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Rapid Talk: Interview de Los Campesinos!

Les Gallois de Los Campesinos  ! semblent infatigables avec cinq albums dans lesquels ils sonnent toujours aussi frais. No Blues (https://rock-decibels.org/2013/11/22/los-campesinos-no-blues/) ne dément pas cette perfection de «  guitar pop  » avec ses riffs délicieux et cinglants et ses climats cul par dessus tête. Leur leader Gareth ,(Campesinos! bien sûr) se prête aisément au jeu des questions réponses.

Quand vous vous mettez à écrire, prenez-vous en compte ce que vous avez accompli avant  et un besoin quelconque d’évoluer?

Personnellement non. C’est, à mon sens, la pire chose pour un musicien. Il est vital de se détacher de tous ces soucis de type attente ou préconceptions et de recommencer à composer ce qui vous vient naturellement. Essayer de faire différent  ? Oui, mais il faut que ce soit une préoccupations artistique plutôt qu’une pression  .

Vos cinq albums n’ont pas mis un terme à votre énergie  : cette expérience que vous avez accumulez est-elle une aide ou un obstacle?

Je dirais plutôt une aide. Nous avons appris de chaque album que nous avons fait et nous smes amélirés en tant que musiciens et compositeurs à chaque étape de ce processus. Le temps que vous vous octroyez entre chaque disque est vital également car ça nous permet d’emmagasiner ce que nous avons réalisé avant. En fait, nous somems assez fier du catalogue que nous avons ainsi amassé et ça ne peut être que positif.

Qu’en est-il des thèmes de l’album  ? Regardez-vous en arrière et pensez aux changements par rapport à ce que vous écriviez auparavant, comme si c(était, par exemple, le carnet intime d’un teenager  ?

Ça peut être embarrassant par moments. Ce qui m’énerve dans mes anciennes compositions n’est pas tout ce qui était personnel mais plutôt quand j’essayais à tout prix de me monter malin et habile. J’ai appris à ne plus écrire ainsi, à être sincère envers moi-même. Il y a quelques titres du premier album qui tiennent encore la route et dont je suis fier néanmoins. Mes textes demeurent toujours centrés sur ce qui m’obsèdent aussi peu de choses ont évolué.

À propos du contenu, «  Glue Man  » est un des morceaux les plus touchants  : comment de tels titres vous viennent-Ils

J’apprécie que les gens aient leurs propres inférences de mes compositions. Bien sûr, je sais de quoi traite tel ou tel morceau et, ici, je souhaitais écrire quelque chose dans lequel le décorum ait une grande place et se mêle à une musique pour former une atmosphère massive. C’est, essentiellement, une chanson d’amour apocalyptique véhiculant le sentiment d’être un autre, totalement étranger au monde qui s’écroule autour de vous.

Quid du titre de l’album  : avez-vous besoin du blues pour faire de la bonne pop music  ?

J’en suis persuadé. Tous les grands morceaux de pop traitent de sexe et de mort, et la simplement bonne pop parle du fait d’être heureux. Peu de titres de qualité sont entre les deux. Je crois que la clef pour des bons textes et d’écrire à propos de choses auxquelles les gens vont s’identifier, éprouver de l’empathie. C’est beaucoup plus facile de faire ça sur une chanson triste car les éléments qui génèrent la tristesse sont constants alors que la façon d’exprimer le bonheur est plus variée.

L’album a été très bien reçu par les critiques professionnels. Aujourd’hui, pourtant, n’importe qui peut écrire sur n’importeq uoi sans être qualifié pour autant grâce à l’Internet. Comment vivez-vous cela  ?

Il n’y a pas beaucoup de chroniqueurs qui sont «  importants  » et qui peuvent avoir une influence sur le public. Aussi c’est assez gratifiant d’avoir de bonnes critiques de la part des gens qui comptent pour nous. Mais si d’autres prennent la peine d’écrire quelques centaines de mots pour expliquer en quoi ils aiment le disque c’est encourageant aussi. On a appris à prendre les chroniques avec des pincettes, qu’elles soient positives ou négatives car souvent celles qui sont hyperboliques en deviennent ridicules.

Quand vous considérez la scène musicale aujourd’hui avec le téléchargement et tout ce qui s’en suit, regrettez-vous d’avoir choisi ce chemin ?

Pas évident pour moi de voir ce que la vie m’aurait réservé sans Los Campesinos ! J’aurais sans doute été plus attentif à la fac, eu de meilleurs diplômes mais je ne le regrette pas vraiment. C’est une situation assez bizarre quand le groupe n’est pas votre seul job, ça veut dire que vous ne considérez pas ce que vous faîtes à côté comme votre véritable travail. Mais c’est si fun d’être dans le groupe que ça ne me pèse pas.

Comment considérez-vous No Blues par rapport à vos précédents albums ?

J’en suis toujours très heureux. Je pense que c’est le disque de pop nuancée auquel nous souhaitions aboutir, musicalement et lyriquement ; le plus accompli même. Je sais que, quand je recommencerai à écrire, mon opinion changera mais pour l’instant je le savoure encore…

25 décembre 2013 - Posted by | Chroniques du Coeur, Rapid Talk

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