleur avec le titre d’iouverture, intitulé de manière fort appropriée « Rock And Roll », direct et cash comme il se doit d’être. Le son mettre l’emphase d’ailleurs sur une instrumentation organique : guitares et véritables percussions. On notera sur ce registre un morceau plein de groove comme « Radio » ou de graisse comme « Naked » et, d’une façon générale, une atmosphère qui doit plus au soft rock traditionnel qu’à la soul.

Cymone est un excellent chanteur mais sa voix se veut plus ici « crossover » que typée comme elle aurait pu l’être. Dans ce répertoire de « adult-oriented rock », le compositeur sait se faire nuancé ; « One Day et « It’s Alright » sont des chansons contemplatives reposant sur un nid de guitares acoustiques et le rêveur « Mary Jane » creuse profondément dans la pop des 60s tout comme le plus électrifié « If Not For You ».

En tant que vétéran du « songwriting », Cymone n’a aucune difficulté à écrire des mélodies accrocheuses et il sait également parfaitement véhiculer ce qu’il chante au travers d’une voix dans laquelle l’émotion n’est jamais absente, même sur ces « rockers » surgis du cœur que sont « American Dream » et « Let Your Sunshine In ».

The Stone n’est en rien un album issu de la mouvance rétro-futuriste, mais une renaissance créative de la plus belle eau.

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21 mars 2014 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire

The Coathangers: « Suck My Shirt »

Sur le 4° album de ces natives d’Atlanta, le groupe continue dans cette démarche punky qui veut qu’elles ont à prouver qu’elles n’ont rien à prouver. À leurs débuts en 2006 elles n’avaient aucune de cette musicalité qu’elles ont néanmoins appris à peaufiner depuis.

Suck My Shirt sonne aussi adulte qu’il le devrait de la part des Cothangers. Tout en étant aussi agressif et « fun » que précédemment, plus de choses se passent d’un point de vue sonique et même lrique. Le quartet continue d’envoyer des messages de ras-le-bol sur des titres comme « Love Em And Leave Em » ou l’étonnamment cool surf rock que constitue « Shut Up » mais beaucoup de morceaux explorent les thèmes de l’amour et de s peines de cœur de façon plus douce avec une approche autre que celle d’un groupe ayant écrit à propos des mamelles féminines.

« Drive » ferme l’album et exemplifie à merveille cette démarche revitalisée avec des textes qui sont délibérément simples, efficaces et honnêtes. Pour résumer, leur son a atteint un stade organiquement plus développé.

Ainsi, chaque composition apporte quelque chose de nouveau, avec certaines qui font même comme se fusionner. La plupart des morceaux ont une entame qui swingue mais chacun va dans une nouvelle direction.

Le titre d’ouverture, « Follow Me » envoie toutefois des accords qui déchirent affirmant ainsi la maîtrise qu’ont les musiciennes de leur sujet et sur un titre comme « Zombie » la musique va comme faire une pause avant d’exploser avec un solo de guitare qui va culbuter en 30 secondes le morceau tel qu’il s’est construit. Des plages comme « Adderall » et « I Wait » présentent des tonalités menaçantes mais sur le mode du crescendo, une diversité sonore qui va glisser de manière si naturelle que nulle part Suck My Shirt ne virera vers l’hétérogène.

Ce disque est une extension de leur territoire qui les voit emprunter aux Runaways ou à Patti Smith. Si elle n’ont pas le statut d’artiste de cette dernière, elles prouvent toutefois, qu’une fois encore, elles n’ont rien à prouver.

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21 mars 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire