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Robert Ellis: « The Lights From the Chemical Plant »

Sur son précédent album, Photographs, Robert Ellis s’était fait le chantre involontaire de ce qu’on pourrait nommer de la country style troubadour. The Lights From the Chemical Plant, son troisième opus, montre qu’il a d’autres tours dans son sac.

Dès le début, l’artiste semble en faire une profession de foi : le titre d’ouverture, « TV Show », est un morceau qu’on pourrait qualifier de joueur tant il s’inscrit dans la tradition des novelty songs absurdes et comiques de la country. Ellis, néanmoins, est suffisamment madré pour s »abstraire des tropes propres à ce genre et pour ajuster à ses problématiques. Sentimentalisme et nostalgie ne manquent jamais à l’appel mais il est capable de citer Netty Draper de Mad Men pour s’assurer de votre complète attention. « Chemical Plant » sera un portrait banal et évocateur de le vie et de la mort d’un couple issu d’une petite bourgade avec la particularité d’être empaqueté dans des arrangements cinématographiques amopulés dont est responsable le fameux producteur de Nashville.

Tout au long de l’album, Ellis s’amusera à déboulonner la tradition avant de l’embrasser au morceau suivant. Les orchestrations à cordes seront toujours du plus bon goût et apportent un poids non négligeable à des vocaux, nasillards et pris sur le mode ténor, qui sont mis en valeurs par une pedal steel omnidirectionnelle. Ainsi le « Still Crazy After All These Years » de Paul Simon sera retravaillé et acquérirra une nouvelle vie bien nécessaire à ce type de classiques grâce à un solo du guitare somptueux.

Le plus poignant, troubadour oblige, restera pourtant la narrativité toujours poignante. « Houston » esr une ode douce amère à cette ville qui est le berceau natal de Ellis et le titre confession qui termine l’album, « Tour Song », le voit faire preuve d’une vulnérabilité qui fait partie de ces « road ballads » exemplaires et mémorables.

Ellis ne semble pas figé dans une trajectoire directe ; The Lights From the Chemical Plant le prouve. Avec un tel talent son itinéraire semble plutôt sans limites.

guitareguitareguitare1/2

24 février 2014 - Posted by | Quickies | ,

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