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Lost In The Trees: « Past Life »

Lost In The Trees ont toujours excellé à assembler différentes influences en des compositions qui avaient sens. Un seul titre pouvait se mêler diverses textures et interludes, épousant un peu la démarche des derniers Radiohead.

Sur Past Life le groupe s’emploie à nouveau à étendre un univers musical qu’on a jamais pu réellement définir. Le disque s’ouvre sur un « Excos » où des voix féminines luxuriantes s’enveloppent autour d’un crescendo au piano étayé par des sampsse de percussions et le phrasé sec caractéristique de leur leader, Ari Picker. On est proche du jazz noir et la même mouvance se fait jour sur des morceaux comme « Lady In White » ou « Wake ». Ce dernier titre est la parfait exemple d’une production et d’une construction méticuleuses tout comme la splendeur délicate du paino qui introduit « Glass Harp ».

L’album peut se lire comme une cacophonie de sons qui, harmonieusement, se mettent en place avec des vocaux et des mélodies qui s’épousent projetant un climat général unique, celui d’une dream pop subtilement teintée d’électronique.

Alors que jusqu’à présent Picker évoquait souvent le folk acoustique de quelqu’un comme Sufjan Stevens, il semble ici se trouver une niche plus affirmée avec des lignes de basse en avant et des touches de synthés qui donnent à ses compositions un pli virant vers des choses plus axées sur le « progressif ». Là encore on peut faire un parallèle avec l’évolution de Thom Yorke, même si Past Life demeure délibérément concret. « Rites » en sera l’exemple, chanson indie pop mâtinée d’acoustique remplacée par des tonalités électroniques plus vives cmais où la tradition sera respectée avec les vocaux rêveurs de Emma Nadeau sur les chorus.

Sans doute est-ce le titre de transition par excellence, celui qui symbolise la manière dont le groupe opte pour un nouveau son. Celui-ci fait fi des orchestrations pour les planter en arrière et donner une véritable nouveau son. Il n’est alors pas paradoxal que celui-ci demeure un tant soit peu conventionnel, comme si, tout en changeant de formule, le combo n’avait perdu ni ses diverses racines ni sa substance et sa force.

guitareguitareguitare1/2

19 février 2014 - Posted by | Quickies | ,

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