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Rapid Talk: Interview de Califone

Il a fallu cing ans pour que Tim Rutili, le leader de Califone, revienne avec un nouvel album, Stitches. Le cadre en est panoramique et explore de nouveaux chemins : moyens d’enregistrer et itinéraire personnel. Ruteli se montera assez loquace pour en parler.

Est-ce que quelque chose a été le catalyseur dans l’écriture et l’enregistrement de Sticthes et diriez-vous qu’il est parcouru par un thème ?

Ça n’a pas été un événement mais toute une série d’idées et de scories émotionnelles qu’il me fallait nettoyer. Retourner à la composition, les mettre en ordre et leur donner une structure était nécessaire pour moi. J’avais besoin de faire cet album, de bien m’en pénétrer pour parvenir à récupérer mon équilibre mental.

C’est votre premier disque enregistré loin de Chicago : en quoi ces nouveaux horizons (l’Arizona, le Texas, la Californie du Sud) vous ont-ils influencés ?

L’amplitude de ces espaces a indéniablement filtré dans la musique. Il y a moins de rouille et de vent et plus de sable et d’océan. Je fais un clin d’oeil plus prononcé vers le soleil dirais-je.

« Stitches » assez impressionnant : s’agit-il d’une chanson d’amour ? Et pourquoi est-ce devenu le titre de l’album ?

C’est le dernier morceau que nous avons enregistré. Il sert de fondement au disque. Je suppose que c’est effectivement une chanson d’amour. La majeure partie a été enregistrée et je l’ai amenée chez Griffin de manière à ce qu’il puisse faire des « overdubs » sur sa basse incurvée. Pendant ce temps, je suis monté sur un toit, y ai relu mes nsotes et les ai assemblées pour écrire le texte. On a utilisé la première prise et, le lendemain, tout était fini. C’est un titre qui, à chaque écoute ou quand je l’interprète sur scène, me secoue. Je suppose que j’en suis encore à la phase de digestion et qu’il est difficile d’articuler la raison de cet émoi. Avec un peu d’espoir, les gens parviendront à s’y identifier sans que j’aie besoin d’expliquer ce qu’il représente pour moi.

La plupart du temps, les compositions sont faites à partir de choses que je ne comprends pas totalement. C’est pour cela que j’en fais des chansons. Ce disque traite de la façon dont je recouds ensemble (to stitch) ces émotions et ces images qui me touchent profondément mais pour lesquelles je n’ai aucune explication. Ce sontcles décalages entre le cœur et le cerveau, ces frictions, ces éléments antagpnistes et, finalement, le collage qui en résulte.

« Moonbath .Brainsalt. A Holy. Fool » est un titre assez cryptique.

Je n’arrivais pas à le nommer aussi je les ai tous utilisés. « Moonbath » et « Brainsalt » faisaient trop hippies et « A Holy fool » trop passionné de tarot.

Cela fait pas mal de temps que vous êtes dans la musique : ressentez-vous toujours autant d’adrénaline quand vous écrivez et dans quelle mesure votre expérience joue un rôle ?

J’ai, plus que jamais, la sensation que j’apprends et que je m’améliore. Je me dis que si j’avais l’impression d’avoir trouvé le véritable équilibre, je n’écrirais plus. Le processus estpour moi de ne pas savoir comment articuler les expériences, les rêves, les sentiments , la découverte de soi et la prise de décision intuitive. C’est très réjouissant d’avoir un gros catalogue quand il s’agit de faire des concerts et de trouver de vieilles compositions qui sonnent encore vraies à mes oreilles.

Quand écoutez-vous cet ancien matériel ?

Seulement quand je dois ré-apprendre un morceau pour une tournée. Tous mes disques sont liées à une période de ma vie et c’est ainsi que je les vois et me les remémore. Bunny Gets Paid, Roomsound etStitches sont les albums qui sortent du lot en raison des énormes changements pendant l’écriture et l’enregistrement. Presque tout dans ce processus a été synonyme de révélation et de découverte. Je suis plus qu’heureux que cela soit encore le cas.

Selon vous, un musicien doit-il sacrifier sa normalité pour réussir ; tourner continuellement, avoir des horaires alambiqués, un futur incertain ? Pensez-vous parfois que vous auriez pu suivre un autre chemin que cette sorte de pari ?

Je crois que je fais des choses qui, en grande majorité, me plaisent. Je me sens artiste plutôt que musicien, je crée. Quand j’étais à l’école, je voulais fêtre monteur de cinéma. Un jour ce sera peut-être le cas . Je suis privilégié de ne pas bosser dans un bar ou un restaurant. J’ai une vie plutôt agréable…

(Chronique de l’album : https://rock-decibels.org/2013/10/30/califone-stitches/ )

24 décembre 2013 - Posted by | Rapid Talk

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