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The Tower of Light: « The Tower of LIght »

The Tower of Light est le pseudonyme d’un musicien énigmatique qui, de Brooklyn nous délivre une musique qu’on pourrait qualifier de « dream pop » si elle ne donnait l’impression de nous transporter dans un état somnanbulesque. Le nom a une origine mystique (une prophétie du 19° siècle à propos d’une jeune femme originaire d’Alabama) et ceci explique peut-être cela. The Tower of Light est à la fois délicat et sévère, pensif et extatique, dépouillé par endroits et luxuriant à d’autres.

On retrouve un chemin qui a vu ses fondations être issues du label 4AD et de sa diversité étrange tout en opérant des détours surprenants au travers de l’éthéré.

L’atmosphère générale est aussi hypnotique que saisissante et les détails soniques ne font allégeance à aucun style particulier. Ce qui est consistant est le fil continu qui lie contrepoints mélodiques réfléchis et harmonies sises sur un arrière fond tendu et aux atmosphère élaborées. Il suffit d’imaginer une « pop song » accrocheuse clouée sur un mur narcotique qui la ralentirait, des textes surréalistes, le tout enveloppé dans une chaude carapace de drones. C’est cette juxtaposition qui révèle le centre de gravité de l’album.

Ainsi, « Carrier » débute sur une lamentation douce amère, les harmonies se font chorus etn, brusquement, le climat se fait étrange avec des percussions dramatiques, des cadences instrumentales qu’on a peine à situer, des respirations paniquées et des breaks atonaux. On navigue alors ici entre sensualité et menace et, à ce sentiment d’être perdu, succède une sensation de destin qui nous dépasse. « New God » véhicule monomanie froide et vide se muant en férocité alors que, comparativement, « Honey Resist » se réfugie derrière une brume opaque de mélodies qui se superposent mais qui ne se font jamais jour. « Lightnet » sera sinistre et psychotique, pausant quelques secondes avant d’être irrémédiablement entraîné dans un vortex de violence.

The Tower of Light est infatigable et imprévisible mais se déroule toujours sans efforts apparents. C’est une musique à la fois noire comme un trou et d’une brillance solaire, une esthétique qui ne se dément pas et se conjugue plutôt qu’elle ne s’oppose.

★★★★☆

10 février 2014 - Posted by | Quickies | ,

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