No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Throwing Muses: « Purgatory/Paradise »

Ce serait un euphémisme de considérer l’activité des Throwing Muses depuis 10 ans comme sporadique. Mais si le groupe n’a pas été prolifique, Purgatory/Paradise, indique que le combo a été passablement occupé et qu’ils ne sont pas à cours de nouvelles idées.

Les réunions sont souvent ternies par des redites de vieilles formules marquées par le manque d’entrain mais la chanteuse guitariste Kristin Hersh, David Narcizo à la batterie et le bassiste Bernard George font montre encore d’une volonté à aller plus loin qu’il ne l’ont jamais fait.

Cette évolution ne se fait pas tant sur le flanc musical dans la mesure où ce nouveau disque ne se défait pas de son « mix » habituel de textes tendus et littéraires et d’un « guitar rock » au registre affaibli. Le groupe a choisi plutôt de s’élargir conceptuellement, agrémentant les 32 titres quelque peu encombrants de Purgatory/Paradise d’un livret contenant photos et écrits.

Du point de vue de l’ambition, le succès est acquis ; il ne s’agit aucunement d’une réunion dont l’origine est de capitaliser sur une carrière longue comme a pu l’être celle des Muses.

Par contre, l’interprétation n’est pas véritablement à la hauteur. Il y a quelques titres qui valent le détour ; « Freesia » par exemple montre à quel point Juliana Hatfield et Tracy Bonham sont redevables de Kristin Hersh en tant qu’esprit alternatif capable d’agitation et « Opiates » avance avec une morosité frappante pendant que la vocaliste évoque l’horreur de la drogue. Ces plages, ainsi que d’autres comme « Sunray Venus », témoigne d’un groupe niché confortablement dans leur période de gloire de la fin des 80’s et du débuts des 90’s mais, au milieu de celles-ci, beaucoup d’autres sonnent comme un poids mort. Chaque morceau de 2 ou 3 minutes est lesté de longs ponts, souvent déconstruits en deux parties, et ils n’ajoutent rien à la progression de l’album.

Quelques morceaux plus ramassés apportent plus grand faste, l’instrumental pastoral « Folding Fire 2 » par exemple alors que d’autres (« Triangle Quantico » pu « Dripping Trees ») mériteraient un plus long traitement.

Au bout du compte, le contenu, trop copieux, de l’ensemble occulte les meilleurs moments de l’album ; un disque qui est trop souvent proche du Purgatoire que du Paradis.

***

2 décembre 2013 - Posted by | Quickies |

Un commentaire »

  1. Brilliant insights into a poet’s work!

    Commentaire par Paula | 6 juin 2014 | Réponse


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :