Augustines: « Augustines »

Augustines s’appelaient auparavant We Are Augustines ; c’est sans doute leurs divers problèmes de line-up et de labels qui les voint désormais revenir sous ce nouveau patronyme et ce qui pourrait s’apparenter à un nouveau départ.

Le groupe a toujours pratiqué un indie-rock dont le maître mot était la sincérité et, ainsi, la volonté de puiser dans les sujets les plus intimes et douloureux (la mère alcoolique de leur leader Billy McCarthy par exemple).

Sans doute est-ce la nature de leur démarche qui les a conduits à pratiquer un rock alternatif « anthemic » et, sur ce disque éponyme, on retrouve la même volonté d’affronter la réalité et de continuer à avancer.

Leur son n’a pas beaucoup évolué, tempos moyens, crescendos, rythmes en 4/4 et harmonies chorales ; le tout se voulant à la fois élevé et grave. Le seul changement notable consiste en une production plus claire où l’instrumentation est plus espacée (l’habileté de Peter Katis aux manettes est à souligner) rappelant, sans surprises, The National dont Katis est un des collaborateurs.

Nothing To Lose But Your Head

Les compositions se veulent exaltantes, encore plus même que précédemment, comme si il s’agissait de véhiculer un climat à fleur de peau. L’émotion est ainsi en montagnes russes (« This Ain’t Me »par exemple) naviguant entre détermination et mise en avant d’une douleur non dissimulée grâce aux vocaux de McCarthy. « Cruel City » en est une autre manifestation avec une atmosphère « stadium rock » qu’on imagine aisément repris en choeur en public.

On trouvera toutefois des humeurs plus apaisées sur un « Weary Eyes »et son shuffle à la Springsteen et « Walkabout qui voit le groupe s’aventurer du côté de la soul. Augustines se terminera sur un martial « Hold On To Anything » qui résonne comme un cri de guerre déterminé. Ne restera plus, néanmoins, qu’à se demander si, dans l’avenir, Augustines seront capables d’affronter des climats plus risqués sans, pour autant, être défaits.

★★½☆☆

One Response to Augustines: « Augustines »

  1. […] New York et produisant une musique fotement teintée d’Americana. Leur deuxième opus éponyme, Augustines, donne l’occasion à leur batteur Rob Allen de revenir […]

Répondre à Rapid Talk: Interview de Augustines | No BS: Just Rock & Roll! Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :