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Rogue Wave: « Nightingale Floors »

Zach Schwartz, le leader de Rogue Wave, est une personnne qui croit en la puissance de la pensée positive et chacun des albums du groupe a permis de laisser entrevoir une faible lumière d’espoir au travers des épreuves qui ont accablé le combo grâce à une atmosphère indie-pop.

Nightingale Floors, le cinquième album des musiciens d’Oakland va pourtant plus loin dans le stoïcisme puisque enregistré au moment où le père de Schwartz trépassait. Le disque voit, en effet, Rogue Wave aborder les thèmes de l’amour, la vie, le vieillissement et la mort avec un état d’esprit presque étale et tranquille. Les compositions sont parcourues par un semblant de grâce face à l’adversité, de sourires presque forcés ou, tout simplement peut-être, de faculté de résilience.

Chose dite, l’album surprend par son calme et sa clarté. « No Magnatone » s’ouvre sur une reverb qui va très vite s’évanouir pour être supplanté par un « beat » régulier à la caisse claire et une ligne de guitare cadencée et aérienne du plus bel effet. À partir de cela, le groupe va souplement s’engouffrer dans sa niche power-pop apaisante avec un « When Sunday Morning Comes » sucré à souhait et aux penchants presque mièvres ou sur la pop-rock énergisante de « College » offrant un savoureux contrepoint aux méditations douces amères sur la mort de Schwartz.

Ce dernier ne va pas d’ailleurs trouver réconfort dans le déni. Il va plutôt bien creuser dans la douleur jusqu’à y être enfoui. « Figured It Out » ou un « Without Pain » =, ballade acoustique dépouillée, voient le chanteur tacler son chagrin de façon directe et sans se réfugier dans le mystère ou la métaphore mais même ceci est abordé avec une presque sérénité. Musicalement, les sujets pesants sont équilibrés par un son plein, presque « live » donnant corps et empathie sans verser dans le pathos. La power-pop est ainsi à son plus bel effet, parvenant à capturer des thématique lourdes et à les ajourer de façon presque enlevée. C’est cette approche nuancée qui apportera à la vision de Schwartz une conviction qui, à l’écoute, ne saurait être autre que contagieuse.

★★★★☆

9 janvier 2014 - Posted by | Quickies | ,

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