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Rapid Talk: Interview de Glasser

Sur son second album, Interiors ( https://rock-decibels.org/2013/11/06/glasser-interiors/), Cameron Mesirow a tenter de diriger la pop atypique de Glasser vers une autre dimension, entre l’expérimental et le plus direct. On peut trouver cette démarche un peu trop glacée, Mesirow explique pourquoi elle lui semblait nécessaire.

Il semblerait que votre approche sur ce disque ai été totalement différente de celle sur Ring.

Absolument. J’ai écrit Interiors après avoir tourné deux ans et avoir quitté Los Angles pour m’installer à New York. Quand je suis entrée en studio, je n’avais que des esquisses de ce qui allait donner naissance à l’album. Il n’y avait pas tous ces fichiers bien produits et exécutés sur Garageband comme sur Ring mais, avec moins de morceaux, j’avais les idées plus claires.

Vous avez mentionné que vous exploriez les thèmes de l’espace extérieur et intérieur et de leurs limites mentales  : comment avez-vous procédé pour mettre ces idées sous forme de «  lyrics  »  ?

J’étais intéressée par cette notion, pas simplement l’idée d’espace mais ce que, en tant qu’être assujetti à des émotions, je pouvais en percevoir. C  était assez simple d’écrire car je partais de mon expérience personnelle et que j’y trouvais la poésie nécessaire.

Est-ce que Interiors est cathartique dans la mesure où ce serait un moyen de répondre à ou de poser ces questions qui vous interpellent ?

C’’est, en effet, la chose la plus cathartique que j’ai jamais faite ! Quand je regarde en arrière je vois tout ce processus d’écriture comme une thérapie. Poser des questions et y répondre au travers de la musique est ce qui m’a construit.

Un morceau comme « Landscape »semble avoir été écrit à propos de quelqu’un. En même temps il mélange ces idées d’une connexion humaine avec des objets extérieurs comme « une falaise sur mon coeur » et une « quiétude qui se catapulte sur moi ». Pouvez-vous élaborer ?

Je crois que le sentiment principal derrière cette chanson est celui de savoir ou de se connecter avec un autre. C’est quelque chose que bien des personnes partagent et, même si elles ont l’impression d’être ensemble, ces expériences sont vécues différemment par chacun. En ce qui me concerne, je peux ressentir un amour démesuré pour quelqu ‘un au point de vouloir devenir, symboliquement, comme lui. C’est quelque chose d’effrayant et « Landscape » est sans doute la narration de cet état.

La production et les arrangements sont assez grandioses : comment avez-vous rencontré Van Rivers et vous êtes-vous mis d’accord avant de commencer à enregistrer ?

C’était le choix idéal. Je dis ça parce que j’ai toujours été admirative de sa manière d’utiliser le son. Nous avons beaucoup discuté, argumenté et cela m’a permis d’approfondir ma vision de Glasser. Ce qu’il a fait avec Fever Ray est très présent et, comme nous venons de milieux musicaux différents, la combinaison de nos esthétiques respectives est très prégnante dans ce disque.

Certains disques vous ont-ils aidée à peaufiner vos idées avec Van Rivers quant au son que vous souhaitiez obtenir ?

Ma référence principale a été Slave To The Rhythm de Grace Jones. C’est un de mes disques favoris en termes de production grâce à Trevor Horn. Van Rivers a été plus que compréhensif par rapport au fait que j’adorais Grace Jones.

L’enregistrement a duré combien de temps ? Et que vous a-y-il appris à propos de vous-même ?

Ça a duré près d’un an et demi. Je détestais l‘idée de faire quelque choser qui ne m’emmenait pas vers une nouvelle direction. J’en avais assez de Ring et je voulais clairement m’en libérer. Et puis j’ai appris quelque chose grâce à cet enregistrement, c’est que j’ai, en moi, un feu inextinguible quand il s’agit de créer.

Quand vous enregistrez, pensez-vous aux émotions que cela peut susciter pour une audience ?

J’adore me promener avec un casque et je pense toujours, en ces moments, à mon existence, aux gens, aux choses que j’aime et celles dont j’ai peur. J’imagine que celui qui écoutera ma musique en fera autant, mais j’espère aussi qu’il y trouvera un certain réconfort, identique à celui que la musique m’a toujours procuré tout au long de ma vie.

Et quelles sont vos attentes maintenant que Interiors est sorti ?

Je recommence les spectacles avec plus de visuels ! C’est une chose que j’ai toujours voulu faire et, hormis cela, continuer à être une artiste !

25 décembre 2013 - Posted by | Rapid Talk

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