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The Rolling Stones: « Their Satanic Majesties Request »

En l’An de Grâce 1967, le 1° juin très exactement, sortit un album qui sembla à la fois remettre les pendules à l’heure, à savoir rétablir un groupe à un sommet qui lui était contesté, et faire tournebouler ces mêmes pendules puisque une nouvelle ère semblait s’annoncer aux oreilles de la gente rock. Le groupe se nommait les Beatles, l’abum Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. En novembre de la même année, sortit la réponse (?) de leurs « meilleurs ennemis », celle dont il est question ici. Il est un peu artificiel de vouloir absolument comparer les deux, tout au plus peut-on juste faire mention d’un itinéraire parallèle. Les Stones aussi, en effet, s’essayaient à s’extirper de l’univers rhythm & blues dont ils étaient issus. Des récents titres en étaient le symptome: « Lady Jane » sur l’album précédent avec son délicieux dulcimer, « Paint It Black » et sa tonalité orientale ou le « single » « We Love You »/ « Dandelion » qui faisaient entrer le groupe dans l’ère du psychédélisme. Satanic Majesties suivra la même année, il en est la continuation logique. Qu’ils oit décrié peut se comprendre tant il apparaît comme une anomalie dans la carrière des Stones. Est-il pour autant contre nature? On peut presque considérer que c’est un disque testament dans la mesure où c’est sur cet opus que la patte de Brian Jones (le dulcimer de « Lady Jane » c’était lui) est la plus appuyée. Que se serait-il passé s’il n’avait pas trépassé dans sa piscine? Question vaine mais début de réponse dans le « single » qui sortira au lendemain de ses funérailles (on admire le bon goût de la date): « Jumping Jack Flash ». Satanic Majesties, tout comme Jones, n’auront donc été qu’une parenthèse, ça n’est pas une raison pour ne pas la réévaluer. On pourrait considérer qu’il s’agit d’un sous-Sergeant Peppers, les grands fans des Beatles (comme moi!) ne pourront pas pourtant ne pas être interpellés par les arrangements inspirés du disque, l’instrumentation originale (rythmes africains, mellotrons) et des essais d’orchestrations toujours appropriés. Le psychédélisme c’était aussi la volonté de bouleverser nos repères spatio-temporels, il ne sera donc pas étonnant de trouver des refrains oniriques comme « The Lantern » ou « Gomper », d’autres évocateurs du Moyen-Âge comme « In Another Land » ou des « 2000 Man » « 2000 Light Years From Home » qui, eux, basculent directement dans la science-fiction cosmique. Ajoutons un « single », « She’s A Rainbow » merveilleuse orfèvrerie mélodique, aux harmonies vocales délicates, aux cordes somptueusement orchestrées et au toucher d’un piano dodécaphonique du plus bel effet pour ce qui restera comme une de leurs meilleures compositions. Le seul tribut aux « vrais » Stones sera le riff de « The Citadel » mais même ce titre restera auréolé d’une nimbe faite d’échos et de vocaux comme voilés. Rien à jeter en fait, sauf l’interminable jam psychédélique « Sing This All Together (See What Happens). » Le disque se termine d’ailleurs sur un hymne de bateleur « On With The Show » comme pour bien signifier que le spectacle continue. La parenthèse sera donc bien vite refermée, elle n’en existe pas moins; sans doute pas aussi essentielle qu’on aurait pu le souhaiter, mais pas non plus aussi négligeable que certains en ont jugé. Les Stones ont fait mieux mais, sur le registre qui est le leur, ils ont aussi fait beaucoup pire. Satanic Majesties a une certaine majesté , celle de dauphins faustiens, ceux à qui Satan aurait donné le talent et réservé à d’autres la Grâce du génie.

9 janvier 2014 Posted by | Oldies... | Laisser un commentaire

The Beatles: « Rubber Soul »

Rubber Soul est souvent considéré comme un des meilleurs albums de l’histoire du rock au côté d’autres oeuvres des « Fab Four ». Enregistré en quatre semaines, juste à temps pour sortir à Noël, il est une pierre angulaire dans la carrière du groupe. C’est en effet le premier disque qui s’affranchit totalement du « Mersey Sound » et dans lequel les Beatles semblent mettre en avant une véritable vision musicale accompagnée d’une recherche plus poussée au niveau des textes.

Sur le premier plan, on peut noter que le groupe s’oriente vers une pop-rock plus sophistiquée dans laquelle on retrouve la patte des Byrds ou de Dylan mais aussi des inflexions vers des musiques plus exotiques comme la sitar sur « Norwegian Wood ». D’une manière générale, même les titres plus directs se signalent par des palettes orchestrales jusqu’à lors inexplorées dans la pop music. Le « rocker » « Drive My Car » fait montre d’une certaine dextérité dans l’art des contretemps et de la complexité harmonique et un titre aussi direct que « In My Life » va nous surprendre par son utilisation d’un piano que George Martin fait sonner comme un clavecin en enregistrant la bande à mi-vitesse puis en la passant à vitesse normale. Du point de vue de la recherche sonore « The Word » avec son utilisation de la compression préfigure la musique psychédélique tout comme le lettrage, étiré, de la couverture qui semble anticiper sur la recherche typographique des groupes de la Côte Ouest. Indéniablement, en effet, Rubber Soul est plus qu’un nouvel album des Beatles. Les certitudes sont là (les mélodies incomparables auxquelles nous sommes habituées) mais le traitement se veut novateur en terme d’orchestrations. « Michelle » et « Girl » sont des sommets de ballades romantiques, non seulement au niveau de la chanson per se mais des trouvailles harmoniques, « Think For Yourself » innove par son utilisation de la fuzz bass bien avant le « Satisfaction » des Rolling Stones et « If I Needed Someone », un des tous premiers titres écrits par George Harrison, montre combien les Beatles ont sur adapter et faire leur le country-rock aéré façon Byrds.

Cette complexité musicale va également s’enrichir d’une évolution incontestable au niveau des textes. C’est sur Rubber Soul que les personnalités distinctes de Lennon et Mac Cartney vont émerger, c’est sur Rubber Soul également que certaines innovations lyriques à la Dylan vont se faire jour. « Drive My Car » est une perle de critique sociale renversant la notion de sexisme, « I’m Looking Through You » , « You Won’t See Me » ou même « Girl » approchent la notion de Romance de manière beaucoup plus complexe, amère et anti conventionnelle dans la mesure où les relations garçon-fille sont perçues et décrites de façon plus équivoque et où « Norwegian Wood » aborde même sans trop le dissimuler le thème de la liaison extra-conjugale. « Nowhere Man » poussera la logique à son comble puisqu’il est le premier titre des Beatles à ne pas aborder la thématique amoureuse. On peut d’ailleurs noter que l’édition américaine du disque va oblitérer certains titres plus sombres, « Nowhere Man » ou « Drive My Car », pour les remplacer par des morceaux plus traditionnels issus de Help.

Rubber Soul est donc finalement, outre un grand album de plus, un disque charnière préfigurant Revolver qui sortira six mois plus tard. Il prouve que le « Yesterday », qui figurait sur Help, se situe biien dans l’hier. Il anticipe sur les « singles » suivants: « We Can Work It Out »/ »Day Tripper » et surtout « Paperback Writer » (insolente et acerbe critique sociale)/ »Rain » (ou comment faire « Strawberry Fields Forever » avant même s’en rendre compte).

Au total, Rubber Soul amènera aux Beatles une audience plus mature et intellectuelle. Au fur et à mesure où le groupe gagne en intensité et en profondeur, il démontre également qu’en corollaire les démons grandissent en lui. Finis l’insouciance désinvolte et l’humour inconsistant de Lennon. Les tonalités expérimentales font également naître des approches plus grinçantes. Bien avant la fin du « Swinging London », l’album semble déjà marquer ce que Lennon dira plus tard, « the dream is over ». Rubber Soul n’est pas un album sombre, pas encore serait-on tenté de dire. Il marque en filigrane que la « pop culture »est en train de se débarrasser d’une certaine naïveté formelle. De cela jaillira, en paraphassent Mao, un gigantesque « bond en avant » pour la musique rock. Celui-ci s’accompagnera, pour le pire et surtout le meilleur, d’une indubitable perte de l’innocence. Rubber Soul est un album de transition et aussi un album d’apprentissage; à ce titre il est la preuve sur vinyle qu’une fois de plus les Beatles ne se contentaient pas de flirter avec la notoriété mais qu’ils étaient toujours en avance et que, par conséquent, ils restaient toujours devant…

9 janvier 2014 Posted by | Oldies... | Laisser un commentaire

The Sharp Things: « The Truth Is Like The Sun »

The Sharp Things est un collectif de « chamber pop » basé à Brooklyn , dirigé par Perry Sherpa et dont The Truth Is Like The Sun est le deuxième opus, après Green Is Good, de ce qui devrait être une série de quatre albums.

Son leader a, depuis 10 ans, étoffé son line-up et a agrandi une instrumentation qui n’a rien à voir avec le « mainstream » ou l’indie pop-rock. On trouvera donc des cuivres, des cordes, des vents et des claviers, le tout résultant en un son baroque et unique, texturé par le densité des compositions. Celles-ci sont plutôt ébouriffantes, comme sur l’ouverture « Can’t Get Started » avec un chorus surpuissant épaulant le piano, débouchant ensuite sur la douce ballade mélancolique qu’est « Lulubelle ».

Ces moments passés, The Truth va empoigner un répertoire plus enlevé et aux chansons toujours aussi impérieuses : « Flesh And Bone » pourrait faire partie d’une chute de studio de Pet Sounds et « Talk To Me » aurait très bien pu être un nouveau titre de Harry Nilsson si ce dernier, n’était pas déjà mort.

Les arrangements sont amples et multiples, flugelhorn et glockenspiel apportant cette touche supplémentaire de charme à l’élégance de l’album. Cet attrait est un tantinet rétro car il semble puiser dans les fifties et sixties, époque où les temps étaient plus simples et aussi plus avenants et où la sophistication mélodique était le but ultime. Il ne sera donc pas malaisé pour ceux qui apprécient cette époque d’identifier les influences de Carole King, de Left Banke ou des Zombies, des Beach Boys, des Byrds, de Burt Bacharach, de Phil Spector et, bien évidemment, des Beatles.

Les identifier ne nous empêche pas non plus de nous identifier à ces quelques dix titres qui font de The Truth Is Like The Sun un album pop strident et bénéfique dans lequel la seule concession au rock sera « Playing The Benelex ». Tant que l’on saura être un véritable amoureux ainsi qu’un érudit de la musique appréciant les compositions mémorables et tout aussi érudites on ne pourra que savourer cette beauté positive qui volette tout au long de ses plages.

★★★★☆

9 janvier 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

East India Youth: « Total Strife Forever »

East India Youth est le nom de scène d’un producteur de Bornemouth, William Doyle. Tirant son tire ironiquement d’un disque de Foals nommé, lui, Total Life Forever, ce « debut album » est d’une ambition qui ne peut venir que de quelqu’un se réclamant à la fois de Can, Shostakovich et consorts.

Déclaration d’intention qui vient d’un artiste qui n’éprouve appréhension à brouiller les barrières entre les genres comme le montre, au hasard, un « Hinterland », exemple à vous faire perdre vos repères de vouloir forcer des influences musicales incongrues dans le même espace. On y recueille ainsi un rythme de basse répétitif, des synthés techno se bagarrant entre eux pour émerger au premier plan avant de s’affaisser comme si le bruit d’une bombe à retardement leur en avait intimé l’ordre. Mélangé à une atmosphère rétro façon « Blue Monday » ; le titre fait mouche et montre en quoi la versatilité peut s’avérer ici magistrale.

Rien d’ailleurs ne semble vouloir altérer cette fluidité, ponctuée par des « Total Strife Forever I, II, III et IV ». Le « III », ainsi, est la pioerre angulaire autour de laquelle Total Strife Fprever a été construit initialement. C’est lui qui aura initié l’ouverture, « Glitter Recession », et la biaisera avec de l’électronique, des « fade ins » et des « fade outs » imprévisibles lui donnant l’amplitude d’une bande-son mercurielle. « Heaven How Long » prendra, lui, une direction symétrique, plaisante combinaison ou l’electro-pop épousera la dream-pop tout comme un morceau de type « Dripping Down » où la combinaison rythmes tribaux et claviers étincelants, plutôt que d’être discordante, s’avère curieusement harmonieuse grâce aux vocaux apaisants de Doyle.

Total Strife Forever est un album qui va et voit de l’avant. C’est une nouvelle approche de la composition minimaliste sans heurts et sans qu’on puisse soupçonner l’artiste d’être un imitateur ; un des premiers albums notables de 2014.

★★★★☆

9 janvier 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Rifles: « None The Wiser »

Ce 4° album va peut-être voir nos Londoniens à une croisée de leur chemin. Vont-ils s’agripper à leur indie-rock standardisé qui leur a plutôt réussi ou désirent-ils développer leur propre son ?

None The Wiser va être un compromis, un Jekyll and Hyde sur fond de guitares. « Eclectic Electric » ouvre le disque sur une guitare au pouls et au son puissants et des percussions qui semblent ricocher dans tous les sens. C’est une introduction très prometteuse mais un certain nombre d’autres compositions – « All I Need » ou « Cathch Her In The Rye » (joli jeu de mots inspiré de Salinger) – ne préparent en rien au potentiel du combo tant il ne proposent que de mid-tempos répétitifs ne se distinguant pas du schéma indie-rock.

Cette vitesse de croisière va, heureusement, ne pas s’étendre à la totalité de None The Wiser dans la mesure où, même si The Rifles ne tentent pas de réinventer la roue, ils semblent apprécier là où les mène leur voyage.

« Heebie Jeebies » fournit un beau détour vers ce qui était merveilleusement impétueux dans le rock des sixties avec un tempo nourri aux amphétamines, un solo de guitare vintage et une durée n’excédant pas deux minutes. Sur « Under And Over », il semble même que Jekyll travaille de concert avec Hyde en combinant folk urbain et indie-rock en pleine débauche sur un titre qui semble être en guerre avec lui-même ; un feu de camp où les guitares seraient aiguisées et cette sorte de spontanéité qui font de ce titre une chanson qui pourrait fort bien devenir leur hymne.

Le résultat n’est, finalement, pas désagréable. L’originalité est absente mais elle vient d’ungroupe qui n’y aspire pas ; il s’agit plutôt d’un « tribute album » mettant à plat les influences et l’enthousiasme de The Rifles. Le jeu de mot de « Catch Her In The Rye » tout comme celui qui figure sur « Shoot From The Lip » offre un aperçu de ce que le combo pourrait offrir. Il leur faudra, simplement, vouloir sauter le pas.

★★★☆☆

9 janvier 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Rogue Wave: « Nightingale Floors »

Zach Schwartz, le leader de Rogue Wave, est une personnne qui croit en la puissance de la pensée positive et chacun des albums du groupe a permis de laisser entrevoir une faible lumière d’espoir au travers des épreuves qui ont accablé le combo grâce à une atmosphère indie-pop.

Nightingale Floors, le cinquième album des musiciens d’Oakland va pourtant plus loin dans le stoïcisme puisque enregistré au moment où le père de Schwartz trépassait. Le disque voit, en effet, Rogue Wave aborder les thèmes de l’amour, la vie, le vieillissement et la mort avec un état d’esprit presque étale et tranquille. Les compositions sont parcourues par un semblant de grâce face à l’adversité, de sourires presque forcés ou, tout simplement peut-être, de faculté de résilience.

Chose dite, l’album surprend par son calme et sa clarté. « No Magnatone » s’ouvre sur une reverb qui va très vite s’évanouir pour être supplanté par un « beat » régulier à la caisse claire et une ligne de guitare cadencée et aérienne du plus bel effet. À partir de cela, le groupe va souplement s’engouffrer dans sa niche power-pop apaisante avec un « When Sunday Morning Comes » sucré à souhait et aux penchants presque mièvres ou sur la pop-rock énergisante de « College » offrant un savoureux contrepoint aux méditations douces amères sur la mort de Schwartz.

Ce dernier ne va pas d’ailleurs trouver réconfort dans le déni. Il va plutôt bien creuser dans la douleur jusqu’à y être enfoui. « Figured It Out » ou un « Without Pain » =, ballade acoustique dépouillée, voient le chanteur tacler son chagrin de façon directe et sans se réfugier dans le mystère ou la métaphore mais même ceci est abordé avec une presque sérénité. Musicalement, les sujets pesants sont équilibrés par un son plein, presque « live » donnant corps et empathie sans verser dans le pathos. La power-pop est ainsi à son plus bel effet, parvenant à capturer des thématique lourdes et à les ajourer de façon presque enlevée. C’est cette approche nuancée qui apportera à la vision de Schwartz une conviction qui, à l’écoute, ne saurait être autre que contagieuse.

★★★★☆

9 janvier 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Emiliana Torrini: « Tookah »

Emiliana Torrini est une artiste versatile puisqu’elle a fait partie du groupe expérimental Gus Gus mais aussi écrit pour Kylie Minogue (« Slow ») et qu’on peut entendre son « Gollum’s Song » dans la BO de The Lord Of The Rings.

Tookah suit un Me And Armani datant de 2008, qui avait vu la chanteuse islandaise universellement acclamée par les critiques. Il introduit, un nouvel élément à sa palette, un territoire musical qui la voit explorer des territoires jonchés d’électronique assez inédits pour elle. C’est peut-être d’ailleurs cette approche encore vierge pour elle qui va résulter en un album confus et irrégulier.

Il y a des titres qui emportent le morceau si on peut dire : « Autumn Song » est une bien jolie composition sur une personne entrant dans la vie de son époux et le séduisant. On y décèle cette mélancolie à la Nick Drake avec, parsemées ici et là, quelques inflexions rappelant Joni Mitchell. La douleur de cette infidélité est accentuée par les arrangements, les vocaux au phrasé innocent de Torrini et cette phrase terrible : « Il rit du rire qui m’avait permis de garder ma raison. »

« Blood Red » est également une composition impressionnante, sur un registre encore plus sombre. La partie de piano est splendide et elle s’agglomère à la voix de la chanteuse en l’enveloppant de profondes tonalités soniques qui en font une expérience d’écoute saisissante. Le langage métaphorique qui s’y coule avec aisance apporte en outre cette dimension qui a rendu Torrini si populaire.

Ceci dit, le problème avec ce disque est qu’il ne pousse que partiellement la vocaliste sur un mode créatif. Il est évident que le travail a été long et cela donne une sensation de stagnation à Tookah, un peu comme si l’ouvrage avait été trop tissé. Aucune des compositions n’est véritablement à éviter mais il leur manque cet esprit d’élévation qui les conduirait vers un niveau plus haut. Tookah est un disque frustrant car il est signe d’un potentiel encore en germe et qui, paradoxalement étant donné le soin porté à sa conception, dégage une impression d’inachevé.

★★½☆☆

9 janvier 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire