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Broken Bells: « After The Disco »

En dépit de leurs apparentes dissemblances, James Mercer et Brian Burton représentent, sous le nom de Broken Bells,un des duos les plus compatibles dans la musique populaire contemporaine.

D’un côté, Brian Burton et son groupe, Modest Mouse, étaient parvenus à anticiper la façon dont le public allait être réceptif au « crossover » qui allait s’établir avec le R&B et le hip hop, de l’autre The Shins avaient, peu à peu, tissé la voie pour que l’indie-rock se répande avec un certain succès dans la « mainstream ».

Que leurs chemins se soient croisés n’est pas si hasardeux que ça dans la mesure où chacun avait montré un talent certain pour faire en sorte que la nouveauté devienne une norme. C’est ce qui se passe dans la démarche de Broken Bells, un projet qui mêle es efforts passés de ces deux artistes avec un flair évident pour le succès commercial.

Le son de ce deuxième album n’est, en effet, jamais explicitement celui de Mercer ou de Burton. En même temps les fens de chacun des deux artistes y retrouveront quelque chose qui les rassure : rien dans After The Disco ne sonne comme un album indie mais on peut toujours y entendre des éléments qui rappellent The Shins (par exemple la voix de crooner de Mercer) tout comme il est aisé de capter les climats cinématographiques apportés pat l’électronique et la denbsité des lignes de basse propres à Modest Mouse.

Le titre d’ouverture, « Perfect World », conjuguera les qualités respectives des deux musiciens mais « Holding On For Your Life » est un groove funky pris sur un tempo moyen qui exemplifiera les thèmes post disco qui prédominent dans le disque avec la faculté de Mercer à faire virer sa voix dans un falsetto évocateur des Bee Gees.

Ce qui séduit dans le disque est sa sensibilité pop et la façon dont les chorus snous accrochent instantanément ; le problème est que le risque de sonner comme une formule n’est jamais très loin. Il y a comme une sensation que cette agitation créative semble, au bout d’un moment,ne se diriger nulle part ; on a ainsi la sensation, au final, qu’en prenant le minimum de risques Mercer et Burton ont évité celui de décevoir leurs fans.

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16 février 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire